IEBC

Ca ne va pas bien à la Commission électorale kényane. Le parquet kényan a ordonné à la police et à l'agence anti-corruption d'enquêter sur elle pour "irrégularités" et actes "illégaux" présumés commis dans le déroulement de la présidentielle d'août, qui a été invalidée.

La Cour suprême du Kenya a blâmé (il n'y a pas un autre mot), mercredi, 20 septembre, la Commission électorale (IEBC) pour sa gestion calamiteuse de l'élection présidentielle invalidée du 8 août, lui reprochant d'avoir proclamé les résultats sur la base de documents parfois "douteux" et de ne pas avoir permis l'accès à ses serveurs informatiques. Pour la Cour, l'IEBC serait truffée d'agents anti-Raila Odinga avec pour mission de faire gagner, par tous les moyens, le président sortant. Du coup, la demande de Raila Odinga d'opérer un changement profond au sein de l'IEBC avant de retourner aux urnes, prend un sens. La date du 17 octobre est-elle tenable ?

La pression de Raila Odinga est, incontestablement, en train de porter les fruits. Après avoir demandé le remplacement des membres de l'IEBC (Commission électorale), le président de cette institution, Wafula Chebukati, vient de lui donner raison en remplaçant sept responsables parmi les plus décriés par l'opposition.

Le leader de l'opposition au Kenya, Raila Odinga, a énuméré, mardi, 5 septembre, devant la presse, une série de conditions à sa participation à l'élection présidentielle du 17 octobre, la date choisie par la Commission électorale après l'invalidation du scrutin du mois dernier.