Congo-Brazzaville

Ancien ministre du professeur, Pascal Lissouba, actuellement, en exil, en France, depuis la chute du régime de ce dernier par un sanglant coup d'état militaire fomenté par le général-dictateur (5 étoiles), Denis Sassou-Nguesso, en octobre 1997, Joseph Ouabari Mariotti est et reste un citoyen congolais libre et indépendant. Dans tous les sens du terme. Cela veut dire que dans le cadre de ses activités politiques, il peut rencontrer qui il veut, quand et comment, y compris, le dictateur ou ses collaborateurs. Rien, absolument rien, ne le lui interdit. Il est donc normal qu'il s'élève contre la désinformation, voire, la diffamation dont il fait l'objet depuis quelque temps. Le ministre Joseph Ouabari Mariotti est un père de famille qui a le sens de la dignité et de l'honneur. Notions qui ne sont pas, toujours, des valeurs partagées, par tous, au Congo-Brazzaville. Dans le texte qui suit, il s'élève contre le traitement que certains Congolais de la diaspora lui réserve. Visiblement à tort.

Les restes d'Augustin Bizimana, considéré comme l'un des principaux commanditaires toujours en fuite du génocide au Rwanda en 1994, ont été identifiés dans un cimetière au Congo-Brazzaville, a annoncé, vendredi, 22 mai, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Si la mort de ce génocidaire remonte à il y a une vingtaine d'années, reste posée la responsabilité de Denis Sassou-Nguesso, qui était, déjà, en fonction, depuis octobre 1997, et qui maîtrisait les va et vient des réfugiés encombrants que son régime accueillait parfois à des fins de déstabilisation et de basses besognes.

Le dictateur (5 étoiles) joue les équilibristes. Quand il donne aux Arabes, il fait très attention pour en donner aussi aux Juifs. Objectif : ne pas faire de mécontents. Pour ceux qui se posent des questions, on leur explique : le Qatar, sans parler des autres pays du Golfe, investit dans le pétrole et le gaz chez le dictateur. Les Israéliens, eux, sont dans le système sécuritaire de ce dernier, mais aussi ailleurs...

Marc Mapingou Mitoumbi, pour ceux qui ne le connaissaient pas, était le fils du gaulliste et youliste, Basile Mapingou, lui-même, député de la première Assemblée nationale congolaise sous l’étiquette de l’UDDIA-RDA de l’abbé Fulbert Youlou. C’est en 1980 pendant la célébration du Centenaire de la ville de Brazzaville que Marc Mapingou et son frère aîné, Paul Alexandre Mapingou, prennent la place de leur papa, absent de Brazzaville, à la réception de Jacques Chirac, à l'époque, maire de Paris et président du RPR (Rassemblement pour la République), parti gaulliste. Le futur président français était invité au Congo Brazzaville à cette occasion.

Depuis l'alerte de la pandémie du coronavirus, c'est par dizaines de milliers que les prisonniers ont vu s'ouvrir les portes des maisons d'arrêt en Afrique et ailleurs dans le monde. En France, par exemple, pays-modèle du président congolais et de son gouvernement, près de 11.500 détenus ont, déjà, été libérés sur les 72.600 que comptent les établissements pénitentiaires. Partout, la peur de la propagation du COVID-19, en milieu carcéral, a fini par pousser les autorités à se résoudre à désencombrer les prisons. Sauf dans le Congo-Brazzaville de Sassou-Nguesso ?

Nous nous interrogeons. Au Congo Brazzaville, les mesures d'état d'urgence sanitaire et de confinement pour barrer la route à la pandémie du coronavirus sont entrées en vigueur, dans la nuit de mardi, 31 mars 2020. Mesures dont la durée est prorogée, au delà de 20 jours, au motif que ne se ralentit pas la progression du COVID-19.

Pour l'ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice de la République du Congo que je suis, j'estime que les établissements pénitentiaires du pays ont vieilli et sont insalubres.

