France

De nouvelles règles pour les voyageurs venant d'un pays extérieur à l'Union européenne, vont s'appliquer à partir de lundi, 18 janvier, et ce pour une période indéterminée. Ce type de voyageurs devra présenter un test négatif au Covid-19 avant de partir. Ils devront, aussi, s’engager à s’isoler pendant sept jours une fois arrivés en France, puis, à refaire un test PCR. La France durcit, donc, les mesures pour ceux des Non-Européens qui arrivent sur son sol, pour la bonne cause.

 

L’ancien premier ministre français, Edouard Balladur, a annoncé ce lundi, 04 janvier, l’ouverture prochaine de ses archives sur le Rwanda, à quelques semaines de la remise d’un rapport d’historiens sur le rôle controversé de Paris pendant le génocide de 1994. Pourquoi Balladur prend-il les devants comme s'il avait quelque chose à se reprocher ?

Le premier ministre français, Jean Castex, est à N'Djamena, au Tchad, depuis le 31 décembre. Il est venu soutenir les troupes de la force antiterroriste Barkhane à l'occasion du Nouvel An au moment où trois soldats français ont trouvé la mort, lundi, au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale, au passage de leur véhicule blindé. Une pas bonne nouvelle du tout quand on s'apprête à réveillonner avec Barkhane.

La France veut réformer son aide au développement pour "proposer une autre voie" à ses partenaires en Afrique, face à de nouveaux acteurs comme la Chine, la Russie, la Turquie, ont annoncé, jeudi, 17 décembre, les ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de l'Economie, Bruno Le Maire. Le problème, c'est que l'Afrique ne veut pas l'aumône française. L'Afrique ne veut pas d'«aide » venant de la France. Car si l'aide pouvait développer, au moins, un pays d'Afrique noire francophone serait, déjà, développé. Mais, on en est très loin. Les anciennes colonies françaises d'Afrique sont parmi les pays les plus pauvres du monde. Qui peut le nier alors que ces pays ont, tous, un sous-sol très riche et exploité de manière unilatérale par la France. L'« aide » est, en fait, détournée par les élites politiques françaises et africaines et n'a jamais, réellement, atteint les peuples vers qui elle est destinée. Plus grave, il ne s'agit pas d'«aide » à proprement parler car les fonds de celle-ci proviennent, en grande partie, du compte d'opération du Trésor français qui gère les dépôts F CFA des 14 pays africains membres. Ces immenses sommes placées sur les marchés financiers, produisent, nécessairement, des intérêts colossaux qui, eux, selon le bon vouloir de Paris, sont prêtés ou alloués au titre des subventions ou autres aides budgétaires de différentes sortes, à des Etats africains concernés. Autrement dit, on ne peut pas parler d'«aide » quand la France utilise les intérêts de l'argent des pays africains pour leur allouer des concours financiers. C'est juste un abus de langage et de positionnement. 

 

Le président, Emmanuel Macron, s’isolera pendant sept jours et assurera ses activités à distance, précise l'Elysée. Testé positif au coronavirus, il n'a pas précisé dans quelle circonstance il a dû contacter ce terrible virus. On sait juste que ses cas contacts sont par exemple, le premier ministre, Jean Castex, et le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand. Ces deux hauts responsables de l'Etat vont, également, s'isoler à titre de précaution.

 

Que ne ferait donc pas le jeune président pour essayer de diminuer la catastrophique image de la France en Afrique ? En Afrique, on a fini par comprendre que c'était une question de vie ou de mort pour la France : ou bien, elle adopte une politique transparente et digne d'un grand pays qui défend ses intérêts en Afrique de la façon la plus honnête comme l'Angleterre, l'ex-puissance coloniale, défend les siens en Afrique sans que cela ne puisse faire hurler personne. Ou bien, elle continue sa politique françafricaine qui consiste à soutenir contre vents et marées des dirigeants honnis par les peuples comme l'Ivoirien, Alassane Ouattara, qui fut placé à la tête de la Côte d'Ivoire, en 2011, par Nicolas Sarkozy afin de consolider les intérêts de la France dans les pays de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). La France, du général de Gaulle au jeune président Macron, vibre au même diapason en Afrique : la gauche comme droite, c'est du pareil au même. Les deux font la même politique en Afrique : soutien aux dictateurs placés à la tête des Etats pour préserver les intérêts hexagonaux le cas échéant en fermant les yeux lors des fraudes électorales, manœuvres diverses afin que l'armée française, présente sur le continent, ne le quitte jamais, afin de reconquérir certains espaces, parfois, en faisant semblant d'oeuvrer pour la paix après avoir agi en sous-main pour qu'il y ait des crises. Les exemples sont multiformes et peu de pays francophones d'Afrique échappent à cette analyse. C'est l'intervention du sapeur pompier après avoir été le pyromane en chef.

