Libye

La fortune du frère guide, aujourd'hui, disparu, fait toujours parler de lui. Un couple originaire de Limoges (Haute-Vienne en France) vient d'être placé sous contrôle judiciaire. Selon les informations du quotidien, le Parisien, des dizaines de milliers d’euros provenant du pillage dans une banque à Benghazi, en 2017, ont été retrouvés à leur domicile. Ces grosses coupures, en billets « moisis » proviendraient du trésor de l’ex-frère guide, Mu'ammar al Kadhafi. Sur les 160 millions d’euros pillés (105 milliards de F CFA), la moitié serait écoulée en Europe, notamment, en France.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a prévenu que toute avancée des Pro-GNA risquait de mener à l’intervention « directe » de l’Egypte. Ce que le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a dénoncé, dimanche, 21 juin, comme une « déclaration de guerre ».

Toute avancée en Libye des forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) soutenues par la Turquie risque de mener à l'intervention "directe" de l'Egypte, a menacé, samedi, 20 juin, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. L'intervention de la Turquie en Libye est en train de livrer son vrai visage. Il faut, désormais, dégager, rapidement, l'encombrant général (devenu maréchal par ses propres soins), Khalifa Haftar, avant de passer au plat de résistance que constitue la réinstallation d'un Frère musulman au pouvoir en Egypte. Car c'est de cela qu'il s'agit. Elu président de la République, en juin 2012, Mohamed Morsi, le Frère musulman, après une année de pouvoir très controversé, s'était retrouvé en prison, en 2013, après la prise du pouvoir par l'armée, au nom d'une réinstauration de la paix civile et sociale. Il faut préciser que le pouvoir de Morsi voulait remodeler la vie publique en Egypte (pays moderne s'il en est avec son ouverture sur le monde à travers ses flots de touristes qui s'y déversent tous les jours) comme le souhaitent les Frères musulmans avec leur conception plus ou moins théocratique du pouvoir. C'est ainsi que l'armée par l'intermédiaire de son chef, le maréchal, Abdel Fattah al-Sissi, le dégagea, avec l'accord des Américains : c'est Hillary Clinton qui s'était occupée de ce dossier au département d'Etat, permettant à Barack Obama d'avaler cette pilule amère du coup d'état. L'Arabie Saoudite, amie fidèle de l'Egypte applaudit, mais, le Qatar et la Turquie, principaux soutiens de Mohamed Morsi, firent grise mine. Considéré comme le chef des Frères musulmans du monde entier, sur le plan politique, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, voudrait rendre la monnaie de sa pièce à l'impertinent maréchal, Abdel Fattah al-Sissi. L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, ayant déstabilisé la Libye et fait tuer son leader, Mu'ammar al Kadhafi, en se servant de l'OTAN et des pays comme le Qatar, on voit, aujourd'hui, que les conséquences de sa bêtise sont incalculables et provoquent un retard du développement certain, ainsi que, des tueries massives que Sarkozy disait vouloir éviter en y imposant (sa) démocratie à la française. Aujourd'hui où la Libye (et bientôt l'Egypte) se déchire, personne ne lui demande aucun compte. La France du jeune président a tôt fait de battre en retraite. Pas de continuité de l'Etat en réparant les dégâts provoqués par son indigne prédécesseur. Pour sa part, Erdogan a, vite, compris que ses succès dans sa conquête du monde devaient passer par une certaine entente avec le tsar Vladimir Poutine. Cela a été le cas en Syrie. Cela va être de même en Libye au grand dam des Français donneurs de leçons de démocratie qu'ils ne s'appliquent jamais à eux-mêmes. Et bientôt en Egypte sans oublier le Centrafrique où le président, Faustin-Archange Touadéra, vit et survit, politiquement et militairement, grâce aux Russes, et marginalement, aux Turcs en passe de devenir de grands protecteurs de musulmans centrafricains.

Après l'ONU, l'armée américaine confirme, à son tour, la présence de mercenaires russes aux côtés du maréchal, Khalifa Haftar, en Libye. D'après les Etats-Unis, la Russie leur apporterait un soutien aérien, qui pour le moment, ne se concrétise pas sur le terrain au regard des défaites successives que rencontrent les combattants du bouillant maréchal.

