Décès de Pascal Lissouba

Romain Bedel Soussa, comme beaucoup de Congolais, a été affecté par la mort du professeur des professeurs, Pascal Lissouba. Victime du coup d'état perpétré en octobre 1997 par celui que le président, Pascal Lissouba, qualifiait (à juste titre) de « général félon », c'est-à-dire, Denis Sassou Nguesso, il avait dit adieu à la politique en installant ses quartiers à Perpignan en France. Fidèle conseiller pendant tout son parcours présidentiel au point qu'il se voyait à son image (les deux hommes ont d'ailleurs des Antillaises comme épouses), Romain Bedel Soussa a, naturellement, suivi son mentor en exil. C'est donc un témoignage de cœur qu'il livre ce matin et qui est le reflet d'une sincérité qui n'avait jamais fait défaut au bien distingué professeur des professeurs.

Seul et unique chef d'Etat du Congo-Brazzaville moderne à avoir été, démocratiquement, élu en 1992, Pascal Lissouba a rendu l'âme, à Perpignan, dans le Sud-Ouest de la France, où il résidait depuis de très longues années, à l'abri de ses indignes héritiers, qui n'ont jamais su relever le défi que leur avaient lancé le général, Denis Sassou-Nguesso, et ses cobras.