Justice américaine

WhatsApp a engagé, mardi, 29 octobre, des poursuites judiciaires aux Etats-Unis contre la société israélienne de surveillance NSO, accusant celle-ci d’avoir aidé des services d’espionnage gouvernementaux à pirater les téléphones de quelque 1.400 utilisateurs de la messagerie en ligne à travers le monde.

C'est quand même invraisemblable que le président du Tchad, Idriss Déby Itno, que ses détracteurs ont surnommé « le sultan », pour justifier le fait que tout le pays et ses ressources lui appartiennent, se fasse corrompre pour la modique somme de 2 millions de dollars (1 milliard de F CFA). C'est une somme modeste. Il y a, donc, anguille sous roche dans cette affaire. Qui cherche à faire vaciller Idriss Déby Itno, depuis qu'il distille des vérités qui n'épargnent personne, pas même, ses grands amis français ? Ce temps où il suffisait qu'un média occidental diffuse une (fausse) nouvelle pour qu'elle soit relayée comme une vérité biblique en Afrique, est, désormais, révolu.
Les Occidentaux doivent cesser de salir, gratuitement, nos dirigeants. Le président tchadien n'est pas un ami du site quotidien afriqueeducation.com. Il a même interdit la vente du bimensuel Afrique Education au Tchad depuis 2008. Il n'a jamais levé cette interdiction. Nous ne demandons même pas qu'il la lève. Il est, donc, tout sauf l'ami de notre groupe de presse. Cela dit, on refuse de croire, comme disent, aujourd'hui, les Américains, qu'il s'est fait corrompre pour 2 (petits) millions de dollars. Nous répétons : Que l'Occident cesse d'insulter nos dirigeants et de les infantiliser (même si certains d'entre eux prêtent le flanc). Qu'il regarde un peu plus près ses propres dirigeants dont les noms se retrouvent en grand nombre dans les Panama Papers et autres dossiers de ce genre, qui montrent qu'ils sont les rois de la corruption (mondiale).

Contrairement à ce que pensent certains Anti-Français (à tort), la question des « Biens Mal Acquis » n'est pas une trouvaille, strictement, franco-française. Quand on détourne de l'argent public dans un pays et on vient le dépenser, dans un autre pays, européen ou américain, ce dernier est, juridiquement, fondé à vous poursuivre, voire, à confisquer ces biens. Car ils ne sont pas à vous. C'est les lois de ces pays européens et américains, qu'on peut, valablement, contester, discuter, car la logique voudrait que c'est la loi où le prétendu détournement a été effectué, qui soit applicable. Mais, encore faudrait-il que la justice soit à peu près équitable et indépendante dans ce pays, ce qui n'est, parfois, pas le cas. Un ancien ministre guinéen se retrouve en prison, pour sept ans, pour avoir détourné 8,5 millions de dollars, venant des industriels chinois. Argent qui aurait dû être logé au trésor public, si la Guinée du président en exercice de l'Union africaine, Alpha Condé, ne marchait pas sur la tête.