Dramane Ouattara

Après l’arrestation et la détention arbitraires de Pulchérie-Edith Gbalet, qui avait appelé à des manifestations pacifiques contre le 3è mandat illégal, après avoir laissé des enfants drogués attaquer à l’arme blanche des femmes et des jeunes qui marchaient, les mains nues, à Bonoua, Gagnoa, Divo, Yopougon, etc., le dictateur-imposteur veut éliminer physiquement Martin Bléou “soit par empoisonnement, soit, en provoquant un accident de la circulation, soit encore, à l’arme à feu”, si l’on en croit une note écrite par ce dernier, le 28 août 2020, et prenant à témoin la communauté nationale et internationale.

Les Américains Rosa Parks et Martin Luther King contribuèrent à l’amélioration de la condition des Noirs aux Etats-Unis en s'opposant à la discrimination raciale ; la Pologne connut des changements démocratiques en 1990 parce que Lech Walesa et ses camarades du syndicat Solidarnosc avaient combattu pied à pied le régime communiste du général Jaruzelski ; le 28 septembre 1958, devant le général, Charles de Gaulle, le Guinéen, Ahmed Sékou Touré, ne se gêna point pour déclarer que son pays “préfér[ait] la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage” ; le 21 avril 1982, après sa démission du gouvernement du colonel, Saye Zerbo, le Burkinabè, Thomas Sankara, faisait cette mise en garde : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple » !

Quand on a accepté de diriger un parti politique, qu’on ait été élu ou nommé, c’est pour conquérir et exercer le pouvoir d’Etat en vue d’améliorer les conditions de vie du peuple. Or, en Afrique comme ailleurs, le pouvoir n’a pas que des avantages que sont les honneurs, le tapis rouge, les lambris et l’argent de la République, etc. Il comporte aussi des contraintes et des désagréments en ce sens que vous pouvez être gazé et arrêté au cours d’une manifestation de protestation contre la politique du parti au pouvoir, être emprisonné, voire, éliminé.

L’équipe de football du Bénin, les Ecureuils, s’est qualifiée, le 5 juillet, pour les quarts de finale de la CAN Egypte 2019. Et pourtant, avant le match, personne ne vendait cher sa peau. En effet, on la disait inférieure à celle du Maroc qui, en plus d’avoir participé plusieurs fois à la compétition, possède plus d’infrastructures et de moyens que le Bénin. On croyait la cause entendue, on était convaincu qu'il n'y aurait pas match, que le Maroc ne ferait qu'une bouchée de Stéphane Sessègnon et de ses camarades, etc.

« Evitez-nous une autre guerre », demandent 5 fois les évêques et archevêques catholiques aux acteurs politiques dans le message de leur 113e Assemblée plénière à Agboville. Pour moi, il n’y a ni originalité, ni engagement, ni courage dans cette assertion car tout le monde aspire à la paix. Nos prélats n’apportent rien de nouveau au débat en se bornant à parler d’une peur qui est en train de gagner la population et qui est « liée à la réalité des conflits inter-communautaires récurrents, aux questions d’insécurité, du foncier, de l’occupation illicite des forêts classées, de l’orpaillage clandestin et des problèmes relatifs à l’identité ivoirienne ».

Le texte qu’on va lire pourrait s’appliquer tout aussi bien aux pasteurs et imams de la Côte d'Ivoire. Si je ne m’adresse qu’aux évêques catholiques, c’est parce que ces derniers ont leur assemblée plénière, du 17 au 23 juin 2019, à Agboville, qui se situe à 80 km d’Abidjan. En outre, ne dit-on pas que « la charité bien ordonnée commence par soi-même » ?

Certaines personnes, y compris dans le camp des supporters de Laurent Gbagbo, ne se contentent plus de s’enthousiasmer pour « le travail abattu » par Dramane Ouattara depuis qu’il a été installé dans le fauteuil présidentiel par le voyou et assassin Nicolas Sarkozy. Elles estiment, aussi, qu’on doit lui dire merci. Ont-elles raison ?

Alassane Ouattara a dit qu'il avait un doctorat en économie mais on n'a jamais vu un ouvrage écrit par lui dans son domaine. Même un petit article de lui sur la monnaie et l'économie africaine, ça n'existe nulle part. On ne sait pas non plus quelle maison d'édition a publié sa "thèse". Enfin, les faibles d'esprit qui se laissent abuser par lui, répètent à l'envi qu'il était au FMI sans se poser la question de savoir quelles couleuvres il avala ou combien de fois il dut baisser la culotte (au sens propre et figuré du terme) pour y entrer. Bref, ils parlent de leur gourou comme si ce dernier était le premier Africain à travailler dans cette institution.

Le christianisme, que je connais un tout petit peu, enseigne que Dieu a créé l’homme libre d’aimer ou de haïr et que, si ce dernier choisit de haïr son semblable au lieu de l’aimer (ce qui signifie respecter les choses qui lui appartiennent, ses idées et surtout sa vie), ce n’est pas Lui, Dieu, que nous devons blâmer ou accuser mais l’homme. Laissons donc Dieu en dehors de nos affaires en 2019. Cessons d’attendre de Lui qu’Il accomplisse les tâches qui nous incombent.