Le lendemain de la demande du Saint-Père, dans son message Urbi et Orbi, de l'effacement de la dette des pays pauvres, le président français, Emmanuel Macron, est allé, lundi, 13 avril, dans la direction prônée par le pape François en demandant, aussi, l'annulation de la dette des pays africains. Le président français venait à la rescousse de son ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui clame, depuis plusieurs jours, la nécessité d'aider, massivement, les pays africains dont les économies, déjà, fragiles vont, sérieusement, être secouées par le coronavirus. Toutefois, beaucoup voient dans la déclaration de Macron la volonté déguisée de soutenir les dictateurs africains qu'il affectionne de manière générale. D'autre part, le président français fait, plutôt, un croc-en-jambe à la Chine dont il est jaloux de la position de choix acquise en Afrique : en effet, la Chine détient à elle toute seule 40% de l'endettement des pays africains. Quand Macron demande l'effacement de la dette publique, la Chine en souffrirait beaucoup plus que tous les autres pays. En outre, le jeune président français pense, secrètement, que la survenue du coronavirus va freiner la fougue des peuples africains qui pressent leurs dirigeants de quitter la zone franc au profit d'une monnaie authentiquement africaine. Il va sans dire que les opérations de réduction, voire, d'annulation de la dette que demande le jeune président, ne peuvent que retarder une telle échéance en Afrique de l'Ouest et du Centre. Cela donnera un peu de répit à Paris qui cherche toujours et encore comment faire échouer cette démarche des Africains. Pour l'opposant congolais, Bienvenu Mabilemono, l'initiative d'Emmanuel Macron n'est pas une bonne affaire pour les démocrates comme lui qui cherchent la chute du régime avant de retourner dans leur pays. Voici son texte.

Nguila Moungounga Nkombo n'était pas n'importe qui. Après la chute du régime du professeur, Pascal Lissouba, suite au coup d'état militaire de Denis Sassou-Nguesso en octobre 1997, plusieurs dignitaires de son pouvoir se retrouvèrent en exil dans plusieurs pays africains et européens. Nguila, lui, choisit le pays tombeur du pouvoir de son mentor, à savoir, la France de Jacques Chirac, pour y mener le combat. Preuve qu'il était un leader qui comptait dans la lutte en vue du retour du professeur des professeurs à Brazzaville, Michel Rocard m'avait parlé de lui, lors d'une rencontre à ses bureaux, dans le 7e arrondissement parisien, en 1998. Le patriarche Ondimba, en personne, s'était inquiété de son activisme débordant, lors d'une rencontre, avec lui, en 2001, au Palais du Bord de Mer de Libreville. Deux ans plus tôt, à Londres, au quartier des ambassadeurs où il résidait, le président déchu, Pascal Lissouba, que j'étais parti rencontrer, m'avait dirigé vers lui pour un certain nombre de dossiers dans le cadre de la lutte qui était menée. Car il faut le dire, le président, Pascal Lissouba, et les siens, n'étaient nullement résignés à rester en exil. Ils souhaitaient retourner récupérer leur pouvoir à Brazzaville, par tous les moyens. Autre preuve de son activisme : Nguila avait loué des bureaux dans le seizième arrondissement parisien où le tout Paris politique et diplomatique venait le rencontrer. C'est d'ailleurs pour cela que Michel Rocard le prenait au sérieux au point de me poser quelques questions à son sujet. Mais pour rester objectif, je dois ajouter que Nguila m'avait collé un procès pour avoir diffusé une information ayant trait à l'importation en France des fonds congolais détenus dans une banque suisse dont il détenait encore les codes en tant qu'ancien ministre des Finances. Malheureusement, sa plainte ne prospéra pas pour des raisons de procédure et, finalement, Nguila (à qui j'avais rendu visite dans ses bureaux bien avant sa plainte), me retourna la politesse, en venant nous voir à deux reprises à la rédaction à Montrouge (Sud de Paris). Jusqu'à son décès, on s'appelait au téléphone pour échanger des informations. C'est avec un très grand regret que j'avais appris son décès de suite d'une longue maladie. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai lu l'émouvant témoignage que son frère, camarade de parti (UPADS) et collègue du gouvernement, Joseph Ouabari Mariotti, a adressé à Afrique Education, pour une éventuelle publication. Afrique Education s'associe à l'ancien garde des Sceaux du Congo-Brazzaville pour s'incliner devant la mémoire de ce grand Africain qui est célébrée dans la tribune ci-dessous. Afrique Education s'associe, aussi, à l'appel de l'ancien ministre de la Justice, qui demande au président, Denis Sassou-Nguesso, au nom de la cohésion nationale qu'il a toujours souhaitée dans son pays, de décréter une amnistie politique afin que, lui, le ministre Joseph Ouabari Mariotti, et d'autres Congolais, désireux de rentrer au pays, puissent avoir cette possibilité sans être inquiétés.

