Pascal Affi N'Guessan.

« Incendier ma maison ne m'empêchera pas de continuer à dire NON à la forfaiture et au 3e mandat illégal de Ouattara ». Telle est la déclaration toute de sagesse du porte-parole de la désobéissance civile et candidat à l'élection présidentielle, Pascal Affi N'Guessan, après l'incendie par les loubards du « menteur d'Abidjan » (Ouattara) de sa résidence située à Bongouanou, samedi, 17 octobre. En même temps, la résidence du député-maire FPI de Bongouanou, Gilbert Amalamam, et le restaurant de Tehoua Ama Marie, vice-présidente du PDCI, ont été incendis en même temps que les commerces, les bureaux et l'Institut d'enseignement général et technique de Bongouanou. Bref, de la désolation dans la ville.

Plus têtu, braqué et borné que le « menteur d'Abidjan » (Ouattara) tu meurs. Vu que ce dernier veut foncer tête baissée, même en marchant sur des milliers de cadavres, pour organiser sa fraude électorale, l'opposition unie de l'entend pas de cette oreille et ordonne la destruction et le sabotage du matériel électoral qui est actuellement en train d'être distribué, à l'intérieur du pays. Objectif : tenir 0 élection le 31 octobre 2020 pour laquelle Ouattara annonçait « Un Coup KO », vendredi, 16 octobre, pendant un meeting de 5 mns à Bouaké. Au nom de l'opposition unie, le porte-parole de la désobéissance civile, président de la plateforme AFD/FPI et candidat à l'élection présidentielle, Pascal Affi N'Guessan, a exposé, vendredi, 16 octobre, au cours d'une conférence de presse au siège du PDCI, l'acte 2 de la désobéissance civile qui ne concerne pas que les militants et sympathisants de l'opposition, mais tous les Ivoiriens et tous les amis de la Côte d'Ivoire épris de paix, qui souhaitent l'instauration d'une véritable démocratie en Côte d'Ivoire.

Le dimanche, 20 septembre 2020, l’opposition ivoirienne, réunie autour de l’ancien président, Henri Konan Bédié, a appelé les Ivoiriens à une désobéissance civile, concept forgé par l’Américain, Henry-David Thoreau, qui refusa de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique et passa une nuit en prison pour ce refus (cf. H.-D. Thoreau, “La désobéissance civile”, 1849). L’objectif de Thoreau, en refusant de payer cette taxe, n’était pas nécessairement de combattre l’injustice sociale mais de ne pas la cautionner. Il se plaçait donc sur un terrain purement moral ou subjectif. En d’autres termes, il voulait être en accord avec lui-même.

Laurent Gbagbo a-t-il eu tort de croire aux Accords signés à Pretoria pour permettre à Alassane Ouattara d'être candidat ? A-t-il eu tort de jouer le jeu en remplissant sa part de contrat ? Aujourd'hui, il se retrouve enfermé par la CPI (Cour pénale internationale). L'échec de la réconciliation prônée par Alassane Ouattara (lire le numéro 449 d'Afrique Education actuellement chez les marchands de journaux), en est la parfaite illustration. Pour le professeur Jean-Claude Djereke qui connaît bien Laurent Gbagbo, l'actuel président ne dirige pas la Côte d'Ivoire pour le bien-être des Ivoiriens et des Ivoiriennes, mais pour le pays qui lui donne la possibilité de loger ses comptes bancaires et d'acquérir des appartements.

Ce titre n'est pas une trouvaille d'afriqueeducation.com, mais, une déclaration à mettre sur le compte du président actuel du FPI (Front populaire ivoirien) et premier premier ministre de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N'Guessan. Avec cette sortie, l'unité du parti de l'ancien président de la République n'est pas pour tout de suite.