Etats-Unis

Mardi, 22 mai, l'ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Peter Henry Barlerin, a été convoqué par le chef de la diplomatie camerounaise, Lejeune Mbella Mbella. Dans un communiqué incendiaire diffusé la veille de la fête nationale du 20 mai, il s'était, grossièrement, ingéré dans les affaires intérieures du Cameroun, conseillant un dialogue entre les dirigeants camerounais et les sécessionnistes de l'Ambazonie. L'ambassadeur a, volontairement, ignoré l'obligation de réserve qui fait la force de la diplomatie de l'ombre, alors qu'il venait, quelques jours plus tôt, de se faire recevoir au Palais de l'Unité par Paul Biya. Plus grave, il est allé jusqu'à conseiller au chef de l'Etat camerounais de soigner l'héritage qu'il devait laisser au pays en pensant à Nelson Mandela (qui avait volontairement abandonné le pouvoir après un seul et unique mandat). D'où la question que se posent les Camerounais : Barlerin est-il venu déstabiliser le Cameroun ? Si tel est le cas, il aura réussi à souder les Camerounais de la majorité et de l'opposition autour de leur président car plus jaloux de leur souveraineté que les Camerounais, on ne connaît pas en Afrique. Après sa convocation chez le ministre des Affaires étrangères, il sera, désormais, suivi à l'oeil comme du lait sur le feu, les Camerounais étant convaincus qu'il ne leur veut pas du bien.

Les Etats-Unis demandent "la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mais, Pyongyang exige des contreparties américaines pour s'engager dans ce processus et est irrité par des exercices militaires en cours chez son voisin sud-coréen. Conséquence, le « leader bien aimé » semble se rebiffer dans la mesure où, au regard de ce qu'il voit ailleurs, en Iran, notamment, Donald Trump tient, rarement, difficilement, compte de l'avis des autres. Pour lui, seuls priment les intérêts américains. Trump étant, déjà, très isolé avec le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, Kim Jong-un pourrait profiter de cette faiblesse passagère de l'Américain pour faire monter les enchères et obtenir plusieurs concessions inespérées pendant les négociations.

Les Etats-Unis ont, officiellement, inauguré leur nouvelle ambassade, située à Jérusalem. L'ancienne ambassade se trouvait à Tel Aviv. En prélude à cette cérémonie, des manifestations entre Palestiniens et l'armée israélienne, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, ont lieu, depuis ce lundi, matin, 14 mai. Bilan provisoire : une cinquantaine de morts, côté palestinien. L'armée israélienne n'hésite pas à tirer à balles réelles.

Même si cela irrite, parfois, certains lecteurs, Afriqueeducation.com ne cessera, jamais, de comparer l'action de Barack Obama, à la Maison Blanche, à celle de ses prédécesseurs. En effet, le magazine, Afrique Education, et son site quotidien, l'ont, souvent, sévèrement, condamné, lui et sa femme, tous les deux noirs et descendants de l'Afrique, de s'être, littéralement, moqués des Africains, pendant les huit ans passés à la tête de la superpuissance mondiale. Personne ne nous apprendra que noir, Obama ne l'était que par sa peau. Il était élu par les Américains pour faire une politique américaine. Mais, là où nous ne pardonnons pas à Barack Obama, c'est de s'être moqué de la misère politique, intellectuelle et financière des Africains. Obama est venu, quelques mois, après son installation dans le Bureau Ovale, dire, à Accra, au Ghana, que « l'Afrique n'avait pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes ». Bien ! Mais qu'a-t-il fait pour aider les Africains à se doter d'institutions fortes et pas d'hommes forts ? Rien ! Au contraire, l'Afrique n'a jamais autant reculé, démocratiquement parlant, que sous Obama. Pendant qu'il donnait ses leçons de démocratie aux Africains, les dictateurs du continent continuaient à truquer les élections pour garder le pouvoir, n'hésitaient pas à modifier les constitutions pour mieux rester, éternellement, au pouvoir, refusaient, carrément, de quitter le pouvoir au terme de leur mandat, comme pour le défier. On a vu ces différents scenarii au Burundi, au Congo-Kinshasa, au Rwanda, au Congo-Brazzaville, etc. Tandis que le « professeur » Obama prêchait dans son désert, sans être entendu par personne.