Une telle attitude vue, actuellement, au Nord-Mali où les militaires arrivés au pouvoir par un coup d'état salvateur, cherchent à changer la donne en négociant directement avec les Maliens du Nord devenus djihadistes par la force des choses, est de plus en plus dénoncée dans les réseaux sociaux. Les Africains sont, donc, de plus en plus au courant de la façon dont l'impérialisme (qu'il soit occidental, russe, chinois ou turque) se comporte dans leurs pays. C'est un grand pas en avant pour les Africains car une maladie bien diagnostiquée est à moitié guérie.

 

L'assassin de Samuel Paty a été enterré dimanche, 6 décembre, en Tchétchénie. Il a été célébré comme un héros national par une partie de la population.

 

L'hypocrisie des hommes fait qu'on ne parle pas mal d'un mort, du moins, tant qu'il n'est pas mis sous terre. Cela est-il valable pour ceux qui ont, foncièrement, consciemment, maintenu l'Afrique dans sa catastrophique situation actuelle ? On pense que Non. Les Africains doivent cesser de pleurer ceux qui leur ont fait du mal et réfléchir à la façon de corriger cette fâcheuse situation. C'est pourquoi l'Afrique ne pleurera pas Valéry Giscard d'Estaing (VGE).

 

L’affaire, baptisée « Uraniumgate », avait éclaté en février 2017, avec la publication, dans l’hebdomadaire nigérien, Le Courrier, de documents portant sur la vente à l’automne 2011 d’une importante quantité d’uranium pour 320 millions de dollars. Le Parquet national financier (PNF), en France, a ouvert une information judiciaire, notamment, pour « corruption » visant Areva, devenu Orano, dans une affaire de courtage d’uranium nigérien en 2011, qui s’était traduite par d’importantes pertes pour le groupe nucléaire, a-t-il indiqué ce mercredi, 25 novembre. Il s'agit d'une affaire typique de la Françafrique telle que les pays africains francophones en vivent, régulièrement, et qui, pour la majorité, ne finissent, malheureusement, pas au tribunal comme Uraniumgate. Conséquence, les Africains ont tort de demander (humblement), (respectueusement), aux autorités françaises de mettre fin à la Françafrique. Elles ne mettront jamais fin à la Françafrique. Car c'est comme si on vous demandait d'arrêter de manger (avec appétit) dans une affaire où il n'y a que des avantages pour vous, sous prétexte que vous piétinez les principes moraux et de justice. Les Nigériens savent ce qu'il leur reste à faire : nationaliser leur uranium et signer de vrais contrats gagnant-gagnant, avantageux pour leur peuple qui croupit dans une misère sans nom. Le Niger est l'un des trois pays les plus pauvres du monde. Et le plus pauvre d'Afrique.

 

Que le président français se soit rallié à l’idée que Dramane Ouattara voulait partir du pouvoir mais qu’il a décidé de se représenter pour la seconde fois par devoir, qu’il l’ait félicité ensuite pour sa “réélection” ne peut choquer que ceux qui ont déjà oublié que ce dernier fut installé au pouvoir en avril 2011 par le voyou et inculte Nicolas Sarkozy à coups de bombes qui firent des milliers de morts et de blessés graves. C’est l’inverse, c’est-à-dire, la condamnation du viol de la Constitution ivoirienne par celui qui est censé la protéger, qui eût surpris.

 

La politique de la France sur les statistiques ethniques ne permet pas de dire combien il existe d'Africains-Français qui votent en France. Car au regard de la constitution française, un Français est un Français qu'il soit de souche, d'origine ou par le lien du mariage. La devise (liberté, égalité, fraternité) le prouve. Cela dit, sur les 48 millions de Français en âge de voter, plus ou moins, un bon dixième est d'origine africaine, l'Afrique vue ici au sens large avec les trois pays du Maghreb qui apportent le plus gros bataillon d'électeurs. Mais, tout compte fait (et en excluant les Africains-Français originaires des Antilles et dont les modes de pensée ne sont pas éloignés de ceux de leurs frères qui viennent du continent noir, on n'est pas loin du million.

