Congo-Brazzaville

Rien n'a changé dans le mot d'ordre de l'opposition : « Dimanche, 25 octobre, pas de référendum  au Congo». Malgré l'impressionnante présence de la police et des mercenaires étrangers, les consignes sont reçues 5 sur 5.

Pris à son propre piège, Denis Sassou Nguesso essaie par tous les moyens de contrôler une situation qui lui échappe désormais.

Le soutien du président français à l'endroit du dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, passe très mal auprès des Africains. Son reniement fait des ravages sur l'image de la France.

Le secrétaire général des Nations-Unies est très inquiet de la situation qui prévaut au Congo où Sassou Nguesso veut faire voter une constitution qui lui permet de mourir au pouvoir.

C'est en vrai sapeur pompier que le représentant de Ban Ki-moon, en Afrique centrale, arrive, vendredi, 23 octobre, à Brazzaville. Objectif : éteindre le feu qui est en train de se répandre.

Le soutien au référendum de Sassou Nguesso par le président français, passe mal auprès de la diaspora et de l'opposition congolaise au Congo. Les gens sont en colère contre François Hollande.

Les Congolais demandaient à François Hollande de prendre position. Comme Salomon, dans la Bible, il a parlé, ce mercredi, 21 octobre, sans donner satisfaction.

Après les morts de mardi et mercredi, le pouvoir de Brazzaville ou ce qui en reste, procède, maintenant, à des arrestations, qui, malheureusement, ne changent en rien, la donne.

Depuis, mardi, 20 octobre, le Congo compte sa douzaine de morts du référendum pour la modification de la constitution, que Denis Sassou Nguesso tente, pour le moment sans succès, d'imposer au peuple congolais.

Sassou a abandonné Brazzaville aux manifestants et est parti se réfugier à Oyo, son village natal. Sans commandant en chef, on ne sait pas qui dirige, vraiment, le Congo.

La bataille fait rage dans l'entourage de Denis Sassou Nguesso, entre les durs et les modérés.

Excellente nouvelle pour les Congolais, les Congolaises et les amis du Congo-Brazzaville. Denis Sassou Nguesso va s'adresser à la nation, ce soir, pour lui dire qu'il n'y aura plus de référendum.

Beaucoup de pontes du régime n'ont pas attendu la déflagration de la situation pour prendre de sages dispositions, au moins, pour leur famille. Beaucoup quittent Brazzaville.

De son palais de Mpila, Sassou bien que très affaibli, essaie, toujours et encore, de sauver son régime. Même sachant qu'il n'a aucune chance de réussir.

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