Nouveau gouvernement

La fin du ramadan a donné l'occasion au président, Azali Assoumani, de rendre visite à la population de Ndzuwani, pour lui présenter ses vœux, samedi, 15 juin, au palais de Dar-Nour. Deux jours, auparavant, jeudi, 13 juin, le président avait communiqué la liste du nouveau gouvernement de 15 membres avec lequel il a entrepris la grande bataille de l'émergence dont l'atteinte a été fixée à l'horizon 2030.

Le président sénégalais, Macky Sall, a formé, dimanche, 7 avril, pour entamer son second mandat, un gouvernement composé de 35 membres, contre 39 au sein de l'équipe précédente, et d'un nombre, légèrement, accru de femmes. Reconduit samedi, le premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, avait été chargé de constituer une équipe "resserrée" et "recentrée sur les missions essentielles de l'Etat", et reste en place en attendant la réforme constitutionnelle annoncée avec entre autres changements, la suppression du poste de premier ministre chef du gouvernement. Le premier ministre deviendra, alors, secrétaire général de la présidence de la République.

Député à l'Assemblée nationale, l'ancien premier ministre et actuel président du principal parti d'opposition, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé, n'a pas mâché les mots pour donner sa lecture des graves événements qui déstabilisent son pays : Accord de Khartoum (le 8e du genre en l'espace de cinq ans), enchères des rebelles, nomination d'un nouveau premier ministre et de plusieurs ministres issus de la rébellion, action du chef de l'Etat à la tête du pays depuis bientôt quatre ans, etc. En responsable politique qui ambitionne de diriger la République centrafricaine, il donne un éclairage de la situation du pays que les dirigeants actuels devraient lire avec intérêt.

Dieu est grand ! Ceux qui disaient que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, était, politiquement, hors jeu, en ont eu pour leur grade. Coup sur coup, il vient de leur prouver le contraire, en montrant qu'il suit de très près les affaires de l'Etat du Gabon dont il a la charge. Contre toute attente, il a mis fin aux fonctions de Franck Emmanuel Issoze Ngondet que d'aucuns considèrent (à tort ou à raison) comme un félon. Le président vient tout aussi de surprendre à un autre niveau. Alors que tout le monde l'annonçait parti, il a maintenu dans ses fonctions de directeur de cabinet civil et politique du président de la République (au moins provisoirement), le très controversé, Brice Laccruche Alihanga, ainsi que, l'ensemble de ses collaborateurs. Qui peut encore dire que Ali Bongo Ondimba ne contrôle pas la situation ?

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

Quarante huit heures après la démission du premier ministre chef du gouvernement, Franck Emmanuel Issoze Ngondet, suite à la décision de la Cour constitutionnelle de dissoudre l'Assemblée nationale et de démissionner le gouvernement, le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a reconduit Franck Emmanuel Issoze Ngondet au même poste. A charge pour lui de mettre sur pied, rapidement, sans perdre de temps, une équipe gouvernementale opérationnelle qui permettra l'organisation, dans de brefs délais, et dans de bonnes conditions, des élections législatives, qu'il a pour mission de gagner.

Camarade Bob n'est pas content de certains ministres. A quelque six mois de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat, il va composer un nouveau gouvernement, cette semaine, qui défendra son bilan pendant la campagne qui s'annonce âpre. Car en face, l'opposition s'organise pour présenter un candidat unique. Dans le camp présidentiel, par contre, la ZANU-PF, le parti présidé par le président de la République, connaît des luttes intenses sur fond de succession à laquelle Camarade Bob ne veut pas entendre parler.

La secousse laissée par Christiane Taubira continue de lézarder l'action gouvernementale qui doit trouver d'autres repères, d'où un remaniement en vue. La diplomatie et l'Ecologie pourraient être les principaux secteurs touchés.

Les deux ministres paient la résurgence de l'insécurité constatée sur l'ensemble du pays, ces dernières semaines, et qui est à l'origine du report des élections.