Congo-Brazzaville

L'arrimage du Congo à la démocratie tant recherchée pendant la Conférence nationale souveraine qui s'est tenue à Brazzaville du 10 février au 25 juin 1991, a laissé auprès de chacun des Congolais, une impression de travail inachevé ou d'objectifs définis non atteints. La démocratie jugée comme seul moyen permettant de voir le soleil se lever au Congo afin de montrer le chemin du développement socio-économique et politique, tarde à s'enraciner car les travers du passé caractérisé par le tribalisme, l’impunité, le régionalisme, l'incompétence et la gabegie, assombrissent l'horizon radieux que le Congo voudrait atteindre.

Le Mouvement pour agir en sigle le MPA, qui se présente comme un mégaphone rendant plus audible l'idéal politique du général du peuple, Jean-Marie Michel Mokoko, se définit comme élément et instrument catalyseur, qui favorisera l'instauration de la démocratie au Congo.

 

Le numéro double 492-493 de décembre 2020-janvier 2021 d'Afrique Education est disponible chez vos marchands de journaux. Depuis avril, le confinement nous freine, et beaucoup même, mais il ne nous empêche pas de mettre votre magazine à votre disposition. En temps et en heure. Malgré les difficultés, nous plions mais nous ne rompons pas. Inch'Allah nous sommes et serons sur le marché pour vous informer toute l'année 2021, comme il se doit, avec des analyses qui font parfois froid au dos et que vous ne trouvez nulle part ailleurs. Nous ne roulons pour personne, sinon, pour l'Afrique et les Africains.

 

Le dictateur 5 étoiles veut-il faire passer Nelson Apanga de vie à trépas qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Alors que le jeune étudiant, président du Mouvement des élèves et étudiants du Congo, avait fui son régime despotique pour aller se réfugier, fin 2018, au Cameroun, où il était en lieu sûr, les agents de la DGST congolaise lui ont tendu un piège chez une vendeuse de beignets au Cameroun, avant de lui mettre la main dessus. C'est ainsi qu'il s'est, à nouveau, retrouvé à Brazzaville, contre toute attente.

 

Le dictateur 5 étoiles, Denis Sassou-Nguesso, a une gouvernance alambiquée. Alors qu'il reçoit en grandes pompes, à Brazzaville, du 27 au 29 octobre, à l'occasion de la commémoration du 80e anniversaire du « Manifeste de Brazzaville », il laisse ses enfants mourir de faim au Maroc. Si on ne sait pas exactement ce qu'est le « Manifeste de Brazzaville », on imagine que cette rencontre coûtera beaucoup d'argent au trésor public, le dictateur ayant dépêché son lobbyiste préféré, Jean-Yves Ollivier, auprès de plusieurs de ses homologues.

Les biens mal acquis ont plusieurs visages, pas seulement, immobiliers. L'élection présidentielle arrive à grands pas en février 2021 au Congo-Brazzaville. Et Denis Sassou-Nguesso, le dictateur 5 étoiles, sera, une fois de plus, candidat à cette élection malgré le tollé que cela suscite au Congo et au sein de la diaspora congolaise en France. Pour contenir les contestataires et la mauvaise campagne de presse qui arrive, le dictateur se prépare comme il peut.

Le numéro 490 d'octobre d'Afrique Education a été livré à notre distributeur, les MLP (Messageries lyonnaises de presse), mercredi, 30 septembre. Notre direction des ventes qu'assure la société Pagure Presse a prévu une mise en vente chez les marchands de journaux en date du vendredi, 2 octobre. Mais, en France et ce depuis quelques années, l'éditeur propose, le distributeur dispose. Du coup, le numéro d'octobre 2020 d'Afrique Education est resté bloqué dans les entrepôts des MLP par une grève des travailleurs. Les négociations se sont engagées et samedi, 3 octobre, notre directeur des ventes, Eric Boscher, nous a transmis l'information distribution suivante : « Chers éditeurs, Nous sommes parvenus à un accord. Le mouvement social est terminé. Le travail reprend sur nos 3 sites d'exploitation cette nuit, et se poursuivra demain. Le retard à résorber étant conséquent, nous vous remercions néanmoins de maintenir le décalage de vos livraisons à mardi 6 octobre, à l'exception des hebdomadaires que nous pourrons réceptionner dès demain » (fin du courrier de la direction commerciale des MLP).
Au final, le numéro 490 d'octobre 2020 d'Afrique Education sera mis en vente mardi, 6 octobre.
La presse écrite en France connaît un véritable tremblement de terre. La presse panafricaine, quant à elle, vit un tsunami, qui a tué presque tous les titres qui existaient avant la survenue du coronavirus. Ne continuent de paraître que les magazines les plus résistants. A condition d'adopter une périodicité réaliste si on opte pour la version papier. Conséquence, même les hebdomadaires papier d'hier sont devenus des mensuels aujourd'hui.
Afrique Education, de son côté, avait anticipé la difficulté en abandonnant, opportunément, la périodicité bimensuelle en 2016 au profit de la périodicité mensuelle. Ce changement a été compensé par l'érection du site quotidien d'information www.afriqueeducation.com
Ces dispositions d'avant-garde ont (grâce à Dieu) permis à votre magazine préféré de survoler les difficultés provoquées par le coronavirus et d'être encore debout, prêt à affronter tête haute poitrine bombée l'année 2021, avec professionnalisme et responsabilité.
Nous vous invitons à savourer le contenu du numéro 490, surtout, les dossiers sur le Mali, le Congo-Brazzaville, et la Côte d'Ivoire, pays où l'élection va, par la force des choses, être reportée de plusieurs mois. Au moins.

