Colombie

Lors d'une audience tenue à huis clos, mardi, 4 août, la Cour suprême a décrété l'arrestation et l'assignation à résidence du sénateur et ancien président de la République, Alvaro Uribe, jugé pour avoir tenté de soudoyer des témoins contre un rival politique. Le président, Ivan Duque, son successeur, a défendu "l'innocence" de son mentor. Cette affaire est un enseignement pour les présidents africains. En effet, ce qui arrive en Amérique latine n'est pas quelque chose qui n'arrive qu'aux autres. Les présidents africains, en poste, ne doivent pas s'estimer intouchables. Ce serait une grave erreur. Ils doivent, au contraire, travailler, véritablement, dans le seul intérêt supérieur de leur pays, sachant que même après avoir quitté le pouvoir, ils resteraient à la disposition de la justice bien que bardés de toutes sortes d'immunités comme en bénéficiait le sénateur et ancien président Alvaro Uribe.

« La paix c'est préférer les bulletins de vote aux balles, les arguments aux armes, la démocratie à la violence », a déclaré, vendredi, 23 juin, le président colombien, Juan Manuel Santos, dans un discours de grande portée, prononcé devant les ambassadeurs des Etats membres auprès de l'Unesco, et de nombreuses autres personnalités. Des vérités qui ont dû déranger.

Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne (47, rue des écoles à Paris 5e), on parlait autant l'espagnol que le français, cet après-midi du 23 juin. Et pour cause, le président colombien, Juan Manuel Santos, recevait des mains du professeur, Georges Haddad, président de l'Université de Paris-1 (Panthéon-Sorbonne), la distinction de docteur honoris causa, en présence du nouveau ministre (français) de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le président colombien est, également, le Prix Nobel de la Paix 2016.