Paul Kagame.

Les restes d'Augustin Bizimana, considéré comme l'un des principaux commanditaires toujours en fuite du génocide au Rwanda en 1994, ont été identifiés dans un cimetière au Congo-Brazzaville, a annoncé, vendredi, 22 mai, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Si la mort de ce génocidaire remonte à il y a une vingtaine d'années, reste posée la responsabilité de Denis Sassou-Nguesso, qui était, déjà, en fonction, depuis octobre 1997, et qui maîtrisait les va et vient des réfugiés encombrants que son régime accueillait parfois à des fins de déstabilisation et de basses besognes.

Qui arrêtera Paul Kagame, ce général-président tout puissant arrivé au pouvoir grâce au génocide de 1994 ? Grâce parce qu'il le provoqua par ses propres soins, après avoir pulvérisé, avec un missile sol-air, le Falcon 50 à bord duquel avaient pris place les présidents du Rwanda, le général, Juvénal Habyarimana, et burundais, Cyprien Ntaryamira ? Pour étouffer la vérité, il tue, aujourd'hui, toute personne qui est susceptible de livrer des vérités sur ce forfait. Notamment, les militaires qui étaient, comme lui, dans l'APR (Armée patriotique rwandaise) et qui ont fini par prendre la poudre d'escampette pour avoir la vie sauve. Il met en prison en évoquant le négationnisme toute personne prête à apporter un son de cloche différent de SA vérité officielle sur ce génocide. Le dernier forfait de sa main noire tachée de sang s'appelle l'artiste Kisito Mihigo. Kagame n'a visiblement peur de personne. Ni des qu'en dira-t-on. Il n'éprouve aucune gêne à tuer ses ennemis et adversaires politiques même réfugiés dans des pays étrangers. Les dirigeants sud-africains en savent quelque chose, notamment, Jacob Zuma. Jusqu'à quand continuera-t-il sa sauvagerie actuelle qu'on passe sous silence, sur le plan international, sous prétexte qu'il est un dictateur éclairé dont la gestion économique, contrairement, aux autres dictateurs africains, produit des résultats visibles et concrets ? Des résultats qui, en réalité, ne sont, en grande partie, que le fruit du pillage des ressources minières du Kivu (RDCongo) que le régime de Joseph Kabila lui avait accordé de fait pour avoir, en retour, la paix et la tranquillité de pouvoir gouverner son pays sans déstabilisation.

La Zone de libre-échange continentale (ZLEC), projet phare de l'Union africaine (UA) en vue de l'émancipation économique du continent, est entrée en vigueur, jeudi, 30 mai, avec pour but, d'augmenter le commerce intra-africain de 60% d'ici 2022.

Du jamais vu sous les tropiques : pour la première fois, l'instance continentale n'est pas d'accord avec la proclamation des résultats des élections faite par la CENI en République démocratique du Congo (RDC). Président en exercice de cette organisation, le président du Rwanda, Paul Kagame, a demandé, jeudi, 17 janvier, soir, la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux définitifs, ainsi que, l'envoi d'une délégation de "haut niveau" à Kinshasa. Cette délégation composée, essentiellement, de chefs d'Etat sera conduite par lui-même, avec à ses côtés, le président de la Commission, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat.

Décidément, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, commence à avoir une imagination fertile. La nuit ne lui portant pas conseil, il n'arrête pas de cogiter sur des coups d'état imaginaires dont son sanguinaire régime peut être victime. Cette fois, il s'en prend, ouvertement, au Canada, après la France et le Rwanda, qui sont devenus ses souffres-douleur.