Surnommé « Baba Go Slow » pour sa lenteur légendaire avant la prise de toute décision, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, commence-t-il à confondre vitesse et précipitation ? Ou bien c'est la peur de ne pas se faire réélire, en 2019, qui lui fait, soudainement, brûler les étapes, lui qui est, souvent, lent à la décision ? Toujours est-il que, anticipant sa rencontre avec le président, Donald Trump, le 30 avril, lors de son voyage aux Etats-Unis, il s'est permis de signer un accord pour l'achat de 12 avions de combat, sans s'en référer, auparavant, au parlement, pour avoir son autorisation préalable, comme l'exige la constitution. Il en a informé, par la suite, les parlementaires par simple courrier. Mais le courroux de ces derniers est, tellement, grand qu'il en faudra plus pour les calmer d'autant plus qu'ils ne vont pas par quatre chemins pour menacer le président de destitution.

Si l'opinion publique française est partagée sur la participation de l'armée française aux frappes en Syrie de cette nuit, les Anglais, eux, ne prennent pas de gants pour signifier leur mécontentement contre le jusqu'au boutisme de leur première ministre, Theresa May, dont le pays s'est, toujours, aligné sur les positions va-t-en guerre de Washington de façon quasi-automatique depuis l'époque de Tony Blair que d'aucuns qualifiaient d'ailleurs de « caniche de Bush ». Depuis 2007, c'en est fini de l'indépendance de la France que Jacques Chirac avait bien su incarner avec son chef de la diplomatie de l'époque, Dominique de Villepin, en signifiant la neutralité de la France dans l'accusation non démontrée des armes chimiques que Colin Powel brandissait aux Nations-Unies. A partir de 2007, en effet, Nicolas Sarkozy (soutenu par son chef de la diplomatie Bernard Kouchner) a aligné la France sur l'atlantisme américain en se rapprochant de l'OTAN. Par la suite, François Hollande ne s'en est pas départi et a, plutôt, confirmé cette position qu'accentue, aujourd'hui, Emmanuel Macron. Désormais, l'Amérique n'a pas un seul caniche à sa solde, mais deux : la première ministre britannique et le jeune président français, Emmanuel Macron (voir notre photo montrant Trump et ses deux caniches).

Des centaines de personnes ont manifesté, mercredi, 28 mars, dans les rues d'Accra, au Ghana, pour protester contre un accord de défense controversé conclu avec les Etats-Unis la semaine dernière. L'accord, approuvé le 23 mars par le gouvernement du président, Nana Akufo-Addo, est, vivement, critiqué par l'opposition qui dénonce une "atteinte à la souveraineté" du pays.

Les Etats-Unis sont accusés de double langage. Quand il s'agit des pays d'Asie, grands importateurs eux aussi de l'ivoire d'Afrique, ils accusent. Pourtant, ils se livrent, exactement, aux mêmes pratiques, avec un peu plus de finesse. Le président du Botswana s'insurge contre un tel comportement et les dénonce de manière frontale.

On connaît la raison pour laquelle Rex Tillerson a écourté d'un jour sa visite au Nigeria : son limogeage à la tête de la diplomatie américaine. D'un tweet, le président américain, Donald Trump, a annoncé, mardi, 13 mars, son limogeage, et l'a, immédiatement, remplacé au poste de secrétaire d'Etat par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo. La Russie ironise sur l'instabilité du chef de la Maison Blanche où les limogeages au sein du cabinet présidentiel sont devenus légion.

Le président américain a accepté, jeudi, 8 mars, l’invitation du leader « bien aimé » nord-coréen, Kim Jong-un, pour un sommet historique au mois de mai, dans un lieu à déterminer de commun accord. Kim Jong-un déroule son agenda comme il l'a prévu. Le très fantasque, Donald Trump, voit son hyper-puissance malmenée par le très intelligent « petit gros ». Ce dernier a développé l'arme nucléaire qui est, maintenant, capable de frapper les villes américaines. Malgré les aboiements de Trump. Sanction pas sanction, le leader « bien aimé » a déroulé tout son programme comme si de rien n'était, et a exigé de rencontrer Donald Trump en bilatéral, ce qui est en train de se faire, Donald Trump s'étant précipité d'accepter la proposition de le rencontrer en tête à tête. Après le gel (pas le démantèlement) de son arsenal nucléaire, Kim Jung-un va exiger et recevoir les garanties ayant trait à la survie et à l'inviolabilité de son régime et des moyens accrus venant à la fois des Etats-Unis, de la Corée du Sud et du Japon, pour moderniser son économie et s'occuper, réellement, du niveau de vie des Nord-Coréens en lieu et place des missiles balistiques. C'est comme s'il avait gagné au loto.

