Niger

Les élections du 21 février sont-elles sur une mauvaise pente ? Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, commence à recevoir des mises en garde de partout. Après les Nations-Unies, ce sont les chefs traditionnels qui viennent de dire « Attention » !

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) vient d'être appelée, au chevet, du Niger dont le fichier électoral, truffé de faux électeurs, fait, sérieusement, problème. Il était temps.

Hama Amadou va passer Noël et le réveillon de la Saint-Sylvestre avec d'autres pénitenciers de Filingué. Telle est la volonté de celui qu'il fut élire chef de l'Etat, il y a moins de cinq ans, Mahamadou Issoufou. Comme quoi, on n'est pas toujours bien récompensé quand on est faiseur de roi.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, ne dévie pas de sa logique suicidaire. Son régime vient de convoquer la presse, ce samedi, pour l'informer de sa décision d'envoyer neuf militaires « putschistes » devant le tribunal militaire. A deux mois de la présidentielle, Issoufou déclare la guerre à l'armée et à l'opposition alors que c'est Boko Haram qu'il devrait combattre.

Après avoir annoncé un vrai-faux coup d'état en 2011, procédé à une dizaine d'arrestations de militaires qui, finalement, n'ont donné lieu à aucun procès, mais, plutôt, à leur relaxe pure et simple, le président, Mahamadou Issoufou, récidive. Maintenant, il est question de sauver sa peau, sa réélection en février 2016 étant loin, très loin, d'être assurée.

A cause de la frousse qui l'envahit à l'idée de croiser Hama Amadou, pendant la campagne présidentielle, le président candidat à sa succession, Mahamadou Issoufou, arrive à imposer une justice à ses ordres. Il lui fait prendre des décisions qui ne tiennent pas debout et qui la discréditent totalement. Jusqu'où les Nigériens le laisseront-ils faire ?

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, se présente comme un bon démocrate, hors du Niger, alors qu'il est un dictateur dont l'espèce semblait avoir disparu avec le parti unique. Pour preuve, les journalistes nigériens, eux aussi, commencent à lui tourner le dos.

Sous Mahamadou Issoufou, le Niger connaît un véritable bond en arrière en matière des libertés et des droits de l'homme. Le président du Niger fonctionne avec un logiciel usé du parti unique, alors que les temps ont beaucoup changé.

Alphadi a décidé de reporter sine die la 10e édition du FIMA qui devait se tenir du 25 au 29 novembre, à Niamey, afin ne pas donner l'occasion aux djihadistes de se faire voir et entendre. L'édition aura lieu plus tard.

Accusé de « haute trahison » par les parlementaires de l'opposition, Mahamadou Issoufou a été sauvé par sa majorité qui a « rejeté » cette requête. Le chef de l'Etat connaît, cependant, une fin de mandat tumultueuse.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, n'est pas sur une bonne pente pour se succéder à lui-même. Seul contre tous, piètre communicateur en plus, il ambitionne de gagner dès le premier tour. Comme Apha Condé. Sur qui compte-t-il ?

L'Algérie procède à des retours forcés, de temps en temps, des Nigériens sans papiers, pour se protéger, sinon, sa situation intérieure deviendrait, rapidement, ingérable.