Jean Paul Tédga
Docteur des Facultés françaises de droit et d'économie
Fondateur du Groupe Afrique Education

Le président de l'UPC (Unis pour le Congo), Paulin Makaya, alias « Monsieur Propre », a perdu sa mère de suite de maladie, mardi, 7 avril, dans la ville de Pointe-Noire. Décédée à l'âge de 75 ans, autrement dit, encore, relativement, jeune, Maman Cécile Bouanga était la conseillère N° 1 de Paulin Makaya, qui aspire à succéder au dictateur 5 étoiles, Denis Sassou-Nguesso.

Le général, Jacques Joachim Yhombi-Opango (JJYO), est décédé, lundi, 30 mars de suite de maladie à l'hôpital américain de Neuilly. L'ancien président congolais a été emporté par le coronavirus, à l'âge de 81 ans et donc va être incinéré ou enterré dans les 72 heures. Sa mort laisse des sentiments controversés au sein de la très politique diaspora congolaise de France. Voici, ci-dessous, ce qu'en pense, par exemple, Me Maurice Massengo Tiassé, un des grands témoins de l'histoire tumultueuse du Congo, qui venait de commettre un livre très bien documenté sur les assassinats dans son pays. Ce livre dont le dictateur 5 étoiles ne veut pas entendre parler s'intitule, « L'autopsie d'un Etat totalitaire : Ma part de vérité, Sassou-Nguesso, Accusé, Répondez ». Interdit (de lecture publique) au Congo-Brazzaville, ce livre ne circule que sous les gandouras et les kaba ngondos.

Denis Sassou N'Guesso, le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville, a annoncé, samedi, 28 mars, soir, à Brazzaville, dans un message radiotélévisé d'un peu plus de vingt minutes, une série de nouvelles mesures de lutte contre la pandémie du coronavirus. Il s'agit de mesures coercitives qui privent les populations de leur liberté. Mais, contrairement, à ses pratiques habituelles que dénonce, souvent, Afrique Education, il s'agit, ici, des mesures, qui sauvent. Celles-ci devraient, d'ailleurs, être copiées par d'autres chefs d'Etat africains car elles sont, exactement, ce qu'il faut faire pour enrayer la pandémie.

Pour Denis Christel Sassou-Nguesso, les ennuis commencent. Ses adversaires ne vont pas attendre que la justice française se détermine sur la légalité de la procédure qui a conduit à la saisie de ses trois biens immobiliers à Paris et à Neuilly-sur-Seine, d'une valeur de plus de 30 millions d'euros. Aujourd'hui, ils demandent ni plus ni moins, la levée de l'immunité parlementaire du député à Isidore Mvouba.