 

Ce n'est pas Afrique Education qui a inventé le chiffre de 8%. Validé par les Occidentaux (la France en tête et repris par la presse française), ce taux est celui du nombre de votants ivoiriens, et non les 53% de la CEI (aux ordres) que préside Ibrahime Coulibaly. De la pure rigolade car personne ne sait où il est parti chercher ces 53%. Autrement dit, « le menteur d'Abidjan » n'a pas grand monde qui le soutient en Côte d'Ivoire même s'il jure que si l'opposition unie avait permis le vote, il aurait obtenu beaucoup plus de votants. Peut-être. Mais, la réalité d'aujourd'hui est que pas grand-monde l'a élu.

 

Manifestations, boycott, insultes… Vives réactions au Proche-Orient après les propos d'Emmanuel Macron. Des produits français ont été retirés des rayons de certaines enseignes au Qatar et des agences de voyage au Koweït ont suspendu des réservations de vols vers la France.

Les dentistes du XVIe siècle, qui officiaient sur les foires et places publiques, savaient rassurer les personnes qui avaient mal aux dents et qui devaient les faire arracher ; ils leur faisaient croire qu’elles ne sentiraient aucune douleur, que tout se passerait bien, etc. Mais il était difficile de faire confiance à ces arracheurs de dents, d’autant qu’ils se servaient d’une tenaille ou d’une pince pour “soulager” les pauvres patients. En d’autres termes, ils ne disaient pas la vérité. De ces mensonges éhontés naquit l’expression “mentir comme un arracheur de dents. De nos jours, les plus grands menteurs ne sont plus les arracheurs de dents mais certains politiciens qui, pour se tirer d’affaire, racontent des choses qui n’ont rien à voir avec leurs actes passés ou présents.

La fortune du frère guide, aujourd'hui, disparu, fait toujours parler de lui. Un couple originaire de Limoges (Haute-Vienne en France) vient d'être placé sous contrôle judiciaire. Selon les informations du quotidien, le Parisien, des dizaines de milliers d’euros provenant du pillage dans une banque à Benghazi, en 2017, ont été retrouvés à leur domicile. Ces grosses coupures, en billets « moisis » proviendraient du trésor de l’ex-frère guide, Mu'ammar al Kadhafi. Sur les 160 millions d’euros pillés (105 milliards de F CFA), la moitié serait écoulée en Europe, notamment, en France.

Les biens mal acquis ont plusieurs visages, pas seulement, immobiliers. L'élection présidentielle arrive à grands pas en février 2021 au Congo-Brazzaville. Et Denis Sassou-Nguesso, le dictateur 5 étoiles, sera, une fois de plus, candidat à cette élection malgré le tollé que cela suscite au Congo et au sein de la diaspora congolaise en France. Pour contenir les contestataires et la mauvaise campagne de presse qui arrive, le dictateur se prépare comme il peut.

Le numéro 490 d'octobre d'Afrique Education a été livré à notre distributeur, les MLP (Messageries lyonnaises de presse), mercredi, 30 septembre. Notre direction des ventes qu'assure la société Pagure Presse a prévu une mise en vente chez les marchands de journaux en date du vendredi, 2 octobre. Mais, en France et ce depuis quelques années, l'éditeur propose, le distributeur dispose. Du coup, le numéro d'octobre 2020 d'Afrique Education est resté bloqué dans les entrepôts des MLP par une grève des travailleurs. Les négociations se sont engagées et samedi, 3 octobre, notre directeur des ventes, Eric Boscher, nous a transmis l'information distribution suivante : « Chers éditeurs, Nous sommes parvenus à un accord. Le mouvement social est terminé. Le travail reprend sur nos 3 sites d'exploitation cette nuit, et se poursuivra demain. Le retard à résorber étant conséquent, nous vous remercions néanmoins de maintenir le décalage de vos livraisons à mardi 6 octobre, à l'exception des hebdomadaires que nous pourrons réceptionner dès demain » (fin du courrier de la direction commerciale des MLP).
Au final, le numéro 490 d'octobre 2020 d'Afrique Education sera mis en vente mardi, 6 octobre.
La presse écrite en France connaît un véritable tremblement de terre. La presse panafricaine, quant à elle, vit un tsunami, qui a tué presque tous les titres qui existaient avant la survenue du coronavirus. Ne continuent de paraître que les magazines les plus résistants. A condition d'adopter une périodicité réaliste si on opte pour la version papier. Conséquence, même les hebdomadaires papier d'hier sont devenus des mensuels aujourd'hui.
Afrique Education, de son côté, avait anticipé la difficulté en abandonnant, opportunément, la périodicité bimensuelle en 2016 au profit de la périodicité mensuelle. Ce changement a été compensé par l'érection du site quotidien d'information www.afriqueeducation.com
Ces dispositions d'avant-garde ont (grâce à Dieu) permis à votre magazine préféré de survoler les difficultés provoquées par le coronavirus et d'être encore debout, prêt à affronter tête haute poitrine bombée l'année 2021, avec professionnalisme et responsabilité.
Nous vous invitons à savourer le contenu du numéro 490, surtout, les dossiers sur le Mali, le Congo-Brazzaville, et la Côte d'Ivoire, pays où l'élection va, par la force des choses, être reportée de plusieurs mois. Au moins.

