France

Les dentistes du XVIe siècle, qui officiaient sur les foires et places publiques, savaient rassurer les personnes qui avaient mal aux dents et qui devaient les faire arracher ; ils leur faisaient croire qu’elles ne sentiraient aucune douleur, que tout se passerait bien, etc. Mais il était difficile de faire confiance à ces arracheurs de dents, d’autant qu’ils se servaient d’une tenaille ou d’une pince pour “soulager” les pauvres patients. En d’autres termes, ils ne disaient pas la vérité. De ces mensonges éhontés naquit l’expression “mentir comme un arracheur de dents. De nos jours, les plus grands menteurs ne sont plus les arracheurs de dents mais certains politiciens qui, pour se tirer d’affaire, racontent des choses qui n’ont rien à voir avec leurs actes passés ou présents.

La fortune du frère guide, aujourd'hui, disparu, fait toujours parler de lui. Un couple originaire de Limoges (Haute-Vienne en France) vient d'être placé sous contrôle judiciaire. Selon les informations du quotidien, le Parisien, des dizaines de milliers d’euros provenant du pillage dans une banque à Benghazi, en 2017, ont été retrouvés à leur domicile. Ces grosses coupures, en billets « moisis » proviendraient du trésor de l’ex-frère guide, Mu'ammar al Kadhafi. Sur les 160 millions d’euros pillés (105 milliards de F CFA), la moitié serait écoulée en Europe, notamment, en France.

Les biens mal acquis ont plusieurs visages, pas seulement, immobiliers. L'élection présidentielle arrive à grands pas en février 2021 au Congo-Brazzaville. Et Denis Sassou-Nguesso, le dictateur 5 étoiles, sera, une fois de plus, candidat à cette élection malgré le tollé que cela suscite au Congo et au sein de la diaspora congolaise en France. Pour contenir les contestataires et la mauvaise campagne de presse qui arrive, le dictateur se prépare comme il peut.

Le numéro 490 d'octobre d'Afrique Education a été livré à notre distributeur, les MLP (Messageries lyonnaises de presse), mercredi, 30 septembre. Notre direction des ventes qu'assure la société Pagure Presse a prévu une mise en vente chez les marchands de journaux en date du vendredi, 2 octobre. Mais, en France et ce depuis quelques années, l'éditeur propose, le distributeur dispose. Du coup, le numéro d'octobre 2020 d'Afrique Education est resté bloqué dans les entrepôts des MLP par une grève des travailleurs. Les négociations se sont engagées et samedi, 3 octobre, notre directeur des ventes, Eric Boscher, nous a transmis l'information distribution suivante : « Chers éditeurs, Nous sommes parvenus à un accord. Le mouvement social est terminé. Le travail reprend sur nos 3 sites d'exploitation cette nuit, et se poursuivra demain. Le retard à résorber étant conséquent, nous vous remercions néanmoins de maintenir le décalage de vos livraisons à mardi 6 octobre, à l'exception des hebdomadaires que nous pourrons réceptionner dès demain » (fin du courrier de la direction commerciale des MLP).
Au final, le numéro 490 d'octobre 2020 d'Afrique Education sera mis en vente mardi, 6 octobre.
La presse écrite en France connaît un véritable tremblement de terre. La presse panafricaine, quant à elle, vit un tsunami, qui a tué presque tous les titres qui existaient avant la survenue du coronavirus. Ne continuent de paraître que les magazines les plus résistants. A condition d'adopter une périodicité réaliste si on opte pour la version papier. Conséquence, même les hebdomadaires papier d'hier sont devenus des mensuels aujourd'hui.
Afrique Education, de son côté, avait anticipé la difficulté en abandonnant, opportunément, la périodicité bimensuelle en 2016 au profit de la périodicité mensuelle. Ce changement a été compensé par l'érection du site quotidien d'information www.afriqueeducation.com
Ces dispositions d'avant-garde ont (grâce à Dieu) permis à votre magazine préféré de survoler les difficultés provoquées par le coronavirus et d'être encore debout, prêt à affronter tête haute poitrine bombée l'année 2021, avec professionnalisme et responsabilité.
Nous vous invitons à savourer le contenu du numéro 490, surtout, les dossiers sur le Mali, le Congo-Brazzaville, et la Côte d'Ivoire, pays où l'élection va, par la force des choses, être reportée de plusieurs mois. Au moins.

La France ment à elle-même. Dans le secteur de l'aide au développement comme dans d'autres compartiments de sa coopération avec l'Afrique, elle est en chute libre. Pas dans les discours où son grand expert en communication et non banquier d'affaire de l'Elysée, réussit, souvent, devant ses homologues africains, à dire comment Paul est bien habillé alors que tout le monde le voit tout nu. Le Projet de loi de finances (PLF) pour 2021 n'échappe pas à cette démagogie ambiante qui se transmet de président en président, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, en attendant l'extrême-droite. Présenté au Conseil des ministres, le PLF prévoit une hausse de 680 millions d'euros pour les crédits dédiés à la mission de l'Aide publique au développement (APD) et au Fonds de solidarté pour le développement (FSD). C'est juste de la poudre aux yeux quand on sait que la crise mondiale due au coronavirus a changé, nettement, la donne avec un impact social et économique massif sur les pays africains. Ce qu'il y a lieu de faire, c'est une action digne de ce nom sur la dette des pays les plus pauvres, et une révision de l'APD à la hausse. Mais de cela, le jeune président est totalement incapable.

