CNT

Il s'agit des sénateurs PDCI, Séri Bi Guessan, Bassy Koffi Bernard et Valérie Yapo, qui ont été libérés, de la MACA, dans la nuit du 25 au 26 novembre. Il faut rappeler que ces sénateurs étaient enfermés dans la prison d'Abidjan, depuis le 3 novembre, sans levée préalable de leur immunité parlementaire. Ce qui montre que la Côte d'Ivoire du « menteur d'Abidjan » est tout sauf un état de droit. Tout se fait à la tête du client. Pendant ce temps, les députés de l'opposition arrêtés au même moment, croupissent, toujours, en prison, avec une autre quinzaine de responsables de l'opposition et de la société civile. Qui a dit que "le menteur suprême" voulait la paix ?

 

C'est vendredi, 20 novembre, que les Ivoiriens (mais aussi les amis de la Côte d'Ivoire) se donnent rendez-vous, à Abidjan, pour MARCHER sur le palais présidentiel où continue de se réfugier l'ancien président Ouattara alors qu'il n'a plus le droit d'y être depuis le 31 octobre. Après avoir effectué ses deux mandats de 5 ans, la constitution lui impose de passer la main. L'opposition unie et l'armée que le peuple ivoirien a appelées pour le faire partir, n'ayant pas été à la hauteur, le peuple entend se charger lui-même de cette question.

 

 

La désobéissance civile de ce lundi, 16 novembre, a connu un grand succès sur l'ensemble du territoire où beaucoup d'activités étaient paralysées. Plus la peine de vous conter les voitures brûlées, les routes barrées par des arbres coupés et l'incendie de certains édifices publics. En effet, ceci fait partie du lot quotidien de la désobéissance civile. Ce qui est, par contre, nouveau alors que le bras de fer durcit entre l'ancien président Ouattara et le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, c'est la fermeté de ce dernier conformément aux vœux des militants de l'opposition qui ont juré d'en découdre avec « le menteur d'Abidjan » dont ils ont marre. Voilà pourquoi le président du CNT et du PDCI a cru bon réunir, en sa résidence, cet après-midi, l'opposition unie pour la remobiliser et lui donner de nouvelles consignes. Pour le président du CNT et du PDCI, la désobéissance civile (en marche) effraie le pouvoir, et le fera s'asseoir à la table de négociations sous l'égide de facilitateurs neutres et crédibles.

 

L'opposition unie a prescrit la poursuite de la désobéissance civile, après la rencontre du président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, avec l'ancien président Ouattara, au Golf Hôtel. Elle est même allée jusqu'à solliciter la « montée en puissance » de cette mobilisation en toute responsabilité des militants de l'opposition, « dans la paix » et avec « détermination ». Comme lundi, 9 novembre, où la Côte d'Ivoire fut paralysée dans tous ses compartiments, la manifestation de ce lundi, 16 novembre, entend récidiver et figer l'ensemble du pays avec zéro activité. Pour cela, l'opposition unie fait circuler le mode d'emploi ou des recommandations utiles, à travers les réseaux sociaux et les organes d'information indépendants.

 

L'ancien président Ouattara suit son plan arrêté de longue date, à savoir, forcer la tenue de l'élection présidentielle par tous les moyens et la gagner, ensuite, faire un semblant de dialogue national, enfin, former un gouvernement d'union. C'est ce qu'il essaie de faire actuellement. Sauf qu'il n'est plus reconnu comme étant le président de la République de Côte d'Ivoire. L'opposition unie (à commencer par le président du Conseil national de transition, Henri Konan Bédié, l'appelle « Monsieur Alassane Ouattara » et non le président Alassane Ouattara). « Le menteur d'Abidjan » cherche, par conséquent, à diviser l'opposition en lançant des cacahuètes par terre à tel leader de l'opposition, quelques miettes de thon à tel autre, des grains de maïs à tel autre encore. Bref, tout est fait selon ses humeurs. Ouattara doit, une fois pour toutes, savoir qu'il n'arrivera pas, cette fois, à diviser l'opposition unie. Il va quitter le pouvoir parce qu'il n'a pas droit à un 3e mandat. Toute l'opposition, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo en tête, oeuvrent pour l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle inclusive.