La France ment à elle-même. Dans le secteur de l'aide au développement comme dans d'autres compartiments de sa coopération avec l'Afrique, elle est en chute libre. Pas dans les discours où son grand expert en communication et non banquier d'affaire de l'Elysée, réussit, souvent, devant ses homologues africains, à dire comment Paul est bien habillé alors que tout le monde le voit tout nu. Le Projet de loi de finances (PLF) pour 2021 n'échappe pas à cette démagogie ambiante qui se transmet de président en président, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, en attendant l'extrême-droite. Présenté au Conseil des ministres, le PLF prévoit une hausse de 680 millions d'euros pour les crédits dédiés à la mission de l'Aide publique au développement (APD) et au Fonds de solidarté pour le développement (FSD). C'est juste de la poudre aux yeux quand on sait que la crise mondiale due au coronavirus a changé, nettement, la donne avec un impact social et économique massif sur les pays africains. Ce qu'il y a lieu de faire, c'est une action digne de ce nom sur la dette des pays les plus pauvres, et une révision de l'APD à la hausse. Mais de cela, le jeune président est totalement incapable.

L’actualité nous rappelle que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, doit se poursuivre et se renforcer. L’hebdomadaire d’extrême-droite, « Valeurs actuelles », représente une députée noire (de la France Insoumise) - Danièle Obono - telle une esclave tandis que Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, minimise le racisme dans ce sport (« Il n'y a pas de racisme en football ou très peu »). Nicolas Sarkozy amalgame à la télévision et à une heure de grande écoute les singes, les nègres et les noirs à la suite d’une polémique de plusieurs jours pendant lesquels des personnes ont placé leur énergie à défendre l’emploi du mot « nègre » dans un livre d’Agatha Christie. C'est ce même Sarkozy, alors qu'il effectuait, une visite officielle, le 26 juillet 2007, à Dakar, avait raté l'occasion de se taire, en affirmant : « L'homme africain n'est pas suffisamment entré dans l'histoire ». En amalgamant consciemment singes, nègres et noirs, il n'est pas à son premier essai. Il est un affreux récidiviste. Dans le même temps, les chaînes d’info et notamment « C News » (propriété de Vincent Bolloré « l'Africain »), loin de toute déontologie journalistique, organisent, presque chaque jour que Dieu fait, la montée des malveillances racistes dans la société française dans l'indifférence générale des hommes politiques.

Les choses sont claires pour tout le monde en Centrafrique. Après avoir bénéficié du soutien de la France, au deuxième tour de la présidentielle de 2016, Faustin Archange Touadéra lui a tourné le dos et signé un accord avec la Russie qui englobe l'aspect « Sécurité et Protection personnelle ». Un bon camouflet pour Paris. Mais, très mauvais communicant, le président centrafricain a laissé tout dire sur les raisons de cette volte-face tandis que ses détracteurs montraient son ingratitude envers ceux qui l'avaient aidé à devenir chef de l'Etat. Depuis l'arrivée de la Russie, le Centrafrique est devenu un pays où la France rase les murs. Ou presque. Bref, pour les autorités, le Centrafrique n'est pas la chasse gardée de Paris.
Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq est donc arrivée ce jour, à Bangui, sur un terrain bien (bien) miné. Officiellement, elle vient superviser le transfert d'autorité à la tête de la Mission EUTM-RCA (European Union Training Mission – RCA) entre le général français, Eric Peltier et le général portugais, Paulo Neves de Abreu). Mais, nul doute qu'elle parlera de la présence russe et de la future présidentielle dans le pays où le repositionnement de la France n'est plus évident. En dehors de sa consoeur, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, elle s'entretiendra avec Faustin-Archange Touadéra, à ce sujet, dans l'espace que voudra bien lui affecter le conseiller russe en sécurité du président, qui tient son agenda des audiences.