Etats-Unis

Un tribunal de Washington a condamné, lundi, 24 décembre, la Corée du Nord à payer 501 millions de dollars pour sa responsabilité dans la mort de l'étudiant américain, Otto Warmbier, jugeant qu'il avait été victime de torture. Pyongyang reste de marbre.

Le « leader bien aimé » ne se laisse pas influencer. Doté d'une force de frappe que Washington souhaite démanteler, il dit tout haut ce qu'il pense de sa relation avec son homologue américain, Donald Trump. C'est ainsi qu'il a dénoncé les nouvelles sanctions décrétées contre la Corée du Nord par les Etats-Unis, accusés de vouloir "bloquer pour toujours" la dénucléarisation de la péninsule. Autrement dit, la ruse que voulait utiliser Trump pour obtenir la dénucléarisation sans rien donner en contrepartie, ne marche pas. Il en est de même de la ruse de Kim Jong-un qui pensait qu'en acceptant du bout des lèvres une dénucléarisation de la péninsule, il allait attirer, sans effort, les capitaux sud-coréens et japonais, dans son pays. Cela ne marche pas non plus. Chacun voulant tromper l'autre, a eu tout faut. Conséquence : on tourne en rond et il n'est pas exagéré de penser qu'à Pyongyang, on commence à jouer la montre espérant que les Américains ne donneront pas un second mandat à Donald Trump en 2020.

Les Etats-Unis veulent contrer les "comportements prédateurs" de Pékin et Moscou en Afrique, tout en promettant, dans la stratégie africaine de Donald Trump dévoilée, jeudi, 13 décembre, de mettre fin aux aides financières et aux missions de paix de l'ONU inefficaces. En guise de stratégie, il serait, plutôt, question de mettre fin à certaines aides et subventions que Trump juge inutiles pour l'Afrique et qu'il voudrait détourner en faveur d'autres régions du monde amies des Etats-Unis. Il est clair que sur l'Afrique, il n'a aucune stratégie. Pour lui, l'Afrique ne compte pas et n'a jamais compté.

Président de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le professeur, Georges Haddad, ne fait rien comme ses autres collègues. Une fois de plus, il vient de frapper fort, en délivrant, ce lundi, 10 décembre, coup sur coup, trois doctorats honoris causa à trois éminents professeurs : l'Américano-Canadienne, Natalie Zemon Davis, de l'Université de Toronto, l'Allemande, Gesine Schwan, de l'Europa-Universität Viadrina Frankfurt et l'Israélien, David Schmeidler, de l'Université de Tel Aviv.
Cette cérémonie de remise des insignes et du diplôme de docteur honoris causa s'inscrivait, elle-même, dans le cadre de la première édition des Assises de la recherche que Paris 1 organisera du 10 au 15 décembre. « Si la recherche est un miroir, ces assises espèrent en refléter la vitalité et la diversité. Elles rappelleront, également, le rôle que doit jouer l'université dans la Cité et faire vivre notre devise : 'Hic et ubique terrarum (Ici et partout sur la terre)' », écrit Georges Haddad, dans la brochure intitulée « Recherche et excellence : Un regard sur le monde », éditée pour la circonstance.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a invité, dimanche, 9 décembre, le président américain, Donald Trump, qui a commenté par une série de tweets critiques le mouvement populaire des "Gilets Jaunes" en France, à ne pas se mêler de politique intérieure française. Il faut dire que « l'ami » Trump est tout hilare de voir Emmanuel Macron, donneur de leçons devant l'éternel, embourbé jusqu'aux cheveux dans une crise qu'on juge facilement évitable aux Etats-Unis.

Quand Donald Trump n'est pas content, ça se sait : ce vendredi, 7 décembre, matin, il a, littéralement, étrillé le procureur spécial, Robert Mueller, qui cherche à le pousser dans ses derniers retranchements en tentant de discréditer son enquête dont de nouveaux éléments sont sur le point d'être dévoilés. L'inquiétude du président américain est palpable tout comme son mécontentement : en l'espace de quelques heures, il a publié jusqu'à sept tweets contre le procureur spécial.

Les Etats-Unis ont beau réduire le nombre de leurs soldats en Afrique, ils sont "plus engagés que jamais" sur ce continent dont la stabilité est primordiale pour la sécurité internationale, assure le patron de l'armée de terre américaine en Afrique. Mais, au même moment, les Occidentaux au premier rang desquels on compte la France, grande alliée des Etats-Unis au sein de l'OTAN, critiquent l'arrivée de l'armée russe en Centrafrique (le cœur du continent), mais aussi, en Guinée équatoriale, et surtout, au Burkina Faso où l'aide des militaires américains et français n'arrive pas à contenir les attaques des djihadistes à la frontière burkinabo-malienne où les écoles se ferment, en centaines, au nom de la haine vouée à l'endroit de l'éducation « des Blancs ».