L’actualité nous rappelle que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, doit se poursuivre et se renforcer. L’hebdomadaire d’extrême-droite, « Valeurs actuelles », représente une députée noire (de la France Insoumise) - Danièle Obono - telle une esclave tandis que Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, minimise le racisme dans ce sport (« Il n'y a pas de racisme en football ou très peu »). Nicolas Sarkozy amalgame à la télévision et à une heure de grande écoute les singes, les nègres et les noirs à la suite d’une polémique de plusieurs jours pendant lesquels des personnes ont placé leur énergie à défendre l’emploi du mot « nègre » dans un livre d’Agatha Christie. C'est ce même Sarkozy, alors qu'il effectuait, une visite officielle, le 26 juillet 2007, à Dakar, avait raté l'occasion de se taire, en affirmant : « L'homme africain n'est pas suffisamment entré dans l'histoire ». En amalgamant consciemment singes, nègres et noirs, il n'est pas à son premier essai. Il est un affreux récidiviste. Dans le même temps, les chaînes d’info et notamment « C News » (propriété de Vincent Bolloré « l'Africain »), loin de toute déontologie journalistique, organisent, presque chaque jour que Dieu fait, la montée des malveillances racistes dans la société française dans l'indifférence générale des hommes politiques.

Les choses sont claires pour tout le monde en Centrafrique. Après avoir bénéficié du soutien de la France, au deuxième tour de la présidentielle de 2016, Faustin Archange Touadéra lui a tourné le dos et signé un accord avec la Russie qui englobe l'aspect « Sécurité et Protection personnelle ». Un bon camouflet pour Paris. Mais, très mauvais communicant, le président centrafricain a laissé tout dire sur les raisons de cette volte-face tandis que ses détracteurs montraient son ingratitude envers ceux qui l'avaient aidé à devenir chef de l'Etat. Depuis l'arrivée de la Russie, le Centrafrique est devenu un pays où la France rase les murs. Ou presque. Bref, pour les autorités, le Centrafrique n'est pas la chasse gardée de Paris.
Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq est donc arrivée ce jour, à Bangui, sur un terrain bien (bien) miné. Officiellement, elle vient superviser le transfert d'autorité à la tête de la Mission EUTM-RCA (European Union Training Mission – RCA) entre le général français, Eric Peltier et le général portugais, Paulo Neves de Abreu). Mais, nul doute qu'elle parlera de la présence russe et de la future présidentielle dans le pays où le repositionnement de la France n'est plus évident. En dehors de sa consoeur, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, elle s'entretiendra avec Faustin-Archange Touadéra, à ce sujet, dans l'espace que voudra bien lui affecter le conseiller russe en sécurité du président, qui tient son agenda des audiences.

Après avoir produit un bilan tel qu'il ne se voyait pas en mesure de le défendre, en 2017, laissant du coup les Socialistes être défendus par le candidat, Benoit Hamon, sans réelle envergure nationale, l'ancien chef de l'Etat, qui semble s'être remis de cette déculottée, regrette que le PS ne soit pas dans «la situation la plus brillante qu'il soit» alors qu'il devrait, selon lui, jouer un rôle «pivot» pour faire gagner la gauche en 2022.

Les promesses électorales ne valent que pour ceux qui y croient. “J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération.” Ces propos tenus devant les députés et sénateurs ivoiriens réunis, à Yamoussoukro, le 5 mars 2020, et pour lesquels il reçut, immédiatement, les chaleureuses félicitations d’Emmanuel Macron, Alassane Ouattara les a reniés le 6 août, veille de la fête nationale. Que vaut la parole présidentielle en Côte d'Ivoire ?

Ils ne vont pas s'en sortir avec si peu. Depuis samedi, 29 août, le directeur et le directeur-adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, ce magazine d'extrême-droite, parcourent les rédactions parisiennes pour essayer d'éteindre l'incendie provoqué par leur racisme qu'ils viennent d'étaler au grand jour, dans le dernier numéro de leur magazine où la députée de la France Insoumise, Danièle Obono, est traitée sur huit pages d'esclave. Pas moins. Pour avoir le courage d'une telle publication, il faut soi-même avoir des idées bien arrêtées sur le racisme et ne pas s'en démordre. Comme on sait, Honorable, Danièle Obono, n'a pas encore porté plainte (elle étudie encore une telle possibilité au pénal avec son parti), mais c'est la justice elle-même qui s'est saisie de l'affaire. Car elle est trop (trop) grave. Les choses se passent, aujourd'hui, comme si certaines personnes voulaient détruire la France, ce pays que beaucoup envient à l'étranger.

