Mahamadou Issoufou

La France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (Ouest) près du Mali.

A quoi sert l'opposition au Niger, si à la moindre occasion, elle court rejoindre le gouvernement pour se remplir le ventre ? Où est la conviction politique ? Alors qu'il était une des deux alternatives crédibles, avec Hama Amadou, au pouvoir de Mahamadou Issoufou, accusé d'avoir assuré un passage en force pour se succéder à lui-même, voilà Seini Oumarou, qui accepte de devenir la béquille du pouvoir actuel. Une clarification qui est une bonne chose, somme toute, pour la jeune démocratie nigérienne.

L'Allemagne décide d'augmenter son aide humanitaire au Niger. Contrepartie immédiate : trois centres d'accueil (ou centres de rétention) de migrants vont être construits, bientôt, avant l'implantation d'autres sur l'ensemble du Niger. Le Niger va jouer en Afrique le rôle que joue la Turquie en Europe ?

1,3 milliard de F CFA (2,6 millions de dollars). Voilà la fortune de Mahamadou Issoufou, telle qu'il l'a déclarée, lui-même, à la Cour constitutionnelle. Est-ce choquant que le président du Niger, pays pauvre parmi les plus pauvres de la planète, soit milliardaire ? Afriqueeducation.com n'a pas un avis tranché sur cette question. Nous vous donnons, juste, le patrimoine du président réélu afin que chacun se fasse sa propre religion.

Hama Amadou, l'adversaire (virtuel) de Mahamadou Issoufou au deuxième tour de la présidentielle, est arrivé, en France, presque inconscient. Il a, immédiatement, été pris en charge, à l'hôpital américain de Neuilly. Hama a été traumatisé par la dictature de celui qui veut absolument se succéder à lui-même. L'opposition a déjà averti : la victoire d'Issoufou ne sera pas reconnue. Le Niger va-t-il éviter les troubles ?

Alors que l'opposition a, déjà, annoncé qu'elle ne les reconnaîtrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuent mercredi à tomber au compte-gouttes. Mais il y a déjà des chuchotements qui donnent les grandes tendances.

Les élections du 21 février sont-elles sur une mauvaise pente ? Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, commence à recevoir des mises en garde de partout. Après les Nations-Unies, ce sont les chefs traditionnels qui viennent de dire « Attention » !

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) vient d'être appelée, au chevet, du Niger dont le fichier électoral, truffé de faux électeurs, fait, sérieusement, problème. Il était temps.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, ne dévie pas de sa logique suicidaire. Son régime vient de convoquer la presse, ce samedi, pour l'informer de sa décision d'envoyer neuf militaires « putschistes » devant le tribunal militaire. A deux mois de la présidentielle, Issoufou déclare la guerre à l'armée et à l'opposition alors que c'est Boko Haram qu'il devrait combattre.

Après avoir annoncé un vrai-faux coup d'état en 2011, procédé à une dizaine d'arrestations de militaires qui, finalement, n'ont donné lieu à aucun procès, mais, plutôt, à leur relaxe pure et simple, le président, Mahamadou Issoufou, récidive. Maintenant, il est question de sauver sa peau, sa réélection en février 2016 étant loin, très loin, d'être assurée.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, se présente comme un bon démocrate, hors du Niger, alors qu'il est un dictateur dont l'espèce semblait avoir disparu avec le parti unique. Pour preuve, les journalistes nigériens, eux aussi, commencent à lui tourner le dos.