Ghana

C'est vraiment un sale temps pour l'Afrique. Le continent, malgré les efforts, reste, encore, sous l'emprise des anciennes puissances coloniales et assimilées. L'exemple le plus patent vient du Ghana, pays qui a vu naître le panafricaniste, Kwame N'Krumah, et qui vient de voir mourir, un digne fils appelé, ancien capitaine d'aviation, Jerry Rawlings. Mais, alors que ce pays, qui, traditionnellement, montre la voie à suivre à l'Afrique, il a, malheureusement, vu accéder au pouvoir, il y a 5 ans, l'avocat, Nana Akufo-Addo. Ce dernier est, en fait, un des piliers de la Françafrique, au sein de la CEDEAO, aux côtés de l'incontournable, Alassane Ouattara. La différence, c'est que lui ne se montre pas et ne fait pas de bruit. Il agit quand c'est opportun. Ouattara, au contraire, se veut le champion toutes catégories de la défense des intérêts français en Afrique noire. Il veut qu'on le sache et fait tout pour remplir cette mission. C'est d'ailleurs lui, qui avait montré l'intérêt au président français, Emmanuel Macron, de faire un tour au Ghana, lors de sa visite africaine, le 30 novembre 2017. Ce fut une grande première dans ce pays pour un chef d'Etat français. Macron y était-il allé pour faire du tourisme ? Que non ! Il y était allé pour adouber un nouvel allié de la Françafrique. Et en bon élève, Akufo-Addo a bien managé pour les intérêts de la Françafrique, l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire fin octobre.

 

En novembre 1995, devant les Assises de Rouen (France), s’ouvrait le procès des membres de l’équipage du cargo Mc Ruby. Au terme du procès, qui dura près de 4 semaines, cinq des marins (Vladimir Ilnitskiy, Valéry Artemenko, Oleg Mikhailevskiy, Petr Bondarenko et Sergueï Romashenko) furent condamnés à 20 ans de réclusion criminelle pour séquestration et assassinat grâce au témoignage de Kingsley Ofosu, l’unique rescapé de cette barbarie. Originaire de Takoradi, le jeune Ghanéen était monté clandestinement dans ce navire, le 24 octobre 1992, parce que son rêve était d’étudier et de devenir ingénieur dans l'automobile, une possibilité que ne pouvait lui offrir son pays où “il faut beaucoup d’argent pour aller à l'école”. C’est lui, Ofosu, qui raconta à la police, puis, aux juges de Rouen comment ses huit compagnons furent tabassés, puis, abattus à l’arme à feu avant d’être jetés par-dessus bord dans la nuit du 2 au 3 novembre 1992.

 

Morte, jeudi, 24 septembre 2020, sa mère, Victoria Agbotui, avait été enterrée, en octobre, après 101 années de vie sur terre. On pensait que son fils, Jerry, suivrait ses traces. Le sort en a décidé autrement puisque c'est le coronavirus qui l'emporte, ce jeudi, 12 novembre, à l'âge de 73 ans, alors qu'il avait toujours eu bonne mine, lui, le bon vivant qu'il fut toute sa vie.

 

Le président, Henri Konan Bédié, au nom de l'opposition ivoirienne unie, avait appelé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations-Unies, à se saisir du dossier ivoirien, lors du giga-meeting de samedi, 10 octobre 2020. Quarante huit heures plus tard, à peine, soit, lundi, 12 octobre 2020, le chef de l'Etat du Ghana, président en exercice de la CEDEAO, a dépêché un jet spécial pour chercher le président Bédié et sa délégation pour les conduire à Accra. Pourquoi ?

