Massacres

Pendant que le « menteur permanent » a rendu la Côte d'Ivoire en cessation de paiement (https://afriqueeducation.com/politique/l_appel_d_abidjan_jour_j_2_pour_prendre_le_palais_pr_sidentiel_ouattara_l_usurpateur_la_c) à cause de ses folles dépenses électorales, la CPI, elle, ne s'est pas désintéressée des massacres qui sont perpétrés par le régime de l'ancien président Ouattara, depuis plusieurs semaines. Si Photocopie reçoit les ordres de son frère Ouattara, ceux-ci sont mis en œuvre par le général, Youssouf Kouyaté, dont le dossier est, déjà, quasiment, complet à la CPI. C'est le premier sécurocrate du « menteur permanent » à vraiment s'inquiéter de ce qui pourra lui arriver prochainement.

 

Des dizaines de personnes ont été tuées le week-end du 25 janvier dans des affrontements intercommunautaires entre miliciens à Bria, ville diamantifère de l'Est du Centrafrique, au coeur des conflits qui ravagent ce pays depuis près de 20 ans. On avait cru à une accalmie dans le pays. Certains annonçaient même prématurément la fin des violences. Malheureusement, ces nouveaux massacres (en dizaines de tués) viennent montrer que le Centrafrique n'est pas, encore, au bout de l'horreur, et que le pouvoir, au lieu de dormir sur ses lauriers, en pensant que les Accords de Khartoum ont résolu le problème de la violence dans le pays, doit redoubler d'ardeur, afin que son bilan soit à peu près défendable pendant la prochaine campagne présidentielle.

La dégradation socio-sécuritaire s'est généralisée au cours de la semaine écoulée en République centrafricaine (RCA), à la suite d'une série d'affrontements entre des combattants d'ex-séléka et d'anti-balaka. En Centrafrique, les jours, semaines et mois se suivent et se ressemblent, sans qu'on sache ce que fait, exactement, le gouvernement pour faire face à cette insécurité généralisée. On a l'impression que le pouvoir en place a baissé les bras. Tout simplement même s'il n'en dit rien.

Pour des Centrafricains de plus en plus nombreux, la crise que traverse leur pays est une sorte de fromage pour la Mission multidimensionnelle de stabilisation intégrée des Nations-Unies en République centrafricaine (MINUSCA). Mais au sein de cette dernière, on ne l'entend pas de cette oreille. La MINUSCA est sur tous les fronts et fait, avec « ses moyens actuels qui ont atteint leur limite », tout ce qu'il faut pour sécuriser les populations et aider le pays à se relancer. Cela dit, la MINUSCA a-t-elle de bons soldats ? D'autre part, le pouvoir en place est-il une équipe préparée pour affronter la crise ?

Le communiqué de la CPI (Cour pénale internationale) est tombé, il y a quelques heures, comme un couperet. Prenant tout le monde de court, à Libreville, où BOA (Bongo Ondimba Ali) et son nouveau premier ministre, Franck Emmanuel Issoze-Ngondet, ont, plutôt, la tête dans les négociations en vue de la formation d'un gouvernement d'ouverture. Les tueries (du 31 août au 1er septembre et les jours suivants) s'invitent, maintenant, dans le débat post-électoral. Principale interlocutrice, Fatou Bensouda, en personne.

Une centaine de personnes ont été tuées jeudi et vendredi dans des affrontements entre les partisans d'un chef coutumier tué en août et les forces de sécurité pour le contrôle de l'aéroport de Kananga, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC).

C'est contraint forcé que Bongo Ondimba Ali (BOA) a saisi la Cour pénale internationale (CPI). La semaine dernière, il avait refusé les visas d'entrée à la mission d'Amnesty International qui voulait enquêter sur les massacres post-électoraux au Gabon. Aujourd'hui, changement de stratégie : BOA saisit la procureure Fatou Bensouda de la CPI. C'est un tango à n'y rien comprendre. Visiblement, il ne sait plus sur quel pied danser.

Une semaine après l'assaut par les forces de sécurité du QG de l'opposant gabonais, Jean Ping, à Libreville, ses partisans présents sur les lieux dans la nuit du 31 août au 1er septembre, restent, profondément, traumatisés par la violence déployée, qui nourrit son lot de questions sans réponse, à commencer par le nombre de victimes.