L'Appel d'Abidjan

Pendant que le « menteur permanent » a rendu la Côte d'Ivoire en cessation de paiement (https://afriqueeducation.com/politique/l_appel_d_abidjan_jour_j_2_pour_prendre_le_palais_pr_sidentiel_ouattara_l_usurpateur_la_c) à cause de ses folles dépenses électorales, la CPI, elle, ne s'est pas désintéressée des massacres qui sont perpétrés par le régime de l'ancien président Ouattara, depuis plusieurs semaines. Si Photocopie reçoit les ordres de son frère Ouattara, ceux-ci sont mis en œuvre par le général, Youssouf Kouyaté, dont le dossier est, déjà, quasiment, complet à la CPI. C'est le premier sécurocrate du « menteur permanent » à vraiment s'inquiéter de ce qui pourra lui arriver prochainement.

 

Le compte à rebours commence à tirer à sa fin. La Côte d'Ivoire est à deux jours du rassemblement à Abidjan (L'Appel d'Abidjan) qui va permettre aux Ivoiriens et aux amis de la Côte d'Ivoire de MARCHER, les mains nues, sur le palais présidentiel où l'imposteur Ouattara continue de résider alors que son mandat, au regard de la constitution, a pris fin le 31 octobre 2020. En convoquant un Conseil politique du RHDP, mardi, 17 novembre, « le menteur d'Abidjan » cherche à mobiliser, dans son camp, pour sauver sa tête.

 

 

C'est vendredi, 20 novembre, que les Ivoiriens (mais aussi les amis de la Côte d'Ivoire) se donnent rendez-vous, à Abidjan, pour MARCHER sur le palais présidentiel où continue de se réfugier l'ancien président Ouattara alors qu'il n'a plus le droit d'y être depuis le 31 octobre. Après avoir effectué ses deux mandats de 5 ans, la constitution lui impose de passer la main. L'opposition unie et l'armée que le peuple ivoirien a appelées pour le faire partir, n'ayant pas été à la hauteur, le peuple entend se charger lui-même de cette question.

 

 

La désobéissance civile de ce lundi, 16 novembre, a connu un grand succès sur l'ensemble du territoire où beaucoup d'activités étaient paralysées. Plus la peine de vous conter les voitures brûlées, les routes barrées par des arbres coupés et l'incendie de certains édifices publics. En effet, ceci fait partie du lot quotidien de la désobéissance civile. Ce qui est, par contre, nouveau alors que le bras de fer durcit entre l'ancien président Ouattara et le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, c'est la fermeté de ce dernier conformément aux vœux des militants de l'opposition qui ont juré d'en découdre avec « le menteur d'Abidjan » dont ils ont marre. Voilà pourquoi le président du CNT et du PDCI a cru bon réunir, en sa résidence, cet après-midi, l'opposition unie pour la remobiliser et lui donner de nouvelles consignes. Pour le président du CNT et du PDCI, la désobéissance civile (en marche) effraie le pouvoir, et le fera s'asseoir à la table de négociations sous l'égide de facilitateurs neutres et crédibles.

 

L'ancien président Ouattara fait tout ce qu'il peut pour ne pas être lâché par un pouvoir qui ne veut plus de lui. Vendredi, 13 novembre, la RTI, (la télévision aux ordres) a consacré la moitié de son journal de 20 h à écouter les balivernes du président de la Commission électorale indépendante, Ibrahime Coulibaly, qui a expliqué comment il a pu ressortir le chiffre de 53% de votants alors que les observateurs les plus neutres ont constaté que moins de 10% d'Ivoiriens avaient, effectivement, voté. De la sorcellerie pure et simple.