Si lors de ces nombreuses visites à l'intérieur du pays, Alassane Ouattara a souvent annoncé un Coup KO et donné une image de sérénité, eh bien, c'est une bien belle fausse impression. Son inquiétude grandit à mesure que la date de l'ouverture officielle de la campagne approche et que le mot d'ordre de désobéissance civile de l'opposition monte en puissance. Le giga-meeting du 10 octobre a fini par le convaincre que ses jours à la tête de la Côte d'Ivoire étaient comptés : Un million de personnes étaient attendues dont les 2/3 ont été bloquées par les policiers et gendarmes dans leurs cars dans les environs d'Abidjan. Après avoir vu cette démonstration de force (après celle de Yamoussoukro lors de l'investiture de Bédié il y a quelques semaines), il a, très rapidement, dépêché son directeur de cabinet voir le président ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, qui rentrait de Bamako. Objectif : ouvrir une négociation avant l'organisation de la présidentielle. D'autre part, Ouattara a demandé à Akufo-Addo d'intervenir en sa faveur auprès du roi des Ashanti, Otumfuo Nana Osei Tutu II, pour qu'il parle à Henri Konan Bédié. Les Ashanti sont une communauté peuplant le Ghana et la Côte d'Ivoire, à laquelle appartient Henri Konan Bédié. Pour la petite histoire, le roi Otumfuo a accédé au trône en 1999 au moment où le président Bédié, lui, perdait le pouvoir à Abidjan, en décembre de la même année, victime d'un coup d'état militaire fomenté par Alassane Ouattara en personne. Le roi le sait sans doute très bien.

Pour tenter de freiner la progression de l’épidémie de Covid-19, de nouvelles mesures sont prises par plusieurs pays d’Afrique. L’Afrique du Sud comme le Ghana interdisent l’entrée des ressortissants des pays les plus à risque. D'autres conditionnent la délivrance d'un visa d'entrée à un certificat dûment signé par un laboratoire agréé attestant qu'on n'est pas contaminé par le coronavirus.

Comme la presque totalité des pays membres de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), qui utilisent le F CFA comme monnaie commune, le Ghana avec son cédi sera prêt, en 2020, pour faire partie du groupe de pays qui lanceront l'ECO (monnaie commune de la CEDEO). Il est entendu que les autres pays retardataires prendront le train (ECO) en marche après avoir satisfait aux critères de convergence, à savoir, le niveau de l'inflation, le taux d'endettement public par rapport au PIB et le niveau du déficit public par rapport au PIB.

Le président français respecte (et craint) la démocratie ghanéenne et l'indépendance d'esprit des Ghanéens. Il s'en était rendu compte lors de son voyage en novembre 2017 à Accra. En visite officielle en France, le président du Ghana a déjeuné ce midi avec son homologue français. La France connaissant suivre ses intérêts, surtout, quand ceux-ci sont menacés, il s'agira, surtout, de la question du F CFA à l'heure où cette monnaie va être abandonnée, à partir de 2020, au profit de l'ECO, nom de la monnaie choisie par les chefs d'Etat de la CEDEAO, réunis à Abuja, au Nigeria, le 29 juin 2019.

La déforestation liée à la culture du cacao pour l'industrie du chocolat se poursuit "sans relâche" en Côte d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux, dénonce l'ONG Mighty Earth dans un rapport publié, vendredi, 7 décembre. La question est de savoir pourquoi les présidents, Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo, sont silencieux alors que les multinationales sont en train de complètement détruire leur environnement (notre photo montrant comment les deux présidents préfèrent coopérer dans d'autres domaines sauf dans celui qui est le plus urgent à savoir la déforestation) ? Font-ils preuve de complaisance ou s'estiment-ils faibles ou impuissants face à ces multinationales ? La question mérite d'être posée car l'ONG Mighty Earth n'a pas été élue, pour s'inquiéter des conséquences d'une telle déforestation, à la place des deux chefs d'Etat qui, eux, restent restent muets comme des carpes. La Côte d'Ivoire et le Ghana ne sont pas les seuls pays victimes de l'égoïsme des multinationales chocolatières et caféières. On compte, aussi, d'autres pays comme le Nigeria, le Cameroun ou le Togo, qui en sont, également, affectés, les multinationales préférant maximiser leurs profits en refusant, généralement, d'investir dans la préservation à long terme de l'environnement qu'elles exploitent. C'est du classique chez elles sauf quand elles trouvent en face d'elles un gouvernement à poigne qui fait respecter les droits du peuple dont il a la charge. Ce n'est pas toujours le cas en Afrique, en l'occurrence dans les pays producteurs du cacao et du café.

Le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, est rentré, dimanche, 30 septembre, au Ghana. Mais, ce voyage aux Nations-Unies aurait pu lui coûter la vie. En effet, de retour, dans son pays, son Falcon présidentiel a bien failli se crasher dans l'espace aérien des Etats-Unis, si l'équipage ne s'était pas montré, particulièrement, compétent. Au final, plus de peur que de mal, mais, le président est passé proche de la correctionnelle.