Pauvre Ouattara « le menteur d'Abidjan » qui voit, désormais, le danger partout. Il soupçonne maintenant le dictateur 5 étoiles (Sassou-Nguesso) de financer son ennemi public et privé numéro 1 (Guillaume Soro), pour le chasser du pouvoir. Du coup, Sassou attendra longtemps le remboursement (qui ne viendra jamais) des 100 milliards de F CFA prêtés en octobre 2013 à la Côte d'Ivoire via Ouattara. Sassou n'aura plus rien. D'où l'analyse suivante sur la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire.

Comment la famille présidentielle congolaise a acheté un appartement Trump new-yorkais avec de l'argent entaché. La fille du dirigeant kleptocrate du Congo-Brazzaville a utilisé des millions de dollars provenant de fonds publics apparemment volés pour acheter un appartement de luxe dans le complexe résidentiel et hôtelier New Yorkais de Trump (Trump International Hotel and Tower), une nouvelle enquête menée par Global Witness dévoile. La Trump Organization a négocié l’achat de l’appartement et en a profité.

Aujourd'hui, si j'ai un petit conseil à donner à celles et ceux qui font des commentaires inappropriés sur le retour de Jean-Marie Michel Mokoko au Congo, c'est de leur demander d'arrêter de crier sur tous les toits que c'est UN RETOUR VOLONTAIRE OU LIBREMENT CONSENTI. Non seulement cela est totalement FAUX mais c'est surtout CONTREPRODUCTIF.

Jean-Marie Michel Mokoko est en route pour regagner son domicile à Brazzaville en homme libre ou au contraire pour regagner sa cellule à la Maison d'Arrêt ? Emmanuel Macron est quelqu'un d'intelligent, c'est incontestable. On ne devient pas Président de la France à moins de 40 ans par hasard.
 

Romain Bedel Soussa, comme beaucoup de Congolais, a été affecté par la mort du professeur des professeurs, Pascal Lissouba. Victime du coup d'état perpétré en octobre 1997 par celui que le président, Pascal Lissouba, qualifiait (à juste titre) de « général félon », c'est-à-dire, Denis Sassou Nguesso, il avait dit adieu à la politique en installant ses quartiers à Perpignan en France. Fidèle conseiller pendant tout son parcours présidentiel au point qu'il se voyait à son image (les deux hommes ont d'ailleurs des Antillaises comme épouses), Romain Bedel Soussa a, naturellement, suivi son mentor en exil. C'est donc un témoignage de cœur qu'il livre ce matin et qui est le reflet d'une sincérité qui n'avait jamais fait défaut au bien distingué professeur des professeurs.

Seul et unique chef d'Etat du Congo-Brazzaville moderne à avoir été, démocratiquement, élu en 1992, Pascal Lissouba a rendu l'âme, à Perpignan, dans le Sud-Ouest de la France, où il résidait depuis de très longues années, à l'abri de ses indignes héritiers, qui n'ont jamais su relever le défi que leur avaient lancé le général, Denis Sassou-Nguesso, et ses cobras.

Le professeur, Théophile Obenga, est un savant. Disciple de Cheikh Anta Diop, ses enseignements sont une mine d'or au point qu'on avait cherché à l'avoir comme chroniqueur à Afrique Education. Il reste une grande source de connaissances. Une véritable bibliothèque ambulante. Sur RFI, le 15 août 2020, à l'occasion du 60 ème anniversaire de l'indépendance du Congo, il a distillé quelques vérités utiles au réveil du grand peuple de ce pays.
P.T.

Tous les opposants ne sont pas timorés devant le dictateur 5 étoiles même s'il les met en prison au gré de ses humeurs et de sa stratégie de maintien au pouvoir. Le 20 juillet, Clément Mierassa, comme simple citoyen, a saisi la Cour constitutionnelle par une requête datée du 25 juin 2020, aux fins de recours en inconstitutionnalité de l'élection ayant reconduit lors du 5e Congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Denis Sassou-Nguesso, comme président du Comité central du PCT. En fait, Sassou est le vrai président dudit parti d'après les dispositions de l'article 37 des statuts de ce parti, ce qui est anticonstitutionnel.

Membre du Forum Gamboma Telema, je lis, avec intérêt, les échanges qui s'y déroulent, sans y prendre part. Pour des raisons personnelles. Toutefois, pour répondre à votre interpellation, je vous conseille la pondération et la mesure pour privilégier ce qui rassemble les fils et les filles des Terres de Gamboma, aux fins d'assurer à celles-ci un développement harmonieux.

