justice

« Injustes », « inexactes » et fondées sur des « faux ». Mise en cause pour corruption, la femme d’affaires angolaise la plus riche du continent, Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais, a lancé, via ses avocats, la riposte contre les enquêtes, qui la visent dans son pays, au Portugal et dans la presse. Avec très peu de chance de convaincre tellement son dossier paraît lourd.

L'ex-premier ministre malaisien, Najib Razak, a été arrêté, mercredi, 19 septembre, et va être mis en examen dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'appropriation illicite de 628 millions de dollars (314 milliards de F CFA) du fonds d'investissement public 1MDB, lié à un vaste scandale qui secoue le pays depuis trois ans. Visiblement, Najib Razak n'est pas un enfant de choeur dans le domaine des détournements de fonds publics.

L'ex-guérillero tombeur de Milton Oboté est-il devenu tolérant ou a-t-il vu qu'il se rendait ridicule en poursuivant devant une justice aux ordres, deux petits chanteurs ougandais qu'il doit au contraire protéger au lieu de les brimer, juste parce qu'ils ont dit, dans une chanson, ce qu'ils pensaient en leur for intérieur, à savoir, que leur président, trop âgé, devait prendre sa retraite ? Le titre de la chanson, « Mzei Wumula », en langue luganda, signifie, tout simplement, « Prends ta retraite, vieil homme ». L'ex-guérillero s'est mis dans une colère indescriptible qui rappelle celle du président camerounais, Ahmadou Ahidjo, dans les années 70. En effet, le premier président du Cameroun avait, carrément, emprisonné, sans procès, le chanteur populaire de l'assiko, Jean Bikoko dit Aladin, qui avait affirmé dans une chanson que « Yak Baoussa ba gwé ngen » (Même les Haoussa ont leur temps), autrement, dit, ils ne resteront pas, éternellement, au pouvoir. Mais, quelques mois, plus tard, il ordonnait sa libération. L'histoire se répète en Ouganda : l'ex-guérillero a, politiquement, stabilisé son pays, en conservant le pouvoir, mais, il ne doit pas beaucoup aimer l'humour. Surtout quand celui-ci met à mal sa (modeste) personne.

Les paris sont ouverts en Afrique du Sud, entre ceux qui pensent que Jacob Zuma terminera son mandat de président de la République, en 2019, et ceux qui croient à sa destitution. Pour cette deuxième catégorie de parieurs, la justice vient d'ouvrir une brèche en annonçant la réouverture d'un dossier compromettant, qui pourrait déboucher sur une procédure de destitution.

La justice sud-africaine a infligé, mercredi, 13 décembre, un nouveau revers au président, Jacob Zuma, empêtré dans une longue série de scandales, en lui ordonnant de mettre en place d'ici un mois, une commission d'enquête sur la corruption à la tête de l'Etat dont il est le parrain incontesté. A quelques jours de son départ de la présidence de l'ANC et quelques mois du départ du pouvoir, Jacob Zuma va-t-il avoir droit à ce coup de grâce (d'humiliation suprême) de la justice sud-africaine ? Beaucoup en Afrique du Sud parient que ce délinquant en col blanc ne va pas terminer son mandat. Tellement il a souillé le pays de Nelson Mandela.

Grande première en Afrique, qui montre l'évolution de la justice sur le continent. La décision de la justice sud-africaine de permettre le jugement du président, actuellement, en exercice, Jacob Zuma. Combattue pour qu'elle ne prenne pas une telle décision, la justice sud-africaine fait, ainsi, la preuve de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

Les relations entre la France et la Guinée équatoriale ne sont pas en voie de normalisation. Au contraire, elles s'enveniment de jour en jour. Pour preuve, la Guinée équatoriale vient de sommer le groupe pétrolier français, Total, bras financier de la Françafrique (qui est une politique abjecte dont les élites africaines ne veulent plus car elle infantilise les Etats africains et leurs dirigeants) de payer la rondelette somme de 73 millions d'euros (48 milliards de F CFA) pour fraude dans la vente de carburant, sur une période de, seulement, deux ans. Parallèlement, le gouvernement va saisir la justice.

Il s'agit de préserver le mythe qui a entouré Nelson Mandela. C'est le combat qu'entend mener, Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela dont le médecin personnel livre des détails croustillants de sa fin de vie dans un livre paru à l'occasion de sa date d'anniversaire. Graça, qui n'avait pas été informée du projet, est tombée dans une colère noire, et a, immédiatement, pris contact avec son avocat pour préparer, rapidement, une plainte. Va-t-on vers la suspension du livre ou de la suppression des passages portant sur des secrets sur le grand homme parus dans le livre ?