L'ancien secrétaire général des Nations-Unies, le Ghanéen, Kofi Annan, est décédé, ce samedi, 18 août, de suite d'une « courte maladie ». En tant que personnalité de premier plan ayant participé à la conduite des affaires du monde, on ne peut pas dire qu'il ait été d'une (totale) grande utilité pour l'Afrique, pendant ses dix ans au secrétariat général des Nations-Unies. Cela dit, Afrique Education fait part de ses condoléances au chef de l'Etat ghanéen et à tout le peuple du Ghana auprès duquel il n'avait pas choisi de vivre, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Des centaines de personnes ont manifesté, mercredi, 28 mars, dans les rues d'Accra, au Ghana, pour protester contre un accord de défense controversé conclu avec les Etats-Unis la semaine dernière. L'accord, approuvé le 23 mars par le gouvernement du président, Nana Akufo-Addo, est, vivement, critiqué par l'opposition qui dénonce une "atteinte à la souveraineté" du pays.

Tant pis pour les oiseaux de mauvais augure. Ceux qui renvoyaient le projet de création d'une monnaie commune à tous les pays de la CEDEAO aux calendes grecques en ont pour leur grade. Le 21 février, à Accra, la création de cette monnaie a été entérinée. Le processus se fera à plusieurs vitesses. Les pays qui seront prêts l'adopteront immédiatement. Ceux qui ne le seront pas attendront d'être prêts avant de rejoindre le train en marche. Cela voudrait dire qu'en 2020, le F CFA devra mourir de sa propre mort dans les pays membres qui auront rejoint la monnaie de la CEDEAO.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, en 2017, en battant, régulièrement, John Dramani Mahama, qui voulait obtenir un deuxième et dernier mandat, Nana Akufo-Addo ne cesse de surprendre. D'autre part, il jouit d'un énorme crédit à l'international au point où Emmanuel Macron lui a rendu visite, début décembre 2017, à Accra, tandis que l'opposition togolaise vient de le plébisciter pour être le facilitateur du dialogue intertogolais. Pourtant, il ne vient que d'arriver au pouvoir. Dans un élan réformiste, il a investi vendredi, 23 février, un "procureur spécial" chargé de mener la lutte contre la corruption. Cité en exemple pour sa bonne gouvernance, le Ghana a reculé de 7 points, en deux ans, dans le récent classement de Transparency International. Le président Akufo-Addo entend éradiquer la corruption en mettant les petits plats dans les grands.

C'est une décision historique, pleine de symbolique que le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, vient de prendre : refuser de souscrire un nouvel emprunt du Fonds Monétaire International (FMI), s'appuyant sur la rapide croissance que devrait connaître le Ghana cette année.

On ne vous demandera pas d'arrêter de prendre vos potions habituelles (au demeurant souvent très amères) prescrites par vos traditionnels guérisseurs bien aimés. On ne vous déconseillera pas, non plus, de consulter vos urologues préférés, grands prescripteurs de viagra et du cialis devant l'éternel. Juste une information qui ne fait pas de mal à tous ceux qui peuvent prendre un (petit) billet d'avion pour Accra. Là bas, les médecins font des miracles, en réveillant les pénis, complètement, morts.

Comme beaucoup d'anciennes gloires africaines de football, le Ghanéen, Abedi Pelé, est retourné vivre au Ghana, après avoir mis fin à sa très riche carrière professionnelle. Dans son pays, il a investi dans une banque de micro-crédit et dans deux casinos. Président et entraîneur d'un club de deuxième division, Abedi Pelé est, aussi, l'agent de ses trois fils qui évoluent, tous, dans de grands championnats européens.

Jusqu'à ce jour, les anciens chefs d'Etat bénéficiaient de privilèges diplomatiques pour leurs voyages privés en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Ce ne sera plus le cas. A cause de certain abus.

Le chef de file de l'opposition ghanéenne, Nana Akufo-Addo, a remporté l'élection présidentielle contre le président sortant, John Dramani Mahama, avec 53% des voix, a annoncé, vendredi, 9 décembre, soir, la Commission électorale du Ghana.

Le candidat de l'opposition à la présidentielle ghanéenne, Nana Akufo-Addo, qui s'est déclaré confiant dans sa victoire, creusait, vendredi, 9 décembre, son avance selon plusieurs médias locaux, en attendant la confirmation par la commission électorale.