La 17e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) du 30 juillet, présidée par le Gabonais, Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC, a consacré l’entrée en vigueur du Traité révisé de l’institution. Grâce au président gabonais et à son ancien dynamique ministre des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze, la CEEAC a réussi sa mutation interne. Il ne lui reste plus qu'à se mettre au travail en imitant la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) dont le rythme des réformes est tout à fait satisfaisant, notamment, celle qui engage l'organisation dans la mise en place de la monnaie ECO en lieu et place des monnaies existantes dont le F CFA. Les président et vice-présidente de la nouvelle Commission de la CEEAC s'appellent, l'Angolais, Gilberto Da Piedade Verissimo et l'Equato-Guinéenne, Francisca Tatchouop Belope. L'Angola et la Guinée équatoriale sont deux pays qui ne sont à proprement parler pas dans le giron d'influence de la France. Il leur appartiendra, donc, d'initier des études en vue de la mise en place d'une monnaie commune dans un environnement où l'économie de certains pays comme la RDCongo, le Burundi, est, réellement, abîmée et requiert beaucoup de sacrifices. Cela dit, on notera que la présidence en exercice de la CEEAC donne la primeur au président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso. On ne sait pas par quelle alchimie il a devancé Paul Biya du Cameroun qui était favorisé par l'ordre alphabétique. Cela dit, l'activisme de Sassou n'est pas neutre. On imagine qu'il utilisera la CEEAC à fond dans le cadre du contentieux électoral que son pays risquera de connaître à l'occasion de sa réélection (contestée) en mars 2021. D'ores et déjà, il préfère s'entourer d'un maximum de garanties et de canaux de protection à des fins personnelles. Les choses vues sous cet angle, Paul Biya ne pouvait qu'être très compréhensif pour laisser passer son tour. Aux Congolais d'être vigilants.

Voici la photo de famille des vainqueurs de la guerre meurtière de 1997 ayant coûté la vie à des milliers d'innocents Congolais. Ici, ils fêtent leur victoire autour de leur chef rebelle, Denis Sassou Nguesso, chez M. Tassoua, dit Général Giap. L'on peut reconnaître en costume beige (en haut à droite de la photo) et cravate bien attachée, le conseiller militaire de Sassou, le général Jean Marie Michel Mokoko, devenu quelques années après avoir réglé en famille certains de leurs contentieux de gestion du pouvoir, le Moïse et soi-disant libérateur du même peuple qu'ils ont gratuitement assassiné pour leur pouvoir.

Le général Mokoko a pendant son séjour pénitencier injustifié, pris en estime l’officier capitaine Koumou (surveillant général de la prison de Brazzaville), avec qui il avait l’habitude de faire du sport, afin de maintenir et préserver son moral et sa forme physique. Ce jeune officier a-t-il trahi la confiance et l’estime que J3M (Jean-Marie Michel Mokoko) lui portaient ? On pense que oui. En effet, il est absent ces derniers temps de la prison de Brazzaville. Il en a été exfiltré. Des observateurs impartiaux peuvent aller le vérifier sur place à la Maison d’arrêt.

Le 30 juin dernier, à 1h30 du matin, l'opposant congolais exilé (involontaire) en région parisienne, Bienvenu Mabilemono, nous a fait parvenir l'alerte suivante que nous publions, sur les opposants, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, actuellement, internés à la prison centrale de Brazzaville. Bienvenu est, généralement, (très) bien renseigné, bien qu'à Afrique Education, nous n'exploitions pas, toujours, les mines d'or informationnelles qu'il met à notre disposition. Son message, cela dit, nous interpella d'autant plus que le magazine, Afrique Education, connaît, parfaitement, André Okombi Salissa, et n'ignore pas le calvaire qui est le sien depuis que le dictateur (5 étoiles) a choisi de lui coller le motif de déstabilisation des institutions, afin de tenter de le disqualifier de l'élection présidentielle du premier trimestre 2021. Il faut rappeler que lors de la présidentielle de mars 2016, Denis Sassou-Nguesso, qui se présentait pour le compte du PCT (Parti congolais du travail) avait été, correctement, battu par Okombi et Mokoko, qui, malgré ses menaces, ne s'interdirent pas de le clamer haut et fort, attirant son grand courroux. C'est d'ailleurs pour leur interdire toute forme de contestation publique qu'il les mit, arbitrairement, en prison pour 20 ans. Et c'est parce qu'il ne dispose pas d'argument de poids pour les y maintenir, qu'il se sert, aujourd'hui, du coronavirus afin de les disqualifier à jamais de la compétition présidentielle, en leur ôtant, carrément, la vie. L'alerte envoyée par Bienvenu Mabilemono que nous reproduisons ci-dessous, a, donc, toute son importance.

Que Paul Marie Mpouele, président du Parti Les Républicains, qui nous a quittés, le 1er juillet 2020, à Brazzaville, repose en paix.