Désobéissance civile.

La désobéissance civile de ce lundi, 16 novembre, a connu un grand succès sur l'ensemble du territoire où beaucoup d'activités étaient paralysées. Plus la peine de vous conter les voitures brûlées, les routes barrées par des arbres coupés et l'incendie de certains édifices publics. En effet, ceci fait partie du lot quotidien de la désobéissance civile. Ce qui est, par contre, nouveau alors que le bras de fer durcit entre l'ancien président Ouattara et le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, c'est la fermeté de ce dernier conformément aux vœux des militants de l'opposition qui ont juré d'en découdre avec « le menteur d'Abidjan » dont ils ont marre. Voilà pourquoi le président du CNT et du PDCI a cru bon réunir, en sa résidence, cet après-midi, l'opposition unie pour la remobiliser et lui donner de nouvelles consignes. Pour le président du CNT et du PDCI, la désobéissance civile (en marche) effraie le pouvoir, et le fera s'asseoir à la table de négociations sous l'égide de facilitateurs neutres et crédibles.

 

Lorsque certains régimes (pouvoir temporel) sont interpellés par des représentants du pouvoir spirituel, ils ne manquent pas de réagir en citant la fameuse phrase de Jésus : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” (Mt 22, 21). Une phrase qu’ils interprètent de la manière suivante : les “curés’” devraient se contenter de prier pour la paix au lieu de se prononcer sur les affaires de la Cité qui, d’après eux, reviennent aux politiques. Plus grave encore, on a le sentiment que, pour eux, quiconque “s’oppose à leur autorité résiste [automatiquement] à l’ordre que Dieu a établi” (Rm 13, 2). Ont-ils raison ? Jésus recommande-t-il une obéissance aveugle ou absolue aux autorités ? Interdit-il de résister aux dirigeants qui foulent aux pieds la justice et l’équité ?

Afrique Education vous dit depuis plusieurs jours que la peur a changé de camp et que « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) et sa très intrigante et affairiste épouse, Dominique ex-Folloroux, ont, véritablement, perdu le sommeil. Au sens propre comme au sens figuré. Ce que Ouattara avait planifié comme « promenade de santé » pendant son dernier déjeuner avec son ami, Emmanuel Macron, devient un noeud de plus en plus difficile à défaire.