Congo-Brazzaville

Denis Sassou Nguesso voulait nommer un premier ministre et lancer sa nouvelle constitution en novembre 2015. Il n'a pas pu le faire, voyant comment l'hostilité est forte contre son très controversé texte. Maintenant, il veut suivre un autre chemin, moins, périlleux. Lisez plutôt.

Paulin Makaya doit, désormais, être considéré comme le « prisonnier politique de Sassou Nguesso ». Depuis Paris où il participe à la COP 21, il a demandé de « faire taire » cet opposant politique. Néanmoins, demain, ses avocats vont déposer une demande de sa mise en liberté provisoire.

La manière dont Denis Sassou Nguesso a conduit le référendum pour la modification de la constitution jusqu'à sa promulgation au forceps, en sacrifiant plusieurs dizaines de jeunes congolais, au passage, a permis à la communauté internationale, enfin, de le démasquer.

L'opposant congolais, Paulin Makaya, va-t-il finir par devenir un martyr au regard des souffrances énormes que lui fait endurer Sassou Nguesso, au commissariat central de Brazzaville ?

Président de Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya croupit sous les geôles de la DGST, à Brazzaville, après un petit tour chez le substitut du procureur. Là bas comme ici, pas de dossier d'accusation. Mais il est, néanmoins, gardé, déshabillé, laissé sans boisson, sans nourriture.

En Afrique centrale, on sait qui est Denis Sassou Nguesso. Un homme qui souhaiterait diriger toute cette partie du continent. Mais à défaut de le pouvoir, il se donne les moyens d'enquiquiner ses voisins. C'est ainsi qu'au Gabon et en Centrafrique, notamment, il entretient un (solide) réseau d'honorables correspondants. C'est aussi le cas au Cameroun où cette information, dans le passé, n'a pas souvent été prise, très, au sérieux. Maintenant que les langues commencent à se délier au Congo, on commence à parler, à dire des choses, qui fâchent. Notre confrère, Brazza News, qui a échappé à l'enterrement première classe de la presse privée par Sassou (15 magazines sont passés à la trappe car n'épousant pas la ligne éditoriale de Télé Congo et des Dépêches de Brazzaville), donne quelques lumières qui pourraient (devraient) intéresser les autorités de Yaoundé. Voici l'article de Brazza News dans son intégralité (sans aucune modification).

Denis Sassou Nguesso obtient tout avec l'argent du pétrole congolais. Comme il dit lui-même, il connaît le point faible de ses amis français : l'argent. Il les tient par là.

Le déjeuner offert par François Hollande, se déroulera le 10 novembre à Paris et regroupera les chefs d'Etat africains impliqués dans les problèmes de climat. Sassou Nguesso ne sera pas présent bien que porte parole de l'Afrique à cette conférence.

Mieux vaut tard que jamais. L'IDC et le FROCAD viennent de fumer le calumet de la paix. D'autre part, le professeur, Abdoulaye Bathily, devrait rencontrer l'opposition, jeudi, à Brazzaville. Le processus repart.

Fin stratège qui n'hésite pas à utiliser l'argent du pétrole pour corrompre jusqu'aux dirigeants occidentaux, afin de les mettre sous son influence, Denis Sassou Nguesso rumine sa première défaite post-référendum.

N'ayant pu le « retourner » comme il l'a fait avec certains leaders de l'opposition, Denis Sassou Nguesso menace de mettre Paulin Makaya dans le premier avion en partance pour Londres, son ancien lieu d'exil.

Doit-on continuer à considérer l'IDC-FROCAD comme faisant partie de l'opposition ? La question fait débat car cette plate-forme n'est plus à une contradiction près.

Les auditeurs et téléspectateurs de Radio TV Forum des droits de l'homme de Me Maurice Massengo Tiassé, n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Sassou Nguesso a fait saccager la station cette nuit.

C'était chaud ce matin, à Brazzaville, où Paulin Makaya a fait l'objet d'une tentative d'enlèvement par les éléments de Denis Sassou Nguesso. Il est, actuellement, caché en lieu sûr.

L'IDC et le FROCAD ont besoin de la mobilisation de tout le peuple congolais pour faire échouer le plan concocté par Sassou Nguesso et ses amis visant à organiser la présidentielle avant fin 2015.

A partir de ce 28 octobre 2015, l'IDC et le FROCAD ne reconnaissent plus Denis Sassou Nguesso comme président du Congo-Brazzaville. Pour le pousser vers la sortie, les villes mortes sont lancées.

Denis Sassou Nguesso a cueilli son vin. Il n'a qu'à le boire. A l'opposition qui a réussi à montrer qu'il ne représente que lui-même et un petit clan au Congo, de transformer l'essai.

Sassou Nguesso a tenté le pari du vote référendaire. Il a largement échoué, 10% des électeurs, à peine, s'étant déplacés dans les bureaux de vote. Chiffre confirmé dans certaines chancelleries à Brazzaville.

Un collectif d'intellectuels congolais et africains lance un appel à boycotter le référendum du dimanche, 25 octobre.

Malgré les manœuvres diverses et variées de Sassou, l'opposition reste unie pour l'essentiel : faire échouer le référendum du 25 octobre.