Jean-Marie Michel Mokoko est en route pour regagner son domicile à Brazzaville en homme libre ou au contraire pour regagner sa cellule à la Maison d'Arrêt ? Emmanuel Macron est quelqu'un d'intelligent, c'est incontestable. On ne devient pas Président de la France à moins de 40 ans par hasard.
 

Danièle Obono est haïe au sein d'une certaine opinion française. Mais, elle est aussi très aimée. Députée de la 17e circonscription de Paris (ce qui n'est pas à la portée de ceux qui l'insultent aujourd'hui dans le magazine Valeurs actuelles), elle fait honneur à la France, cette France multiculturelle bleu-blanc-rouge, black-blanc-beur, qui a gagné deux fois la coupe du monde de football en 1998 et en 2018, et qui porte très haut les valeurs de la France dans le monde.

Après avoir ébranlé le pouvoir d'Emmanuel Macron en 2018, les Gilets Jaunes reviennent en force. Ils s'annoncent en pleine rentrée perturbée par le regain du coronavirus par une première manifestation, qui leur donnera l'occasion de demander ni plus ni moins la démission d'Emmanuel Macron.

Guillaume Soro, exclu de la liste pour le scrutin présidentiel du 31 octobre en Côte d'Ivoire, en appelle à Emmanuel Macron afin qu'il prenne position contre Alassane Ouattara, le président sortant qui brigue un troisième mandat alors que la constitution ivoirienne limite à deux le nombre de mandats. Voici la lettre qu'il vient de faire parvenir au chef de l'Etat français.

Les Français ont-ils la mémoire courte ? A voir comment ils traitent les Africains dans leur pays, il y a lieu de se poser cette question. Les deux guerres mondiales ne sont pourtant pas loin des souvenirs. Qui ne se rappelle que les deux victoires françaises furent préparées en Afrique et que les combattants africains y prirent une part notable ? Aujourd'hui où la France a consacré son amitié avec le pays qui la dominait hier, l'Allemagne, elle a oublié ceux qui étaient là pour l'aider à ne pas se coucher : les combattants africains. Cherchez les noms de combattants africains morts pour la France. Vous ne trouverez (à peu près) rien. Quelle ingratitude !

On savait, depuis plusieurs mois, que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne pouvait passer un weekend, ensemble, avec son homologue français, Emmanuel Macron. Tant les relations entre les deux sont exécrables. Mais, on ignorait à quel point les deux chefs d'Etat se haïssent cordialement. Un nouveau point de cette escalade vient d'être franchie. Ce vendredi, 14 août, en effet, le gouvernement turc a accusé la France de se comporter « comme un caïd », et d'accentuer les tensions en Méditerranée orientale, après le renforcement de la présence militaire française dans cette zone où Ankara et Athènes s’opposent. Il faut dire que la France soutient la Grèce dans ce conflit.

Emmanuel Macron est en train de se demander pourquoi son ami et grand conseiller du moment, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, demande avec insistance à l'un de ses hommes d'affaires préférés, le Breton, Vincent Bolloré, d'étendre son empire médiatique. Déjà propriétaire des chaînes de télévision, Canal + et Cnews, le papivore est, également, invité à acquérir le reste de l'empire médiatique d'Arnaud Lagardère, lui aussi, très proche de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de la radio périphérique, Europe 1, et des hebdomadaires, Paris Match et Le Journal du Dimanche. Et Emmanuel Macron tout inquiet de se demander, « pourquoi tout ça » à deux années d'une périlleuse présidentielle ?

Initié en 2017, le programme Bachelor of Science de l’Ecole polytechnique a célébré, le 17 juillet, ses premiers diplômés. Accueillis dans les meilleures universités du monde à l’issue de leur formation, les étudiants du Bachelor de l’X (Ecole polytechnique de Paris) ont bénéficié d’un enseignement hautement sélectif et pluridisciplinaire dispensé exclusivement en anglais. Ces destinations prestigieuses accordées aux étudiants diplômés du Bachelor confirment la qualité et l'excellence de ce programme, et attestent de la dimension internationale de ce cycle de formation.
9 étudiants africains ou binationaux sont sortis, aussi, le 17 juillet. Il s'agit de :
1 étudiante franco-ivoirienne
5 étudiants marocains
1 étudiante sud-africaine qui était passée par le Kenya
1 étudiant tunisien
1 étudiant égyptien

La police a annoncé le démantèlement d’un réseau de fausse monnaie lié à la Camorra (mafia italienne liée à la drogue), dans trois pays européens, à savoir, la France, l'Italie et la Belgique. Huit millions d’euros ont été saisis ainsi que 8 millions d’euros de biens.

Un véhicule banalisé avec des militaires français à l'intérieur, a essuyé des tirs, lundi, 13 juillet, près de la résidence privée du chef de l'Etat, à N'Djamena. Le véhicule est suspecté d'avoir pris des photos. Pourquoi faire ? Presque la même scène s'était produite, le 9 juin dernier, devant la présidence, entre la garde de Déby et les soldats de Barkhane. La garde présidentielle avait ouvert le feu contre les soldats de Barkhane créant une peur panique dans la capitale où la nouvelle s'était répandue comme une trainée de poudre.