Malgré les soutiens multiformes dont il bénéficie de différents pays, citons en vrac, la Russie, la France, les Etats-Unis, l'Egypte, l'Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, le maréchal, Khalifa Haftar, n'a, jamais, réussi à prendre la capitale, Tripoli, comme il ambitionnait, en avril 2019, quand n'écoutant personne, il avait lancé une offensive solitaire pensant qu'il ne ferait qu'une petite bouchée, les combattants des forces du Gouvernement d'entente nationale (GEN) du premier ministre Sarraj. L'hémorragie côté Haftar continue : après avoir perdu l'un de ses principaux bastions, lundi, 18 mai, ses forces ont annoncé le début d'un repli de deux à trois kilomètres de toutes les lignes de front de la capitale Tripoli. Selon leur porte-parole, cette opération vise à faciliter les déplacements de population pendant le ramadan. Un mensonge éhonté qui cache plutôt une déconfiture militaire que subit l'ANL (Armée nationale libyenne) du maréchal Haftar. 

Le directeur général de Médecins Sans Frontières (MSF), Thierry Allafort-Duverger, nous écrit ce samedi midi pour l'aider à faire passer son message : «  Sur l’ensemble de nos terrains d’intervention, nos équipes se préparent à la propagation du virus. Elles sont très inquiètes des conséquences d’une telle crise sanitaire sur l’état de santé des populations qui vivent dans des conditions de vie précaires et qui ne bénéficient pas d’un système de soins efficace et suffisant ». « Dans le camp de Cox Bazar, au Bangladesh, par exemple, des centaines de milliers de réfugiés rohingyas s’entassent depuis bientôt trois ans, avec un accès précaire aux services de première nécessité. A l’heure où je vous écris, un premier cas de COVID-19 y a été enregistré. La même crainte existe en Libye, où plusieurs cas ont également été enregistrés tandis que des milliers de migrants sont regroupés dans des centres de détention dans des conditions exécrables ». Que ceux qui dirigent le monde en prennent bonne note, à commencer par le Sud-Africain, Cyril Ramaphosa, qui préside aux destinées de l'Afrique du Sud et de l'Union africaine, et Moussa Faki Mahamat, qui est le président de la Commission de l'Union africaine.
Il y aurait, cependant, à dire sur MSF, notamment, sur les interventions de certains de ses personnels en Afrique noire. Mais, comme le suggère à juste titre Thierry Allafort-Duverger, l'heure est, plutôt, à la conjugaison des forces et des énergies. Objectif : vaincre l'adversité. Nous y souscrivons entièrement. Voici son message :

Cela a été très facile de détruire la Libye en 2011 et d'assassiner son dirigeant, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, parce qu'on voulait, nous dit-on, y installer la démocratie (occidentale). Aujourd'hui, les assassins du colonel et destructeurs de cet Etat jadis très riche et très prospère, peinent à le remettre sur les rails. Comme quoi, si la CPI (Cour pénale internationale) faisait un travail impartial et digne d'intérêt, elle aurait beaucoup à faire dans ce dossier. Côté occidental bien sûr !

Alexandre Djouhri est le protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est mis en examen pour corruption active et blanchiment.

Les participants au Sommet de Berlin se sont prononcés, dimanche, 19 janvier, en faveur d'un renforcement de l'embargo sur les armes imposé à la Libye dans l'espoir de parvenir à un cessez-le-feu durable. Mais, les belligérants, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, ne sont pas parvenus "pour l'instant" à entamer un "dialogue sérieux", selon le ministre russe des Affaires étrangères. Pire, alors qu'ils étaient tous les deux dans le même espace, ils ne se sont même pas serrés la main encore moins embrassés.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé, jeudi, 16 janvier, l'envoi de troupes en Libye en soutien aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj face aux forces du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.  Ayant déclenché une offensive en avril 2019 pour s'emparer de Tripoli et devenir le maître du pays, Haftar a été stoppé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale par les forces pro-gouvernementales. Malgré ses soutiens à l'international, il fait du surplace, ce qui complique une solution politique à la crise libyenne. L'arrivée des troupes turques permettra-t-elle de changer la donne ou bien de consolider le statu quo ?

Les efforts pour régler le conflit en Libye se sont intensifiés, mardi, 14 janvier, avec l'annonce par Moscou d'une trêve prolongée de manière "indéfinie" et celle de la tenue d'une conférence internationale, dimanche, 19 janvier, à Berlin, pour tenter d'amorcer un processus de paix. L'annonce concernant la trêve est intervenue lors de négociations à Moscou en présence des deux chefs rivaux libyens, Haftar et Sarraj, qui ne se sont cependant pas directement rencontrés. Et l'un d'eux, le maréchal, Khalifa Haftar, a refusé de signer un accord formel de cessez-le-feu dans l'immédiat. On remarque, cependant, que ceux qui ont mis le feu en Libye, à savoir, la France de Nicolas Sarkozy, la Grande Bretagne de Cameron et l'OTAN (Organisation du traité Atlantique Nord) supervisée par l'Africain-Américain Obama, à l'époque, sont, étrangement, absents de cette recherche de solution. Ce pays qu'ils ont, volontairement, mis à sac, sans l'autorisation de personne, encore moins, de l'Union africaine et des Nations-Unies. Après cela, s'attendaient-ils à ce que les Africains les applaudissent des deux mains ? Le jeune président français après ce job condamnable voulait-il voir l'image de son pays s'améliorer en Afrique ? Le constat est clair : Il y a, au sein de la communauté internationale, un camp des déstabilisateurs (France, Grande Bretagne, Etats-Unis, etc), et un camp des reconstructeurs (Russie, Turquie, et peut-être Chine, etc.). Afriqueeducation.com monte au créneau, depuis quelque temps, contre l'action controversée de la Force française Barkhane au Sahel pour justement éviter un autre chaos voulu dans cette région, comme c'est le cas aujourd'hui en Libye. Le jour où Paris, Londres ou Washington agiront, positivement (vraiment positivement), en Afrique, nous serons les premiers à les féliciter. Force est de dire que, pour le moment, ce n'est pas le cas. Ils veulent, plutôt, ajouter au désordre ambiant actuel.

