Commission électorale gambienne.

Le secrétaire général des Nations-Unies, jusqu'au 2 janvier prochain, le Sud-Coréen, Ban Ki-moon, se réveille, enfin, de son sommeil profond, pour s'indigner du comportement du président sortant gambien, Yahya Jammeh. Ban Ki-moon est fidèle à lui-même : sur le dossier gambien, il a affiché la même indifférence, la même incompétence, le même désintérêt dont il a fait preuve, pendant ses deux mandats, sur les questions africaines. Après l'indignation de toute la terre, il se lève, tardivement, à son tour, pour condamner « l'acte scandaleux » de la prise de contrôle des locaux de la Commission électorale indépendante par l'armée, alors qu'on voulait l'entendre quand Yahya Jammeh a menacé de ne plus reconnaître la victoire d'Adama Barrow.