Issoufou

Personne ne peut dire que le nouveau locataire de l'Elysée est immobile. Après avoir quitté le gouvernement de François Hollande parce qu'il n'allait pas assez loin dans les réformes, en cherchant, toujours, à ménager la chèvre et le choux, Emmanuel Macron doit, montrer, maintenant, qu'il est aux commandes de l'Etat, que, lui fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait. Sauf que, comme le général de Gaulle aimait à le souligner, « la volonté seule ne suffit pas », encore faut-il en avoir la capacité. Les critiques s'abattent, de toutes parts, sur le jeune président français. Qui de son côté veut faire bouger la France. Les solutions aux multiples problèmes, il les cherche, partout, y compris, avec la torche. Il en est de l'immigration, ce serpent des mers, qui n'est que la conséquence (directe) du système colonial et néocolonial de la France, en Afrique. Certains parlent de Françafrique. Macron convoque, lundi, 28 août, un mini-Sommet, à l'Elysée, pour en parler. Un énième Sommet, pour (certainement) tourner en rond. Car le problème essentiel de l'Afrique (et dont de l'immigration) est dans la malgouvernance que la France protège (précieusement) en Afrique car c'est elle qui fait, en partie, son rayonnement à l'international.

La montagne a-t-elle accouché d'une souris à Abuja ? Il ne fallait pas fonder trop d'espoir sur le 2e Sommet régional sur la sécurité. François Hollande a demandé qu'il y en ait d'autres, après celui de l'Elysée, en 2014, ce qui veut dire que Boko Haram et ses conséquences, ont, encore, de beaux jours devant eux.

A cause de la frousse qui l'envahit à l'idée de croiser Hama Amadou, pendant la campagne présidentielle, le président candidat à sa succession, Mahamadou Issoufou, arrive à imposer une justice à ses ordres. Il lui fait prendre des décisions qui ne tiennent pas debout et qui la discréditent totalement. Jusqu'où les Nigériens le laisseront-ils faire ?

Sous Mahamadou Issoufou, le Niger connaît un véritable bond en arrière en matière des libertés et des droits de l'homme. Le président du Niger fonctionne avec un logiciel usé du parti unique, alors que les temps ont beaucoup changé.

Accusé de « haute trahison » par les parlementaires de l'opposition, Mahamadou Issoufou a été sauvé par sa majorité qui a « rejeté » cette requête. Le chef de l'Etat connaît, cependant, une fin de mandat tumultueuse.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, n'est pas sur une bonne pente pour se succéder à lui-même. Seul contre tous, piètre communicateur en plus, il ambitionne de gagner dès le premier tour. Comme Apha Condé. Sur qui compte-t-il ?