Denis Sassou-Nguesso de 2020 est-il encore le Denis Sassou-Nguesso de ces dernières années qui faisait la pluie et le beau temps au Congo-Brazzaville ? Désormais, c'est un président (affaibli par le FMI) qui doit composer avec beaucoup d'ennemis et adversaires politiques de toutes sortes. Ceux-ci se comptent dans son entourage immédiat, mais aussi, au sein du PCT, de l'administration et du gouvernement. Un véritable nid de crabes. A 76 ans, le chef de l'Etat congolais n'est plus (très) jeune. Rongé par les maladies des personnes de son âge (qu'on ne citera pas), il traîne, aussi, une bedaine qui transparaît dans ses costumes croisés.

Encore un livre à charge sur Sassou-Nguesso ! Avec une force tranquille, le docteur et révérend pasteur, Dominique Kounkou, avance de livres en livres, dans une marche tranquille de construction d’une œuvre monumentale qui le survivra. Il signe son vingtième ouvrage intitulé, « Congo le sang et l’or du génocide ». Il a bien su tromper ses ennemis car plusieurs de ses opposants ont cru que la flamme était éteinte après ce qu’il appelle « le bavardage petits politiques des Congolais » !  Or, sous le bavardage, le feu brûle encore et encore !

L'opposition congolaise se plaint, depuis plusieurs années, que les Nations-Unies préfèrent envoyer, comme leur représentant en Afrique centrale, des anciens ministres (au chômage) originaires de l'Afrique de l'Ouest assez perméables à la corruption. Des exemples ne manquent pas : l'ancien ministre sénégalais, Abdoulaye Bathily, était à l'oeuvre en Afrique centrale quand le président du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a modifié sa constitution, en octobre 2015, pour s'octroyer une présidence à vie, au lieu de prendre sa retraite politique. Sans qu'il ne tire la sonnette d'alarme, Abdoulaye Bathily est, fortement, accusé par l'opposition d'avoir facilité la démarche de Sassou et ignoré sa désapprobation. L'opposition congolaise avait, fortement, dénoncé cette attitude, ce qui a d'ailleurs fait monter la suspicion quand son mandat terminé, Abdoulaye Bathily a été remplacé par un autre ressortissant de l'Afrique de l'Ouest, à savoir, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Guinée, François Lonsény Fall. Inutile de dire que l'opposition congolaise qu'il rencontre dans le cadre du futur dialogue politique que compte organiser Denis Sassou-Nguesso, ne lui fait absolument pas confiance. Mais, comme s'il suivait un agenda caché, le représentant des Nations-Unies n'en a cure. A le voir fonctionner, c'est comme si l'opposition n'existait pas.

La cérémonie d'hommage à Jacques Chirac, décédé, le 26 septembre, aura lieu, lundi, 30 septembre, à Paris, suivie d'une inhumation, dans l'après-midi, en cercle privé restreint, au cimetière de Montparnasse. Si une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, a, d'ores et déjà, annoncé sa présence, côté Afrique, les présidents du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, grand « ami personnel » de l'illustre défunt, et du Togo, Faure Gnassingbé, assisteront bien à ces obsèques.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Lyon a maintenu les poursuites engagées contre un ancien espion suspecté d'avoir voulu tuer un opposant congolais en France. Le procès aura donc lieu, ce qui permettra, peut-être, à Ferdinand Mbaou de savoir si oui ou non, le président, Denis Sassou-Nguesso, est le commanditaire de cet assassinat raté.

« L'autopsie d'un Etat totalitaire : Crimes d'un génocidaire Sassou Nguesso, Accusé, Répondez ! » est disponible depuis ce vendredi, 6 septembre, en France. Un pavé de 486 pages signé Me Maurice Massengo-Tiassé, docteur d'Etat en droit, vice-président de la Commission nationale des droits de l'homme du Congo, actuellement, en exil involontaire en France. Sans jeu de mots, l'ouvrage est un réquisitoire tel qu'on n'en a plus vu depuis l'ère de feu le maréchal, Mobutu Sese Seko (ex-Zaïre actuelle République démocratique du Congo) et de feu le général, Idi Amin Dada (Ouganda).

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.