Du 12 au 16 janvier 2018, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait effectué des visites officielles au Rwanda, en Angola, au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe. Cette visite avait été effectuée au lendemain des propos désobligeants de Donald Trump tenus, le 11 janvier, sur le continent africain comme étant des « pays de merde », ce qui a créé un véritable choc auprès des Africains. Au regard de l'indignation suscitée, le président américain avait essayé de les atténuer en envoyant un message de conciliation, par l'intermédiaire de Paul Kagame, aux chefs d'Etat africains qui se réunissaient, à Addis Abeba, en Sommet, fin janvier. Il avait, dans la foulée, promis d'envoyer, très prochainement, son secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, pour visiter certains pays africains et leur parler de la vision africaine du nouveau chef de la Maison Blanche. Rex Tillerson arrive, donc, sur un terrain miné où l'administration Trump n'est pas bien perçue. Un continent que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a, aussi, visité la semaine dernière. Une tournée qui l'a conduit en Algérie, en Mauritanie, au Mali et au Sénégal.

Visiblement mécontent du timide réchauffement des relations entre les deux Corée, et sans l'aval du protecteur américain qui a, royalement, été contourné, en apprenant ce dégel par la presse, comme tout le monde, le président, Donald Trump, est en train de sortir l'artillerie lourde pour isoler, encore plus, la Corée du Nord alors que la logique voudrait qu'il encourage, plutôt, le dialogue direct entre les deux Corée. Il a,ainsi, annoncé, vendredi, 23 février, de nouvelles sanctions visant à marginaliser encore plus la Corée du Nord, quelques heures après l'arrivée de sa fille, Ivanka, en Corée du Sud pour la fin des jeux Olympiques.

Aussi puissant qu'il puisse prétendre être en tant que président des Etats-Unis, Donald Trump se rend, aujourd'hui, compte qu'il n'est que Donald Trump. Sans plus. Après avoir tenu des propos, foncièrement, « racistes » sur les Noirs d'Haïti et d'Afrique, qui vivraient, selon son expression, dans des « pays de merde », pensant qu'ils n'indigneraient personne comme, à chaque fois, quand ce genre de sujet touche l'Afrique ou les Noirs, il a été, désagréablement, étonné de la montagne de désapprobations venant de toute la terre, et même du ciel. Honteusement, il fait mine de reculer mais ne trouve pas la bonne formule pour arrêter la polémique créée par ses propos « racistes » et insultants.

De qui Donald Trump croit-il se moquer ? Après avoir qualifié le continent noir de « pays de merde » alors que les chefs d'Etat africains, qui tiendront leur Sommet annuel, fin janvier, à Addis Abeba, ont exigé des « excuses » à la suite de ses propos « racistes », il leur a transmis ses « sentiments chaleureux », par l'intermédiaire du président, Paul Kagame, qu'il a rencontré, ce vendredi, 26 janvier, matin, en marge du Forum de Davos. « Sentiments chaleureux », c'est quoi en langage diplomatique après avoir insulté quelqu'un qui attend des excuses en bonne et due forme, n'est-ce-pas une autre manière de se moquer des Africains ? Trump croit-il être permis de tout dire parce qu'il dirige la principale superpuissance de la terre ? Pense-t-il détenir le droit de vie et de mort et celui d'insulter, parce qu'il est le président des Etats-Unis ? Les Africains, bien que pauvres, ont leur dignité d'homme et en tant que tels, méritent le respect de Donald Trump.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a exprimé, jeudi, 18 janvier, ses regrets auprès des ambassadeurs africains qui s'étaient dits outrés par les propos insultants prêtés à Donald Trump sur l'immigration, selon un de ces émissaires. Cela ne veut pas dire qu'il les renie. Loin de là, Trump étant convaincu qu'il ne dit que la vérité. Mais, comme on est en diplomatie où la langue de bois et l'hypocrisie sont les maîtres mots, Nikki Haley joue dans la forme, le fond de la pensée de son patron restant immuable.

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a appelé, lundi, 1er janvier, la Corée du Nord, à produire en masse, têtes nucléaires et missiles balistiques, dans un message du Nouvel An qui montre sa détermination à réaliser ses ambitions militaires envers et contre tout. Un peu dépassé par le jeune leader « bien aimé », le tout puissant hyper-président, Donald Trump, ne sait plus à quel saint se vouer. La terre entière attend son tweet, qui tarde à venir, malgré la gravité de la menace.

