justice française

Alexandre Djouhri est le protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est mis en examen pour corruption active et blanchiment.

La justice française lance un mandat d'arrêt international contre Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l'Etat islamique (EI ou Daesh). Son ancien porte-parole présumé mort, Abou Mohamed al-Adnani, est, également, visé par un mandat d'arrêt international pour «direction ou organisation d'association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Il en a une peur bleue, de l'extradition. Celui qu'on nommait vice-président quand son frère, Blaise Compaoré, officiait comme président de la République du Burkina Faso. Aujourd'hui, le vent a tourné et François Compaoré a fui le pays (comme son frère Blaise) avant d'être rattrapé par la justice française. Ce mercredi, 13 juin, justement, cette justice française décidera de son sort, après qu'il a été mis en cause dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, en 1998. Une affaire que le clan Compaoré ne recommencerait plus si c'était à recommencer.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

Après une première mi-temps sanctionnée par le verdict du 7 décembre favorable à la Guinée équatoriale, la France et la Guinée équatoriale vont se retrouver, à nouveau, en 2017, à la Cour internationale de justice (CIJ) de la Haye. Depuis que cette instance onusienne s'occupe de l'examen du contentieux qui oppose les deux pays, la peur semble avoir changé de camp.

Plus de vingt années de litige, et ce n'est pas fini : la justice française a validé, jeudi, 30 juin, la saisie d'avoirs, en France, du Congo, un rebondissement, de plus, dans le conflit qui oppose Brazzaville à un homme d'affaires libanais, Mohsen Hojeij.

Le général français, Jean-Claude Lafourcade, a été entendu en janvier à Paris comme témoin assisté par un juge sur le rôle et l'attitude de la force française Turquoise lors du génocide de 1994 au Rwanda.

Ce n'est pas encore le conflit diplomatique ni la crise entre Paris et Abidjan, mais ce serait faux de ne pas admettre que le pouvoir ivoirien n'est pas en colère, par la façon dont est traité le deuxième personnage de l'Etat.

GUINEE : Le fils du président Alpha Condé visé par une enquête financière à Paris
Le fils du président de Guinée, Mohamed Alpha Condé, fait l'objet d'une enquête suivie des services français spécialisés dans la répression de la grande délinquance financière.