Essayant de gagner du temps pour affaiblir l'opposition, ayant corrompu les généraux et les colonels de l'armée qui viennent de percevoir, avant le 31 octobre, la bagatelle de 18 milliards de F CFA pour le soutenir dans sa volonté de se cramponner au pouvoir, le peuple, lui, dit Non à un 3e mandat. Et s'organise pour le déloger du palais présidentiel le 20 novembre prochain.

Le mot d'ordre est clair : qu'ils soient du Nord, du Centre, de l'Est, du Sud, de l'Ouest ou de la ville d'Abidjan, tous les Ivoiriens sont invités à MARCHER sur le Palais présidentiel le 20 novembre 2020. Objectif : déloger Ouattara s'il n'aura pas encore fui le pays.

Cette démarche suprêmement citoyenne n'empêche pas l'opposition unie de dérouler son propre plan de dialogue avec le satrape. Voici la déclaration conjointe du PDCI et du FPI relative au dialogue politique, qui nécessite la nomination d'un FACILITATEUR accepté par l'opposition.

 

« A sa demande, j'ai accepté ce mercredi, 11 novembre 2020, de rencontrer Alassane Ouattara au nom de toutes les plateformes politiques de l'opposition. J'étais, pour cette occasion, accompagné du vice-président du PDCI-RDA, le général, Gaston Ouassenan Koné. Lors de cet entretien, il a principalement été question de la préservation de la paix en Côte d'Ivoire. Nous avons convenu de nous revoir prochainement.

Avant cette nouvelle rencontre, il semble indispensable, pour les plateformes politiques de l'opposition, de faire le point sur leurs attentes et leur vision de l'avenir. Je les invite à cet effet à une rencontre, le vendredi, 13 novembre 2020, à 12 h » (fin du court message publié par le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, quelque temps après sa rencontre-surprise avec l'ancien président Ouattara, au Golf Hôtel).

 

 

« Le menteur d'Abidjan » sait tellement mentir qu'à l'écouter, on pourrait penser, réellement, qu'il appelle, de tout cœur, son « aîné », Henri Konan Bédié, à un dialogue « franc » et c'est ce dernier qui refuse. Que nenni ! « Le menteur suprême » ment tellement qu'il oublie que la Côte d'Ivoire a toujours observé ses faits et gestes. Dans le communiqué ci-dessous signé du professeur, Niamkey Koffi, secrétaire exécutif par intérim du PDCI (le titulaire de la fonction le professeur Maurice Kakou Guikahué ayant été mis en prison par Ouattara), le lecteur peut, aisément, se faire sa propre religion sur la personne du « menteur permanent » et sa façon de concevoir des relations.

 

D’abord, sa candidature était anticonstitutionnelle ; ensuite, 8% fut le taux de participation à cette fausse élection au cours de laquelle il ne se priva même pas de tricher et de bourrer les urnes. Quelques jours plus tard, comme s’il fallait afficher plus de cruauté et d’arbitraire, il fit encercler les domiciles de certains opposants, fit enlever d’autres pour les faire torturer dans des lieux secrets avant de se faire proclamer vainqueur par un Conseil constitutionnel godillot. Et c’est cet homme allergique au respect de la loi qui ose appeler au dialogue ! Et c’est avec ce sosie d’Arnaud du Tilh qui fit croire pendant 8 ans qu’il était Martin Guerre tenu pour mort (cf. Pierre Lunel, ‘Les plus grands escrocs de l’Histoire’, Editions First, 2015) que les adeptes d’un certain ordre constitutionnel voudraient que nous discutions ! Mais ces derniers, où étaient-ils quand Ouattara violait la Constitution ivoirienne et reniait sa promesse de ne pas briguer un troisième mandat ? Que lui dirent-ils à ce moment-là ?

