Elysée

Le parti de gauche, Europe Ecologie Les Verts (EELV), est égal à lui-même. Ses positions ne sont jamais mi-figue mi-raison. Elles sont, toujours, entières et assumées. Sa dernière sortie invite, ni plus ni moins, l'Elysée, Matignon et le Quai d'Orsay, à ne point reconnaître la « victoire » (entre guillemets) de Bongo Ondimba Ali (BOA). Parce que c'est un affreux fraudeur.

Franco-Camerounais détenu, pendant 17 ans, au Cameroun, et libéré, en 2014, suite à un avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU, Michel Thierry Atangana a réagi à la disparition d'une quinzaine de ressortissants Franco-Gabonais, suite à l'élection présidentielle gabonaise du 27 août.

Ils sont les seuls à crier au scandale que tous les autres partis politiques français observent sans dire mot, alors que si le dixième des événements qui se déroulent, au Congo-Brazzaville, se passaient ailleurs, il y aurait un tollé général dans les médias et dans les états majors des partis politiques. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent vraiment être très mal à l'aise d'être, ainsi, rattrapés par la realpolitik au point d'oublier les valeurs du socialisme qu'ils portent en eux depuis des décennies. Le dictateur les a-t-il, définitivement, domptés, comme le pensent les Congolais ?