Mission FMI à Brazzaville le 26 septembre.

Le dictateur a rencontré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le 19 septembre, à New York, en marge de la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies. Au regard de la grave situation de l'économie congolaise, elle aidera le Congo (c'est sa mission), mais ne pourra pas faire des miracles que lui demande son « ami » Sassou-Nguesso. Car elle-même doit rendre des comptes à sa hiérarchie. Pour que le programme de redressement (à venir) ait une chance de réussir, l'opposition demande à être associée, d'une manière ou d'une autre, dans le processus de son aboutissement. D'autre part, le FMI va conclure un programme avec le Congo. Mais de quel Congo s'agit-il ? Car il y a le Congo de Sassou-Nguesso qui a ruiné le pays et l'autre Congo constitué par l'opposition qui représente la grande majorité de la population. Sans dialogue et consensus entre ces deux Congo, ce sera un coup d'épée dans l'eau. C'est à ce niveau où Christine Lagarde est priée de ne pas faire du Strauss-Kahn, si elle ne veut pas que son nom soit traîné dans la boue par les opposants congolais demain et après-demain.