 

« Je voudrais rappeler que la Côte d’Ivoire revient de loin, après la crise post-électorale de 2010 - 2011, et nous ne pouvons accepter de la voir reculer. C’est pourquoi, je demande à la plateforme politique qui a choisi d’agir en dehors de l’ordre constitutionnel de mettre un terme définitif à ses initiatives ». Voilà la substance du message lu hier, lundi, 9 novembre, au journal de 20 h GMT de la télévision ivoirienne par le « menteur permanent », quelques heures après la validation de sa fraude électorale par le Conseil constitutionnel (à ses ordres).

 

C'est la première fois, depuis plusieurs années, qu'on voit la Côte d'Ivoire dans cet état. Où rien ne fonctionne car pays bloqué. Pour répondre à l'arrestation des leaders de l'opposition unie et au placement en résidence surveillée du président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, et d'autres responsables de l'opposition, à force d'être moquée dans les réseaux sociaux par les jeunes burkinabé qui affirment que le supplice que l'ancien président Ouattara fait endurer au peuple de Côte d'Ivoire, est, tout simplement, impossible et inimaginable dans leur pays, la jeunesse ivoirienne a décidé de prendre son destin en main, en paralysant purement et simplement, l'ensemble de la Côte d'Ivoire, depuis ce lundi, 9 novembre et ce, jusqu'au départ du « menteur permanent », jure-t-elle. La première journée de blocus connaît un succès total. Il n'y a rien à redire. Même la proclamation de la victoire du « menteur » par le Conseil constitutionnel, ce jour, s'est déroulée dans une indifférence totale, dans une salle quasi-vide (puisque les manifestants avaient menacé d'incendier les voitures de ceux qui s'aventureraient dehors).

Quand il a signé le communiqué du président du CNT (Conseil national de transition) en tant que porte-parole par intérim, Dr Albert Mabri Toikeusse était, toujours, en Côte d'Ivoire. Il n'y est plus depuis deux jours.

 

Après avoir enfermé le secrétaire exécutif du PDCI, le professeur, Maurice Kakou Guikahué, à la MACA (Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan), ainsi qu'une dizaine de membres du Cabinet du président, Henri Konan Bédié, et du secrétariat général du parti, et mis en résidence surveillée, les anciens ministres, le docteur, Assoa Adou et le professeur, Hubert Oulaye, tous deux du FPI, le porte-parole de l'opposition, Pascal Affi N'Guessan a été arrêté à la frontière du Ghana qu'il cherchait à traverser vendredi, 6 novembre, soir. « Le menteur d'Abidjan » croit ainsi décapiter le mouvement. S'il le pense vraiment, alors, alors, il a tort sur toute la ligne. Car qu'il le veuille ou non, le ver est, déjà, dans le fruit, et en profondeur du fruit.

 

Réunis ce 2 novembre, les partis et groupements politiques de l'opposition unie, annoncent la création du Conseil national de transition (CNT). Présidé par Henri Konan Bédié, président du PDCI et de la plateforme CDRP, le CNT va engager, véritablement, l'opposition dans l'après-Ouattara.

 

BURKINA FASO : Le président du CNT se déclare à son tour président du Burkina Faso
La situation paraît confuse, ce soir, à Ouagadougou, où il y a deux présidents : Gilbert Diendéré, président désigné par le CND et Chériff Sy, président du Conseil national de transition (CNT) qui affirme assurer la vacance du pouvoir en attendant le retour du président de transition légitime, Michel Kafando. Voici son adresse à la nation :
BURKINA FASO : Accélération de l'Opération Mains Propres
La Commission d'enquête parlementaire sur la fraude fiscale et l'impunité fiscale, a convoqué des anciens dignitaires et proches de l'ex-régime afin de rembourser les prêts qu'ils ont bénéficiés du Trésor public. Il y a des pleurs et des grincements de dents dans Ouagadougou.
Il ne fait pas bon d'être journaliste au Burkina Faso, le pays dit des hommes intègres. On se croirait, encore, à l'ère de l'ancien parti au pouvoir. La transition ne brille pas par sa clairvoyance.