Mohammed VI

Le roi du Maroc, Mohammed VI, est-il une exception qui confirme la règle ? Depuis la nuit des temps, les chefs d'Etat africains ont, toujours, eu recours aux médecins étrangers pour se soigner. Les médecins locaux ne méritent-ils pas leur corps ? Malgré les sommes colossales mises dans la formation des personnels africains parfois très compétents, les chefs d'Etat africains rechignent à leur confier leur corps, quand bien même les hôpitaux sont dotés d'un équipement convenable. En son temps qui n'est pas si lointain, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, par exemple, préféraient faire confiance aux médecins français et suisses pour suivre son état de santé malmené par la survenance d'un accident vasculaire cérébral. Pourtant, l'Algérie compte de bons médecins et de bons hôpitaux. Quand il est malade, le président, Muhammadu Buhari, pour sa part, n'hésite pas à se rendre à Londres pour se faire soigner par les médecins britanniques alors que le Nigeria dispose de médecins bien compétents et d'hôpitaux à la hauteur. De son vivant, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, avait signé un abonnement avec les hôpitaux de Hong-Kong qui se chargeaient de ses check-up et de toutes sortes de maladies dues à son âge très avancé. Le Maroc a acquis le statut de pays d'expatriation sanitaire, comme l'Afrique du Sud, les pays européens et américains. Le fait que le roi du Maroc se soigne, chez lui, au Maroc, est un grand signe d'honneur pour la médecine marocaine. A l'heure du coronavirus qui a montré que chaque pays devrait faire confiance à son propre système de santé, le roi Mohammed VI donne une bonne leçon à ses pairs du continent.

Le roi Mohammed VI du Maroc a eu la réaction d'un grand sportif. Même si, politiquement, les relations entre son pays et l'Algérie, sont loin d'être au beau fixe, il n'a pas hésité à adresser un message de félicitations au chef de l'Etat algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, après que la sélection algérienne de football, les Fennecs, aient remporté la Coupe d'Afrique des Nations (CAN-2019) en Egypte, en battant les Lions de la Teranga du Sénégal par un but à zéro. Le roi fait ce geste alors que la sélection marocaine, les Lions de l'Atlas, qui étaient, souvent, cités comme possibles vainqueurs de cette CAN organisée en Egypte, ont été défaits en huitième de finale, par les « modestes » Ecureuils du Bénin. Visiblement, les animaux de la forêt africaine ignorent toute forme de hiérarchie. L'Algérie a gagné parce qu'elle a fait le pari d'un sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, alors que le Maroc, pays modernement extraverti (?) a préféré faire le pari d'un sélectionneur européen qu'il payait à prix d'or : 80.000 euros par mois. La haute inspiration royale fera-t-elle changer la Fédération marocaine de football de position afin qu'elle confie, enfin, les Lions de l'Atlas à un sélectionneur marocain ?

Le roi du Maroc a appelé, mardi, 6 novembre, l'Algérie à un dialogue "direct et franc" en proposant la création d’un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" pour "dépasser les différends" entre les deux voisins.

Que serait la France sans l'Afrique ? Juste une puissance moyenne de la taille de l'Italie, sans siège permanent au Conseil de sécurité. Depuis qu'il est entré à l'Elysée, Emmanuel Macron, montre, clairement, où se trouvent les intérêts de la France. C'est vraiment un bon banquier. Après avoir été saluer le dispositif Barkhane, à Gao, au Mali, et reçu, à Paris, les présidents de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et du Sénégal, Macky Sall, les 11 et 12 juin, le voilà pour deux jours (jusqu'au 15 juin) au Maroc, avant de repartir, le 2 juillet, au Mali, plus précisément, à Bamako, cette fois, où il tiendra une séance de travail avec les chefs d'Etat du G 5 sur le terrorisme. Mais avant ce grand-rendez-vous, il fera un saut chez Abdelaziz Bouteflika, à Alger, pour discuter de plusieurs dossiers bilatéraux importants. Mais pas seulement : il y a, aussi, que la place de l'Algérie dans la sous-région nécessite une concertation préalable entre Paris et Alger avant que le président Macron ne se rende, le 2 juillet, à Bamako. Car comme tout bon banquier (qui ne s'ignore pas), il donne l'impression d'avoir horreur de perdre son temps (Time is money).

Le 51e Sommet de la CEDEAO (Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a pris fin, ce dimanche, 4 juin, à Monrovia, au Liberia. Outre la passation de témoin entre la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Togolais, Faure Gnassingbé, qui va présider aux destinées de l'organisation, pendant un an, on aura observé un mouvement de foule du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie, qui demandent, selon des formules différentes, à adhérer à la CEDEAO.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, va désigner, au plus vite, un nouveau premier ministre pour remplacer Abdelilah Benkirane, qui n'est pas parvenu à former une majorité, après cinq mois de négociations, a annoncé, mercredi, 15 mars, soir, le cabinet royal.

A quelques semaines du Sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba, où le plat de résistance des travaux, après l'élection du successeur de Xhosazana Dlamini-Zuma, concernera l'admission du Maroc au sein de la grande famille africaine, le président sud-africain, Jacob Zuma, vient d'apporter un soutien de taille à la RASD (République arabe sahraouie démocratique), en demandant la fin de la colonisation marocaine dans cette « province » du Maroc. Avec l'indéfectible soutien de l'Algérie, éternelle marraine de la RASD, on est à peu près sûr que l'organisation va, à nouveau, être paralysée si l'arrivée du Maroc voudra dire sortie de la RASD de l'UA. Personne ne l'acceptera à Pretoria et à Alger.

L'action de son premier ministre et de son ministre des Affaires étrangères, n'ont pas suffi. La lettre du roi lue au Sommet de l'Union africaine (UA), en juillet dernier, à Kigali, a montré la volonté du Maroc de revenir dans l'Union africaine (UA), mais, sans plus. Cette fois, le roi a pris le dossier, lui-même, en main. Il y donne de sa personne, en terminant un mini-périple continental par le Sénégal, fer de lance des pays africains qui demandent, activement, le retour du royaume chérifien dans l'organisation continentale.

Le débat sur le retour du Maroc dans l'Union africaine (UA) continue de faire rage, surtout, que le lobby des 28 pays africains qui appuient cette mesure royale, demande que la République arabe saharouie démocratique (RASD) soit suspendue de l'organisation panafricaine. Et si le message de Mohammed VI, aux participants au Sommet de Kigali, n'était que la partie émergée de l'iceberg ?

Le Maroc est un pays qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis 1999, le roi Mohammed VI a ‘’transformé’’ le Maroc, qui est devenu, depuis 2002, la cinquième puissance économique en Afrique.

Le Roi Mohammed VI effectuera à partir du dimanche, 13 mars, une visite officielle à la Fédération de Russie. Une occasion pour consolider les relations, dans tous les domaines, entre les deux pays.