Gabon

Le principal enseignement à tirer du discours du non moins distingué camarade député du PDG, Alexandre Barro Chambrier, du courant, Héritage et Modernité, qui a le vent en poupe, c'est que le PDG hérité du patriarche Ondimba, a, désormais, deux candidats à la prochaine présidentielle : BOA et ABC.

Quand on vous dit que Bongo Ondimba Ali (BOA) a perdu le sommeil. Une preuve supplémentaire : le limogeage de Barro Chambrier et deux de ses amis du parti, à trois jours du congrès d'investiture. De quoi BOA a-t-il peur ?

Au Gabon, pas la peine de s'adresser à un juge. Inutile de recourir aux lois de la République, si c'est pour contrarier l'autorité suprême. La loi est sélective et les magistrats sont aux ordres du Palais du Bord de Mer. Dès lors, pourquoi aller aux élections ?

Bongo Ondimba Ali (BOA) est en train de vouloir mettre le Gabon à feu et à sang. Au vu et au su de la communauté internationale. On n'en est pas encore à ramasser des cadavres au petit matin comme à Bujumbura. Mais on n'en est plus très loin. Pays de paix et de concorde du patriarche Ondimba, le Gabon, sous son fils indigne, risque de devenir, bientôt, une destination à déconseiller aux touristes occidentaux.

Prenant la hiérarchie de son parti de court, y compris Faustin Boukoubi, son secrétaire général, Bongo Ondimba Ali (BOA) s'est déclaré, en pleine forêt équatoriale, candidat à sa propre succession. Devant les arbres et les oiseaux, et quelques dizaines d'ouvriers d'un chantier (pas à l'abandon comme beaucoup d'autres) plus amusés qu'autre chose.

Spécialiste des coups d'éclat, le très incisif magistrat et non moins président d'une aile de l'UPG, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, devait saisir, ce lundi, la justice pour exiger la radiation du chef de l'Etat des listes électorales.

Qu'est-ce-qui ne tourne pas rond chez Manuel Valls, le jeune premier ministre de France ? Au moment où il fait tout pour plaire et décoller dans les sondages, il récolte moins que des miettes, pour dire, rien du tout. Sinon des engueulades parfois.

Maixent Accrombessi, l'homme le plus puissant du Gabon, et directeur de cabinet de Bongo Ondimba Ali (BOA) vient, encore, de frapper. Cette fois, il ne s'agit pas de Gabonais, mais de ses propres compatriotes, les Béninois de Sikka TV, à Cotonou.

Sacré Maixent Accrombessi ! S'il n'avait pas existé, il aurait fallu le créer. Heureux qu'il soit là, Ya Maixent ! L'homme qui fait la pluie et le beau temps connaît tellement les femmelettes hommes politiques du Gabon qu'il a fait imploser l'Union nationale en un temps trois mouvements.

On n'a, rarement, vu Jean Ping, aussi, décidé. « Le Chinois » comme l'appelait, affectueusement, le patriarche, a, vraiment, juré de libérer le Gabon des griffes des « mercenaires ». Il a tout ce qu'il faut pour prendre le Palais du Bord de Mer en août.

Le Gabon commence à oublier ses fils et filles de l'étranger. Ce n'est pas judicieux à sept mois de la présidentielle. Les salaires dans certaines de ses représentations diplomatiques ne sont pas payés depuis plusieurs mois. Parfois, même internet est coupé.

La campagne présidentielle commence avant l'heure. Du côté du pouvoir comme de l'opposition. En réalité, les Gabonais éludent les questions qui fâchent et ils ne sont pas courageux pour crever l'abcès, qui paralyse le bon fonctionnement du pays.

Ce serait beau que Pierre-Emerick Aubameyang, l'emblématique capitaine des Panthères du Gabon, et sociétaire du Borussia Dortmund, soit sacré Ballon d'or africain, demain, à Abuja. Ce serait un véritable rayon de soleil dans le ciel gabonais qui en a bien besoin.

Certains la disent désespérée, convaincue que les coups bas vont faucher son fils dans son ambition de vouloir se succéder à lui-même, en 2015. Lasse des divisions qui minent le pouvoir, « la mama » sort un disque pour booster la (future) candidature de son fils. Si la rébellion, en constitution, pour le faire partir de force, du pouvoir, laissera faire.

Est-il vrai que le Gabon s'achemine, dans quelques mois, vers une présidentielle que d'aucuns considéraient, hier, comme étant de tous les dangers pour le titulaire du poste ? Aujourd'hui, il n'en est rien et ce serait même bénéfique pour le pouvoir actuel d'organiser une présidentielle anticipée.

Les démissions se suivent en cascade au sein du PDG avec comme conséquence, l'affaiblissement du chef de l'Etat dont la candidature à l'élection présidentielle de 2016, est attendue.

La décision de la justice française relance (pas le débat) mais la polémique sur les origines du président du Gabon, Ali Bongo Ondimba.

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C'est un coup de tonnerre qui éclate dans le ciel gabonais. Annoncée depuis quelque temps, la démission de Jean-François Ntoutoume Emane a été officialisée, vendredi, 2 octobre, lors d'un réquisitoire de trois heures contre la gestion d'Ali Bongo Ondimba.
La fête était belle à l'ambassade du Gabon où l'ambassadeur, Ngoyo Moussavou et Madame, recevaient les amis du Gabon et leurs compatriotes, à l'occasion du 55e anniversaire de l'indépendance.
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Du jamais vu au Gabon : le pouvoir en prend pour son grade après avoir tenté de décapiter l'opposition.