Les cours du brut ont chuté de plus de 30% en deux mois et évoluent, désormais, autour de 60 dollars pour le baril de Brent - la référence européenne. Cette tendance risque de s'accentuer à cause de la pression que Donald Trump exerce sur l'Arabie Saoudite, qui est priée d'augmenter sa production pour maintenir les prix bas et permettre, ainsi, la reprise de l'économie mondiale très dépendante du pétrole. Cela dit, et on ne le sait pas assez, un autre combat se mène loin des caméras entre le chef de la Maison Blanche et son ennemi juré, le président iranien, Cheikh Hassan Rohani.

L'ancien candidat à la présidentielle américaine, Bernie Sanders, envisage de se présenter, en 2020, s'il est le "mieux placé" pour battre le républicain, Donald Trump, a-t-il confié au New York Magazine. "Si quelqu'un d'autre apparaît qui puisse, pour une raison ou une autre, faire un meilleur boulot que moi, alors je ferais tout ce que je peux pour qu'il ou elle soit élu", déclare le sénateur indépendant âgé de 77 ans, dans un entretien publié dimanche. Mais "s'il s'avère que je suis le meilleur candidat pour battre Donald Trump, alors je serais probablement candidat", ajoute-t-il.

Donald Trump est un chef d'Etat pour le moins imprévisible et inclassable. Il est difficile de savoir par où le prendre. En France et en Allemagne, deux pays moteurs de l'Union européenne, le cas Trump commence à être étudié dans les universités. Au niveau du sommet des Etats aussi : pour preuve, Angela Merkel et Emmanuel Macron vont s'organiser en front uni face à Donald Trump et aux populismes, malgré de persistants désaccords entre eux sur le fond.

Tendu et visiblement amer depuis le revers des républicains lors des élections législatives, le président américain, Donald Trump, envisage - dans une certaine confusion - un nouveau remaniement de son équipe qui prend des allures de psychodrame. C'est une véritable jouissance de savoir que le belliqueux président américain entre dans une réelle zone turbulence.

Les Etats-Unis ont réaffirmé mardi, 13 novembre, qu'ils étaient prêts à retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Pourtant, doublement, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), le président du Soudan, le général, Omar el-Béchir, est resté égal à lui-même. Pourquoi les Etats-Unis sont-ils obligés de changer de fusil d'épaule ? Pour certains observateurs, l'Iran détient quelques clés de réponse. Mais aussi le Soudan du Sud.

Donald Trump va, enfin, rendre des comptes. Sur cette terre, rien n'est éternel. Surtout pas le pouvoir temporel. Le président républicain va devoir descendre sur terre en acceptant, pour la première fois, de partager son pouvoir dont il usait et abusait au gré de ses humeurs à la Maison Blanche : la Chambre des représentants (Députés) va revenir aux démocrates. Du coup, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour l'inconstant et insaisissable président américain. Bien fait pour lui ! Pour vous donner un avant-goût de la souffrance qui l'attend, voici, en quelques lignes, les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour sa présidence ou, plus exactement, ce qu'il en reste.

Après avoir ouvert plusieurs fronts dans le monde, aussi bien, sur le plan commercial (Chine, Europe) que militaire (Russie, Iran, Corée du Nord, etc.), Donald Trump voit qu'il lui est impossible de poursuivre plusieurs lièvres à la fois, bien qu'il soit le chef de la superpuissance mondiale, les Etats-Unis. Après tout, il n'est pas le maître de l'univers et ses menaces ne valent que pour ceux qui les prennent vraiment au sérieux. A preuve, la Corée du Nord a prévenu les Etats-Unis qu'elle envisagerait "sérieusement" de revenir à sa stratégie politique de développement de son arsenal nucléaire si les sanctions économiques infligées à son pays n'étaient pas levées. Habitué à obtenir ce qu'il veut de ses interlocuteurs après les avoir menacés, Trump se rend compte qu'il n'en sera pas de même avec le « leader bien aimé », Kim Jung-un. Du coup, son gouvernement se remet à travailler à la tenue d'une nouvelle rencontre au sommet courant 2019. Trump n'a plus, totalement, son destin à main, à deux années du renouvellement de son bail à la Maison blanche. Tout faux pas lui est interdit, surtout, chez la turbulente Corée du Nord.

Le pape François a accepté, vendredi, 12 octobre, avec réticence, la démission de l'influent cardinal américain, Donald Wuerl, de son poste d'archevêque de Washington. Il est soupçonné par un jury populaire d'avoir étouffé un vaste scandale d'agressions sexuelles.

