Djibrill Bassolé

Après plusieurs demandes restées sans suite, le général, Djibrill Bassolé, a, finalement, obtenu l'accord du pouvoir burkinabè pour être évacué en France pour des soins. Pourquoi maintenant alors qu'atteint d'un cancer difficilement soignable au Faso, le pouvoir rechignait à le laisser partir en France. En 2018, c'est en Tunisie qu'il fut envoyé pour traitement, ce qui lui a permis de tenir jusqu'à ce jour. Cela dit, le général arrive en France à un moment où Guillaume Soro, l'ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, y séjourne, aussi, après des démêlées judiciaires rencontrées dans son pays. Ces deux auraient fomenté un coup d'état contre le pouvoir burkinabé en 2015. Les enquêtes se poursuivent au Burkina Faso où Soro a refusé d'aller témoigner. D'où la question de savoir si la présence des deux comploteurs en terre française, à ce moment précis, est juste une coïncidence ou une manœuvre savamment orchestrée par Paris à l'encontre du très rebelle pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré ?

Ce lundi, 2 septembre, n'est pas un bon jour pour les anciens barons du régime de Blaise Compaoré. Accusés d'être les cerveaux du coup d'état manqué de 2015 au Burkina Faso, les généraux, Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, ont été condamnés, respectivement, à 20 ans et 10 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Ouagadougou. Ils vont faire appel.