Conditions pour un dialogue.

L'ancien président Ouattara suit son plan arrêté de longue date, à savoir, forcer la tenue de l'élection présidentielle par tous les moyens et la gagner, ensuite, faire un semblant de dialogue national, enfin, former un gouvernement d'union. C'est ce qu'il essaie de faire actuellement. Sauf qu'il n'est plus reconnu comme étant le président de la République de Côte d'Ivoire. L'opposition unie (à commencer par le président du Conseil national de transition, Henri Konan Bédié, l'appelle « Monsieur Alassane Ouattara » et non le président Alassane Ouattara). « Le menteur d'Abidjan » cherche, par conséquent, à diviser l'opposition en lançant des cacahuètes par terre à tel leader de l'opposition, quelques miettes de thon à tel autre, des grains de maïs à tel autre encore. Bref, tout est fait selon ses humeurs. Ouattara doit, une fois pour toutes, savoir qu'il n'arrivera pas, cette fois, à diviser l'opposition unie. Il va quitter le pouvoir parce qu'il n'a pas droit à un 3e mandat. Toute l'opposition, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo en tête, oeuvrent pour l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle inclusive.

Essayant de gagner du temps pour affaiblir l'opposition, ayant corrompu les généraux et les colonels de l'armée qui viennent de percevoir, avant le 31 octobre, la bagatelle de 18 milliards de F CFA pour le soutenir dans sa volonté de se cramponner au pouvoir, le peuple, lui, dit Non à un 3e mandat. Et s'organise pour le déloger du palais présidentiel le 20 novembre prochain.

Le mot d'ordre est clair : qu'ils soient du Nord, du Centre, de l'Est, du Sud, de l'Ouest ou de la ville d'Abidjan, tous les Ivoiriens sont invités à MARCHER sur le Palais présidentiel le 20 novembre 2020. Objectif : déloger Ouattara s'il n'aura pas encore fui le pays.

Cette démarche suprêmement citoyenne n'empêche pas l'opposition unie de dérouler son propre plan de dialogue avec le satrape. Voici la déclaration conjointe du PDCI et du FPI relative au dialogue politique, qui nécessite la nomination d'un FACILITATEUR accepté par l'opposition.