C'est devenu plus fort que lui. La façon dont Donald Trump est en train de désacraliser la fonction de président des Etats-Unis (première puissance du monde) a poussé son prédécesseur, Barack Obama, à violer la sacro-sainte règle (non écrite) qui veut qu'un président sortant ne critique pas son successeur. Donald Trump est en train de tout faire voler en éclats à la Maison Blanche. Il est un président ordurier, qui ne respecte aucun code, qui est, complètement, hors normes, ce qui a obligé Barack Obama à dénoncer, vendredi, 7 septembre, le mutisme des républicains face aux dérives de son successeur, dans un discours passionné visant à mobiliser les démocrates à l'approche d'élections législatives cruciales. Avec ce retour, l'Amérique profonde va, enfin, pousser un Ouf de soulagement, car Donald Trump, aura, maintenant, de la réplique à la hauteur de ses gaffes. Lui qui dit en avoir encore pour six ans et demi à la Maison Blanche.

Bien fait pour sa sale g... Grossier comme il est tel que ne l'a jamais été un autre président américain, Donald Trump fait jubiler l'Amérique (et le monde) à mesure qu'il perd les pédales dans deux récentes parutions chez Oncle Sam. Placé sur la défensive par un livre décapant et une tribune anonyme explosive, il se cabre et tente de discréditer les témoignages qui mettent en doute sa capacité à diriger les Etats-Unis. Pourtant, cette incapacité est bien réelle. On mesure les dégâts de l'intrusion des agents russes dans la disqualification d'Hillary Clinton pendant la dernière élection présidentielle. Le coup porté par Moscou à la démocratie américaine pèse très lourd dans la bonne marche des Etats-Unis aujourd'hui. Le pays, en effet, se livre en spectacle ahurissant par un président, totalement, incompétent. Les manoeuvres russes ont faussé l'élection en permettant l'accouchement d'un enfant hybride mi-prématuré et semi-normal appelé Donald Trump. Une intrusion qui désavantage tellement les Etats-Unis qu'on se demande combien de temps durera le calvaire actuel des Américains alors que l'intéressé annonce qu'il en a, encore, pour six ans et demi à la Maison Blanche.

L'élu républicain était soigné, depuis 2017, pour un cancer du cerveau. Sa famille a annoncé, vendredi, 24 août, qu'il avait décidé d'arrêter tout traitement. John McCain était le seul républicain qui donnait de la réplique à Donald Trump et n'hésitait à voter contre ses extravagances au Congrès. Trump le redoutait plus que tout démocrate. Il faut donc croire que son décès va donner du répit au chef de la Maison Blanche qui est prié de ne pas assister aux obsèques de l'ancien pilote de chasse au Vietnam conformément à son testament. Les larmes de crocodile de Donald Trump, visiblement, John McCain, même outre tombe, n'en veut pas.

Comme l'a souhaité le président américain, le chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un, s'est assis à la table de négociations avec Donald Trump. On ne peut, donc, guère dire qu'il n'y a pas de volonté manifestée par le leader nord-coréen, qui, dans la foulée, avait commencé à démanteler certains sites nucléaires, preuve de sa bonne volonté. Cependant, côté américain, on montre un certain empressement on ne sait pour quelle raison, alors que nous sommes dans un domaine où la prudence devrait être de mise : la Corée du Nord ne peut pas détruire en quelques mois (comme le souhaite Washington) une industrie nucléaire conçue pendant plusieurs décennies, par le grand-père, puis, le père de l'actuel leader. Les délais proposés par Donald Trump sont-ils alignés sur le calendrier électoral américain ? Non seulement, gagner la bataille des élections de mi-mandat pour ne pas permettre aux démocrates d'avoir la majorité dans les deux chambres, mais surtout, préparer sa réélection à la Maison Blanche, dans deux ans, tel semble être le principal souci de Donald Trump. Comme si la Corée du Nord devrait, désormais, vibrer selon le calendrier politique des Etats-Unis. C'est tout simplement inadmissible. La dénucléarisation est et sera le fruit de la coopération entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, et non, le fruit d'un diktat de Washington.

Après l'annonce de la mise en service d'un nouvel avion de combat par l'Iran, dès cette semaine, le couple Etats-Unis/Israël s'organise, déjà, pour contrer cette éventualité. Hier, nous écrivions que l'annonce du ministre iranien de la Défense allait déclencher une levée de bouclier en Israël qui est sous la menace (au moins verbale du régime des Mollahs) d'être rayé de la carte du monde. Arrivé en Israël, presqu'en catastrophe, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, John Bolton, et le premier ministre israélien ont appelé, dès ce lundi, 20 août, les pays européens à intensifier la pression sur l'Iran, lors d'une rencontre à Jérusalem.