Jacques Chirac

Lundi, 30 septembre, était l'apothéose marquant les obsèques de l'ancien président français, Jacques Chirac. Déjà, la veille, des milliers d'anonymes lui avaient rendu un hommage à l'Esplanade des Invalides, à Paris, jusque tard dans la nuit. Ce lundi, midi, l'église de Saint-Sulpice avec ses 2.000 places assises, s'est avérée trop petite pour contenir tous ceux qui voulaient lui dire adieu. Même si l'extérieur de la cathédrale a été, spécialement, aménagé pour contenu beaucoup de monde, les Français, de manière générale, ont préféré suivre cette cérémonie religieuse à la télévision.

C'est une histoire rigoureusement personnelle que le décès de l'ancien président français, Jacques Chirac, me permet de vous livrer aujourd'hui. Nous sommes en avril 2002. Comme tous les deux à quatre mois, je me rends à Lomé pour échanger avec le Sage de l'Afrique. L'exercice se répète depuis longtemps et je suis considéré comme un familier du président. Tous les quinze jours, il lit le bimensuel Afrique Education que se charge de lui faire parvenir son excellence, Tchao Sotou Berre, l'ambassadeur du Togo en France. Ce mois d'avril 2002, comme tous les trimestres, le bimensuel Afrique Education produit un numéro double qui couvre tout le mois.

Un style vif, des chapitres courts, pour relater trente ans de sa vie politique. Passions, qui sort, jeudi, 27 juin, et est tiré à 200 000 exemplaires, est à l’image de Nicolas Sarkozy. On y retrouve un ton percutant, qui ne s’embarrasse pas de périphrases, des anecdotes piquantes et drôles et in fine un témoignage très éclairant sur l’histoire intime et humaine de la droite au cours de ces dernières années.

Le fait de poser cette question est, déjà, en fait, la réponse pour certains. Pour bon nombre de francophones, les vrais, c'est-à-dire, ceux pour qui cette institution ne constitue pas, seulement, un fromage, la francophonie est morte. La preuve, on ne la sent plus. On ne la voit pas. On ne connait même pas celle (la Canadienne Michaelle Jean) qui l'incarne aujourd'hui. Une véritable trahison de ses pères fondateurs : Senghor, Diori, Bourguiba et quelques autres.

Jacques Chirac a quitté l'hôpital dans lequel il avait été admis, au début de mois, ce mercredi, 23 décembre. Il a regagné son domicile du 7e arrondissement parisien où il observera une période de repos.

L'ancien président, Jacques Chirac, est hospitalisé, depuis hier, dans une structure parisienne. Rien de grave, assure son entourage.