Gabon

La mauvaise foi de Bongo Ondimba Ali (BOA) a, déjà, fait le tour du monde. Même les habitants du Pôle Nord savent que ce chef d'Etat de l'Afrique centrale, bien que, correctement, battu à l'élection présidentielle du 27 août par son rival, Jean Ping, refuse de quitter le pouvoir. Parti sur cette base, que peut, concrètement, faire la Mission de l'Union africaine attendue à partir de jeudi au Gabon ?

Le patron des armées gabonaises vient de démissionner. A la suite de celle du deuxième vice-premier ministre ministre de la Justice des Droits humains garde des Sceaux, Dr Séraphin Moundounga. C'est un autre coup dur pour l'ancien ministre de la Défense devenu chef de l'Etat, Bongo Ondimba Ali (BOA). Les hauts gradés de l'armée (c'est une litote), retirent, peu à peu, leur soutien à BOA. Rappel : la troupe avait, massivement, voté Jean Ping, le 27 août dernier.

L'édifice de Bongo Ondimba Ali (BOA) commence à se craqueler. Sérieusement. Ce lundi, 5 septembre 2016, son vice-premier ministre ministre de la Justice, des droits humains, garde des sceaux, Dr Séraphin Moundounga, a jeté l'éponge. Il quitte le navire de BOA en perdition pour dénoncer la fraude électorale massive orchestrée par le régime en place.

Tout semble mis en place, au niveau de l'Union africaine (UA), pour aider le (petit) putschiste de Libreville, Bongo Ondimba Ali (BOA) à réussir son hold up électoral, dans le Haut-Ogooué. Son soutien à son homologue gabonais ayant été vite démasqué par www.afriqueeducation.com, le président en exercice de l'UA, le Tchadien, Idriss Déby Itno, veut changer de fusil d'épaule. Mais Jean Ping qui connaît l'UA (comme sa poche) reste sur ses gardes.

Comme à son habitude, le parti français, EELV (Europe Ecologie Les Verts), n'est pas tendre avec la gouvernance du (petit) putschiste de Libreville. Voici son communiqué.

Président du Tchad et président en exercice de l'Union africaine (UA), Idriss Déby Itno peut-il continuer à être, à la fois, juge et partie dans le dossier du Gabon ? Afrique Education avait annoncé, samedi, 3 septembre, qu'il a fourni la logistique et les soldats (mercenaires) à Bongo Ondimba Ali (BOA) alors que le continent africain attend de lui, une neutralité à toute épreuve, dans le dossier Gabon. Nous avons expliqué que c'est pour cette raison que l'UA qu'il préside reste quasi-silencieuse. Quelques heures, après cet article, il a pondu un communiqué. Dans lequel il ne dit rien de bon.

Idriss Déby Itno n'a qu'à démentir cette information s'il s'estime diffamé. Mais www.afriqueeducation.com est sûr de son scoop : alors qu'il occupe les fonctions de président en exercice de l'Union africaine (UA), Déby Itno a eu le courage d'envoyer, ni vu ni connu, du matériel militaire et des soldats pour soutenir le passage en force du (petit) putschiste de Libreville, Bongo Ondimba Ali (BOA). Par cet acte de haute trahison à l'endroit du peuple gabonais, il n'est plus qualifié pour présider aux destinées de l'UA.

A force de courir dans tous les sens et de passer de longues nuits sans fermer l'oeil, Bongo Ondimba Ali (BOA) va finir par perdre quelques kilogrammes. On en pleure presque, mais, après tout, n'est-ce pas bon pour sa santé ? Trêve de plaisanterie : qu'il sache que ses gesticulations actuelles ne peuvent pas détourner le peuple gabonais de son objectif : le départ du petit putschiste du Palais du Bord de Mer après avoir été, correctement et sévèrement, battu par Jean Ping.

Après s'être enfermé dans un refus de (re)compter les voix, bureau de vote par bureau de vote, dans la province du Haut-Ogooué, Bongo Ondimba Ali (BOA) voit sa marge de manœuvre se rétrécir considérablement. Il ne se trouve personne, dans le monde, et encore, dans la sous-région de l'Afrique centrale, pour le soutenir dans son jusqu'au boutisme actuel. Il n'est pas certain que son régime soit encore aux commandes du pays d'ici le début de la semaine prochaine.