Au Nigeria, ancien pays le plus corrompu du monde, pendant plusieurs années, selon Transparency International, les affaires de corruption alignent des montants à faire pâlir l'évêque de Rome. Dans ce pays où aurait aimé vivre Lucifer pour y fructifier ses affaires, la corruption n'a pas de sexe : les hommes comme les femmes s'y adonnent, allègrement, à coeur joie. Ancienne ministre du Pétrole, sous l'administration Goodluck Jonathan, Diezani Alison-Madueke, est en train de voir sa toute puissance s'écrouler sous ses pieds comme un château de cartes, ses dossiers de surfacturations et de pots de vin s'empilant sur les bureaux de différents juges du Nigeria, de Grande Bretagne, d'Italie et des Etats-Unis.

Jacob Zuma n'est pas en odeur de sainteté depuis qu'il a effectué un remaniement ministériel contesté jusque par son propre vice-président de la République, Cyril Ramaphosa. Jeudi, 4 mai, c'est la justice qui s'en est mêlée en lui demandant les documents qui prouvent que ce remaniement a été fait pour préserver l'intérêt national. C'est une nouvelle affaire qui commence et qui est du pain béni pour son opposition aussi bien parlementaire et syndicale que de l'ANC, son propre parti dont il est le président.

Hama Amadou est plus que jamais le mal aimé de la République du Niger. Principal opposant au président, Mahamadou Issoufou, sorti deuxième de la présidentielle de 2016 (de la façon qu'on sait), il a été condamné, lundi, 13 mars, par la Cour d'appel de Niamey à un an de prison ferme pour son implication (supposée) dans un trafic international de bébés. L'ancien premier ministre paie sa popularité, lui, qui empêche de dormir et de tourner en rond, Mahamadou Issoufou dont la spécialité, est d'instrumentaliser la justice nigérienne, une méthode contestable qui, pourrait, tôt ou tard, se retourner contre lui.

De son exil doré, en Arabie Saoudite, l'ancien président de Tunisie, Zine el Abidine Ben Ali, vient d'être, à nouveau, condamné par la justice de son pays. Cela dit, il est hors d'atteinte. Du moins, pour le moment.

On croyait que la justice malienne, au demeurant, d'une lenteur à faire noircir un djihadiste, l'avait, complètement, oublié. Aujourd'hui, général 4 étoiles de l'armée malienne, l'ex-capitaine, Amadou Sanogo, responsable, en grande partie, de la grave situation malienne actuelle, va, bientôt, répondre de ses forfaits, devant les tribunaux maliens. Il était temps.

Adulé, hier, pendant la transition pour avoir été la cible des partisans de Blaise Compaoré qui cherchaient à faire échouer la transition, l'ancien premier ministre, Isaac Zida, s'attendait, peut-être, à être récompensé et à poursuivre, tranquillement, sa carrière, à l'étranger, ou à l'intérieur du Burkina, et non à faire l'objet de poursuites par les tribunaux de son pays. Que se passe-t-il entre lui et le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré ?

Comme on pouvait le craindre, la justice du général-président (esclavagiste), Mohamed Ould Abdel Aziz, a frappé fort, en condamnant, avec la plus grande sévérité, les anti-esclavagistes du Mouvement, Ira. Mais loin de se décourager, les militants en question sont, plutôt, dopés par ce jugement injuste imputé au pouvoir raciste et esclavagiste de Mauritanie.

Même pas peur de la justice française ! Dans un long réquisitoire prononcé, ce vendredi, devant les députés de l'Assemblée nationale, en fin de deuxième session parlementaire, Guillaume Soro n'a épargné personne, montrant qu'il en avait gros sur le cœur.

Notre confrère, Mediapart, va-t-il faire plier l'ancien chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, qui tordrait le cou à la vérité sur les 50 millions d'euros que l'ancien guide libyen lui aurait alloué pour sa campagne présidentielle en 2007 ?

Il faut battre le fer quand il est chaud. La justice n'a pas tardé à mettre la main sur les putschistes afin qu'ils puissent répondre de leur gravissime acte.
BURKINA FASO : Vers l'arrestation du putschiste Gilbert Diendéré ?
Le Faso s'est réveillé avec la gueule de bois ce jour de la tabaski, une fête du mouton qui a failli rater pour cause de coup d'état. Maintenant, face à son histoire, il doit assumer.
GUINEE : Zainab Hawa Bangura est-elle instrumentalisée ?
La représentante de l'ONU sur la violence sexuelle commise en période de conflits, vient de passer quelques jours à Conakry. On s'interroge sur le moment choisi car une élection présidentielle se profile à l'horizon.