 

L'ancien président Ouattara suit son plan arrêté de longue date, à savoir, forcer la tenue de l'élection présidentielle par tous les moyens et la gagner, ensuite, faire un semblant de dialogue national, enfin, former un gouvernement d'union. C'est ce qu'il essaie de faire actuellement. Sauf qu'il n'est plus reconnu comme étant le président de la République de Côte d'Ivoire. L'opposition unie (à commencer par le président du Conseil national de transition, Henri Konan Bédié, l'appelle « Monsieur Alassane Ouattara » et non le président Alassane Ouattara). « Le menteur d'Abidjan » cherche, par conséquent, à diviser l'opposition en lançant des cacahuètes par terre à tel leader de l'opposition, quelques miettes de thon à tel autre, des grains de maïs à tel autre encore. Bref, tout est fait selon ses humeurs. Ouattara doit, une fois pour toutes, savoir qu'il n'arrivera pas, cette fois, à diviser l'opposition unie. Il va quitter le pouvoir parce qu'il n'a pas droit à un 3e mandat. Toute l'opposition, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo en tête, oeuvrent pour l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle inclusive.

Essayant de gagner du temps pour affaiblir l'opposition, ayant corrompu les généraux et les colonels de l'armée qui viennent de percevoir, avant le 31 octobre, la bagatelle de 18 milliards de F CFA pour le soutenir dans sa volonté de se cramponner au pouvoir, le peuple, lui, dit Non à un 3e mandat. Et s'organise pour le déloger du palais présidentiel le 20 novembre prochain.

Le mot d'ordre est clair : qu'ils soient du Nord, du Centre, de l'Est, du Sud, de l'Ouest ou de la ville d'Abidjan, tous les Ivoiriens sont invités à MARCHER sur le Palais présidentiel le 20 novembre 2020. Objectif : déloger Ouattara s'il n'aura pas encore fui le pays.

Cette démarche suprêmement citoyenne n'empêche pas l'opposition unie de dérouler son propre plan de dialogue avec le satrape. Voici la déclaration conjointe du PDCI et du FPI relative au dialogue politique, qui nécessite la nomination d'un FACILITATEUR accepté par l'opposition.

 

« A sa demande, j'ai accepté ce mercredi, 11 novembre 2020, de rencontrer Alassane Ouattara au nom de toutes les plateformes politiques de l'opposition. J'étais, pour cette occasion, accompagné du vice-président du PDCI-RDA, le général, Gaston Ouassenan Koné. Lors de cet entretien, il a principalement été question de la préservation de la paix en Côte d'Ivoire. Nous avons convenu de nous revoir prochainement.

Avant cette nouvelle rencontre, il semble indispensable, pour les plateformes politiques de l'opposition, de faire le point sur leurs attentes et leur vision de l'avenir. Je les invite à cet effet à une rencontre, le vendredi, 13 novembre 2020, à 12 h » (fin du court message publié par le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, quelque temps après sa rencontre-surprise avec l'ancien président Ouattara, au Golf Hôtel).

 

 

Ceci n'est plus à démontrer : Antonio Guterres et les Nations-Unies soutiennent « le menteur d'Abidjan ». Il en est de même de l'Union africaine et Moussa Faki Mahamat dont la démission est demandée pour partialité flagrante dans le dossier Côte d'Ivoire. Il en est aussi de la CEDEAO dont le président en exercice, le Ghanéen, Nana Akufo Addo, est le première personnalité au monde à féliciter l'ancien président Ouattara pour sa « brillante » réélection. La campagne présidentielle du président ghanéen avait été financée par « le menteur permanent ». Tous ces organismes ont vu Ouattara piétiner la constitution de son pays pour se représenter et n'ont rien dit malgré l'appel au secours de l'opposition unie. L'élection du 31 octobre a eu lieu au prix d'une centaine de morts et de beaucoup de biens détruits. Résultat, 8% des électeurs ont pu voter, un scrutin que ne reconnaît aucun Ivoirien normalement constitué et encore moins l'opposition. D'où la création du Conseil national de transition (CNT) qui est la conséquence de ce bras de fer entre Ouattara et l'opposition. Cette situation donne lieu à un génocide qui vient et s'annonce au vu et au su de tous. Personne ne devra dire, je ne savais pas.