Vingt-quatre heures après son coup d'état, Bongo Ondimba Ali (BOA) a peur de faire l'objet, lui-même, d'un coup d'état militaire. Conséquence, il a fermé internet et les réseaux sociaux pour un ultime instinct de survie. RSF appelle au calme afin que l'information circule à nouveau au Gabon.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a convoqué un conseil de ministres, ce matin, au Palais du Bord de Mer. Objectif : répondre Niet aux appels du pied de la communauté internationale pour clarifier les votes du Haut-Ogooué. Sans attendre, la cheffe de la diplomatie européenne lui adresse une autre cinglante réponse à la réponse de BOA.

« Occupez-vous de ce qui vous regarde », voilà ce que semble dire Bongo Ondimba Ali (BOA) aux Américains, Européens et Français, qui lui ont dit, tour à tour, ces derniers temps, d'accepter la transparence, dans le Haut-Ogooué, en publiant les résultats, bureau de vote par bureau de vote. En bon jouisseur du pouvoir et de ses acquis, BOA dit Niet. Même si, au passage, il faudra sacrifier 1.800.000 Gabonais.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a cherché à garder son pouvoir par tous les moyens. Il a réussi, mais pour combien de temps ? Car rien ne va être fait pour lui faciliter la gestion de son pouvoir usurpé.

La désinformation bat son plein du côté de Bongo Ondimba Ali (BOA). En réalité, il est en totale perdition. Sa victoire annoncée, il y a peu sur www.afriqueeducation.com est une fausse victoire. Toujours le faux et encore le faux chez lui. Nous corrigeons cette erreur en vous demandant pardon.

Le Gabon va très mal cette fin de matinée du 31 août. Alors que les statistiques lui étaient favorables, Jean Ping vient d'être déclaré battu par Bongo Ondimba Ali (BOA). La CENAP et le ministre de l'Intérieur ont réussi à inverser les tendances. Ping a demandé le ré-comptage des votes. Les troubles risquent de commencer.

Le dépouillement final à la CENAP est, anormalement, long pour qu'il n'y ait aucune place à la fraude. Il est lent mais sûr. C'est l'essentiel. Jean Ping conserve toute son avance même si dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA), on crie, aussi, qu'on va gagner, sans expliquer comment.

La doctrine de Bongo Ondimba Ali (BOA) est militaire : on n'organise pas une élection pour la perdre. Autrement dit, le prochain président de la République, c'est « Moi ou Personne ». Ce qui, hier, n'était qu'une rumeur, semble se vérifier, aujourd'hui, malgré la gamelle qu'il vient de ramasser à l'élection présidentielle. Ayant refusé de partir de son propre chef, BOA attendrait, plutôt, qu'on le jette dehors. Comme un malpropre, brutalement, et sans la manière.

Le Gabon retient son souffle alors que les données du problème sont simples. Bongo Ondimba Ali (BOA) ne peut plus jouer la montre. C'est trop dangereux pour le Gabon.

Pour couper l'herbe sous les pieds des émergents du Palais du Bord de Mer, le candidat élu, Jean Ping, a pris les devants en convoquant, il y a quelques heures, les journalistes gabonais et de la presse internationale, pour remercier les Gabonais de l'avoir élu président de la République.

Les partisans de Bongo Ondimba Ali (BOA) ne tiennent plus en place. Anticipant l'annonce de la défaite électorale de BOA qui n'est plus qu'une question d'heures, voire, de jours, ils ont annoncé, dès samedi, soir, sa victoire, bravant, ainsi, les interdits du ministre de l'Intérieur et de la Commission électorale. Une heure après, Jean Ping, lui, a sorti les (vrais) chiffres sur 40% des votes, qui l'annoncent vainqueur à 68%. Sylvia, l'épouse bien aimée de BOA préparerait, déjà, les valises, en prévision du grand déménagement.