Le cabinet d’avocats américain, Cunningham Levy Muse, engagé par le gouvernement rwandais, publie un rapport préliminaire sur le « rôle des officiels français dans le génocide contre les Tutsi ». Il recommande à l’Etat rwandais de poursuivre une « investigation complète » sur la « connaissance, la conduite et la complicité des responsables français ».

Les puissances occidentales comme la France ou les Etats-Unis, qui s'appuient sur le Tchad pour lutter contre le djihadisme en Afrique, risquent "d’encourager l'instabilité politique et la violence" en soutenant le régime tchadien, estime un rapport d'un centre de recherches américain. En effet, le président, Idriss Déby Itno, piétine la démocratie et n'a aucune considération pour ses opposants. Après son passage en force, dès le premier tour, à la présidentielle de l'année dernière, après avoir pris le soin d'éliminer de la course le grand opposant, Ngarlejy Yorongar, Déby entreprend, actuellement, une réforme de la constitution qui fera de lui un président à vie. Toujours prêt à offrir les services de son armée en cas de besoin aux Français ou aux Américains, il croit, en retour, avoir le droit de vie et de mort sur son opposition, sa société civile et ses concitoyens. Il était temps de tirer la sonnette d'alarme pour que cette dictature à la tchadienne soit mise à la face du monde, surtout, de ses protecteurs de Paris et du Pentagone.

Ils sont intraitables, les Américains version Donald Trump. Alors que la Force G5 Sahel est une Force antiterroriste destinée à combattre le djihadisme sous toutes ses formes, comme le souhaite le président américain, elle peine, toujours, plusieurs mois après sa création, à trouver les moyens pour fonctionner. Les Français, au départ de la création de cette Force G5 Sahel, ont des idées, mais pas l'argent. Les Américains ont l'argent, pas les idées. Les Américains (qui ont leur propre conception de la répartition des responsabilités sur le plan international) refusent de payer à la place des Français dont le domaine d'intervention de la Force G5 Sahel, est, justement, considéré par Washington comme la zone d'influence de la France. Depuis, on tourne en rond. Cela dit, d'âpres négociations ont eu lieu, ces derniers jours, aux Nations-Unies, à New York, entre Français et Américains. Malgré sa fermeté, l'ambassadrice américaine, Nikki Haley, a quelque peu assoupli sa position. Mais de très peu. Autorisation va être donnée à la MINUSMA de prendre en charge le transport et l'alimentation de la Force G5 Sahel, ainsi que, certaines opérations de logistique quand il faudra, par exemple, implanter une unité anti-djihadiste, quelque part dans le désert malien. Il s'agit, donc, d'un soutien a minima.

C'est quand même invraisemblable que le président du Tchad, Idriss Déby Itno, que ses détracteurs ont surnommé « le sultan », pour justifier le fait que tout le pays et ses ressources lui appartiennent, se fasse corrompre pour la modique somme de 2 millions de dollars (1 milliard de F CFA). C'est une somme modeste. Il y a, donc, anguille sous roche dans cette affaire. Qui cherche à faire vaciller Idriss Déby Itno, depuis qu'il distille des vérités qui n'épargnent personne, pas même, ses grands amis français ? Ce temps où il suffisait qu'un média occidental diffuse une (fausse) nouvelle pour qu'elle soit relayée comme une vérité biblique en Afrique, est, désormais, révolu.
Les Occidentaux doivent cesser de salir, gratuitement, nos dirigeants. Le président tchadien n'est pas un ami du site quotidien afriqueeducation.com. Il a même interdit la vente du bimensuel Afrique Education au Tchad depuis 2008. Il n'a jamais levé cette interdiction. Nous ne demandons même pas qu'il la lève. Il est, donc, tout sauf l'ami de notre groupe de presse. Cela dit, on refuse de croire, comme disent, aujourd'hui, les Américains, qu'il s'est fait corrompre pour 2 (petits) millions de dollars. Nous répétons : Que l'Occident cesse d'insulter nos dirigeants et de les infantiliser (même si certains d'entre eux prêtent le flanc). Qu'il regarde un peu plus près ses propres dirigeants dont les noms se retrouvent en grand nombre dans les Panama Papers et autres dossiers de ce genre, qui montrent qu'ils sont les rois de la corruption (mondiale).