Massacres.

Qu'est-ce qui se passe à Béni ? Vingt-deux civils, au moins, ont été massacrés, à l'arme blanche, pendant le week-end de Noël, dans cette région de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette zone est, déjà, meurtrie, depuis plus de deux ans, par une vague de violences aveugles dont les ressorts sont difficiles à comprendre.

C'est comme si, pour guérir la fièvre qui l'accable, le malade décidait de casser le thermomètre. La fièvre ne va pas disparaître pour autant. Le petit despote de Bujumbura sait qu'il lui sera, impossible, d'échapper aux fourches caudines de la Cour pénale internationale (CPI), après avoir, délibérément, organisé, les massacres des populations civiles burundaises dont il a la charge et dont plus de 350.000 ont préféré fuir le pays. Pour espérer échapper à la sanction, Pierre Nkurunziza organise la sortie du Burundi de la CPI. Mais, c'est trop tard.

Cette fois, Sassou-Nguesso avait bien préparé son coup pour mettre la main sur le pasteur Ntoumi, mort ou vif. Non seulement, il a mis les mercenaires de Miskine dans l'opération, mais, pour la première fois, il a fait aussi appel aux experts israéliens. Malheureusement pour lui, Ntoumi, une fois de plus, est demeuré invisible et introuvable.