Le ballet diplomatique s’est accéléré après l’annonce par la Turquie d’envoi de troupes en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, suscitant des craintes d’une « nouvelle Syrie ».

Le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de son homologue, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française. Si cette rencontre relève de tout ce qu'il y a de classique, les deux ministres ont mis les pieds dans le plat en mettant l'accent sur ce qui ne va pas, notamment, sur le plan multilatéral.

L’homme d’affaire franco-libanais, Ziad Takieddine, a fait savoir, lundi, 15 juillet, qu’il maintenait sa version dans le dossier du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, après la publication par le Journal du Dimanche d’articles alimentant la thèse d’une machination contre l’ancien chef de l’Etat.

Des missiles de l'armée française découverts sur une base pro-Haftar près de Tripoli. La France a admis, mercredi, 10 juillet, que les missiles découverts dans un QG du maréchal, Khalifa Haftar, près de Tripoli lui appartenaient, tout en réfutant les lui avoir fournis, ce qui risque de relancer les accusations de parti pris français à l'égard de l'homme fort de l'Est libyen.

Présidé (ce mois de juillet) par le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion, tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye, a fait une sortie qui montre que l'Afrique est horrifiée par ce qui se passe dans ce pays jadis prospère. Et surtout, il presse le Conseil de sécurité d'arrêter les tueries en Libye et d'aider au redémarrage de ce pays.

Une quarantaine de migrants ont été tués (44 exactement au moment où nous mettons en ligne cet article) dans un raid aérien nocturne contre leur centre de détention près de Tripoli, une frappe attribuée aux forces de Khalifa Haftar engagées dans une offensive sur la capitale libyenne et qui a suscité de vives condamnations.

L'ONU a dénoncé, vendredi, 7 juin, les conditions «épouvantables» dans les centres de détentions des migrants, dont certains sont décédés de tuberculose tandis que des centaines survivent avec des rations alimentaires minimes. «Nous sommes profondément préoccupés par les conditions épouvantables dans lesquelles des migrants et des réfugiés sont détenus en Libye», a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. La Libye dont l'indépendance a été compromise en 2011, avec l'assassinat de son leader, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, a un gouvernement fantoche qui suit à la lettre les prescriptions de ses maîtres européens, sans tenir compte du fait que les réfugiés traités moins bien que des animaux, ne sont que des Africains comme eux.

Un mois après le début de l'assaut du maréchal, Khalifa Haftar, sur Tripoli, l'impasse est totale : les positions militaires sont figées et tout dialogue semble impossible pour sortir de cet énième conflit en Libye devenue terrain de luttes d'influence entre grandes puissances. Alors que les Nations-Unies avaient planifié l'organisation d'une grande Conférence internationale sur la Libye, les 14 et 15 avril 2019, certaines puissances internationales dont les Etats-Unis et la France, se sont coalisées pour apporter leur soutien militaire au maréchal, Khalifa Haftar, qui ambitionnait de prendre, militairement, Tripoli pour se présenter à cette conférence en vainqueur de la guerre. Pour la première fois, les Etats-Unis et la Russie, se sont, même, retrouvés, ensemble, pour soutenir l'offensive du maréchal. Malheureusement, celle-ci a été bloquée par les forces coalisées autour du premier ministre, al-Sarraj.

Deux sommets africains se tiennent ce mardi, 23 avril, au Caire, sous la houlette du chef de l'Etat égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'Union africaine (UA), pour évoquer en urgence les crises au Soudan et en Libye. Cela dit, certains chefs d'Etat en parlant du cas Omar el-Béchir qui s'impose, aujourd'hui, à eux, penseront, d'abord, à leur propre situation, car beaucoup d'entre eux sont des Omar el-Béchir en puissance.