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Annoncer qu’on ne fera pas ce qui est interdit par la constitution (la nôtre interdit de faire plus de deux mandats à la tête du pays) relève tout simplement du bon sens et donc, n’a rien d’exceptionnel. Cela ne fait pas non plus entrer dans l’Histoire celui à qui la France a demandé de ne pas rempiler. Le départ de Nelson Mandela du pouvoir, en revanche, était quelque chose d’historique et d’extraordinaire parce que le premier président noir de la nation arc-en-ciel a quitté le pouvoir 5 ans seulement après l’avoir exercé, parce qu’il était encore adulé par son peuple au moment où il s’en allait, parce que, pendant ces 5 années de pouvoir, Mandela ne s’est pas vengé grossièrement et idiotement des Blancs qui l’avaient emprisonné pendant 27 ans, parce qu’il ne s’est pas occupé uniquement des gens de son ethnie ou de son parti, parce qu’il n’a pas passé son temps à terroriser ses compatriotes et à persécuter les opposants sud-africains, parce que ni l’Angleterre ni les Etats-Unis ne l’ont sommé de quitter le pouvoir. C’est un sacrilège que de mettre la vertu et le vice autour de la même table. Mandela ne fut ni criminel ni imposteur pour que des incultes en mal d’idolâtrie le comparent à Ouattara.

De son palais de Mpila, Sassou bien que très affaibli, essaie, toujours et encore, de sauver son régime. Même sachant qu'il n'a aucune chance de réussir.

CONGO-BRAZZAVILLE : Meetings à Paris et à Brazzaville pour dénoncer le « coup d'état constitutionnel » de Sassou
Après le Burkina Faso, le vent de la démocratie semble, aussi, souffler sur le Congo-Brazzaville où un dictateur sanguinaire veut modifier la constitution pour mourir au pouvoir. Le peuple ne l'entend pas de cette oreille.