Présidentielle

Bien qu'ayant trahi l'opposition en allant, seul, à cette élection, l'opposant Cellou Dalein Diallo le pourra-t-il ? Toujours est-il qu'il a revendiqué, lundi, 19 octobre, avoir remporté la présidentielle guinéenne dès le premier tour, sans attendre les résultats provisoires prévus mercredi 21 octobre. Des scènes de liesse de ses partisans, ont eu lieu dans tout le pays. Mais, Alpha Condé (qui se dit « professeur » d'université où il n'avait, en réalité, été que simple assesseur en Sorbonne (Paris 1), a-t-il fait modifier la constitution pour rien ? A-t-il bravé tous les écueils avant de se présenter pour voir quelqu'un d'autre se faire élire à sa place au final ? Comme il est difficile de l'envisager, et que Cellou Dalein Diallo, de son côté, n'est plus prêt à se faire voler sa victoire par le même individu une deuxième fois, il faudra s'attendre à beaucoup de troubles dans le pays.

Président en exercice de la CEDEAO et chef de l'Etat du Ghana, Nana Akufo-Addo a dépêché, dimanche, 18 octobre, dans l'urgence, une mission de deux personnes composée de sa ministre des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, et du commissaire des Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO, le général, Francis Behanzin, dans le cadre de la prévention des conflits. A l'issue de la rencontre avec Henri Konan Bédié et Pascal Affi N'Guessan, dimanche, la ministre aurait déclaré que la situation était encore sous contrôle, en Côte d'Ivoire, malgré quelques agitations, et qu'elle ne nécessitait pas d'intervention extérieure au stade actuel du déroulement de la campagne. C'est une totale méconnaissance de la réalité.

Le président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, est à la manœuvre. Le dossier ivoirien étant plus lourd que ses frêles épaules, il se fait, désormais, assister par son prédécesseur à cette même fonction, le président du Niger, Mahamadou Issoufou. Ce dernier est un modèle en Afrique dans la mesure où il a décidé de quitter le pouvoir à l'issue de son deuxième et dernier mandat. Un mauvais exemple donc pour le « menteur d'Abidjan » qui, lui, cherche à mourir au pouvoir. Tous deux, selon nos informations, sont arrivés hier soir à Abidjan où ils doivent rencontrer les deux camps.

Donald Trump a exclu de participer à un débat virtuel avec Joe Biden dans le cadre de la campagne présidentielle américaine, comme le préconise la Commission sur les débats présidentiels après sa contamination au Covid-19. Il dit craindre la partialité des organisateurs, qui vont passer leur temps à lui couper la parole. A la place du débat, il compte organiser un meeting.

Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale de la République du Ghana, présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, cheffe de délégation, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, chef du Bureau de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahël, le commissaire Paix et Sécurité de la CEDEAO, et leurs collaborateurs ont, longuement, rencontré l'opposition, mardi, 6 octobre. L'opposition n'a pas mâché ses mots : elle n'ira pas aux élections avec Alassane Ouattara comme candidat. Non seulement, il devra se retirer, mais, il devra accepter l'enrôlement des candidats recalés dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Mamadou Koulibaly, Albert Mabri Toikeusse, Amon Tanoh et les autres. L'opposition exige, aussi, la dissolution de la Cour constitutionnelle et de la CEI (aux ordres du « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara)), ainsi que, la révision du Code électoral et la refonte de la liste électorale, entre autres. Voici ce que le président de EDS, le professeur, Georges-Armand Ouegnin a, précisément, indiqué à la délégation au nom de l'opposition dans son ensemble.

Avec 57% d'intentions de vote, Joe Biden compte, désormais, 16 points d'avance (pas moins) sur le milliardaire républicain (41%), selon un sondage de l'Institut SSRS. L'ancien vice-président est également plus apprécié par les sondés, avec 52% d'opinions positives contre 39% pour l'hôte de la Maison-Blanche. Au total, 1001 personnes ont été interrogées entre le 1er et le 4 octobre, après le premier débat présidentiel et en partie, après l'annonce du test positif du président au coronavirus. La marge d'erreur est de 3,6%.

Alors que Donald Trump lutte contre le coronavirus à l'hôpital, une pandémie qu'il négligeait au vu et au su de toute l'Amérique, son adversaire, Joe Biden, lui, poursuit sa campagne, toujours, en portant le masque comme dès le premier jour. Preuve de la légéreté du président Trump : le jour du débat dans l'Ohio, il était allé jusqu'à se moquer du masque de Biden. C'est dire que son inconscience n'a pas de limite. Mais, deux jours après, à peine, il était testé positif. Cherchez l'erreur !

Afrique Education a cherché un seul appui à l'international pour le « menteur d'Abidjan » sans trouver. Oui, c'est vrai qu'il existe un président africain qui soutient Ouattara dans sa volonté de briguer un 3e mandat. Ce chef d'Etat africain s'appelle Alpha Condé de Guinée, qui subit, lui aussi, les foudres de son opposition parce que, comme Ouattara, il veut s'octroyer un 3e mandat anticonstitutionnel. Qui se ressemble s'assemble. Mais, tout le monde est contre : les Nations-Unies ont demandé au président Ouattara de dialoguer et d'organiser une élection pacifique et inclusive. L'Union européenne est allée plus loin en demandant la prise en compte des décisions de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, qui réclame l'inscription de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro sur la liste des candidats. Depuis ce 30 septembre, matin, la Fondation Kofi Annan a joint sa voix au concert des nations pour demander à son tour, une élection présidentielle pacifique, inclusive, transparente et libre. Car l'heure est grave. Après le retrait des candidats Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N'Guessan (FPI), c'est au tour des représentants de l'opposition qui siégeaient dans les instances de la CEI de démissionner de leurs fonctions. Il s'agit du représentant de l'Alliance des forces démocratiques (AFD) dirigée par Pascal Affi N'Guessan et celui de la Ligue des mouvements de progrès (LMP) dirigée par Kabran Appiah. Cela veut dire que, désormais, la CEI est composée à 100% par les membres du RHDP, le parti du « menteur d'Abidjan ». Les choses vont donc de mal en pis car Ouattara peut se retrouver tout seul à cette élection, sauf qu'elle risque de ne pas se tenir le 31 octobre comme prévu.

Cour suprême, assurance-santé, coronavirus, intégrité du scrutin, questions raciales et troubles urbains... Afrique Education revient sur les principales déclarations faites, mardi, 29 septembre, soir, lors du premier débat entre les deux candidats, Donald Trump (Républicain) et Joe Biden (Démocrate) à l'élection présidentielle américaine.

A moins d'un tsunami qui vienne inverser les pronostics, ce qui est, difficilement, probable, le démocrate, Joe Biden, devrait s'installer, pendant quatre ans, à la Maison Blanche. Il est même possible que les démocrates fassent huit ans, voire, douze, si Joe Biden n'accepte de faire qu'un seul mandat, laissant la suite à sa vice-présidente africaine-américaine, Kamala Harris, qui aurait comme une de ses priorités en Afrique, de prendre le contrepied de la Chine. Pour faire ses affaires ni vu ni connu, la Chine ne s'ingère pas dans les affaires intérieures des pays africains, autrement dit, sous le prétexte de faire l'anti-colonialisme, elle encourage, plutôt, les dictateurs à mourir au pouvoir. En ne manquant pas de faire au passage de juteuses affaires avec eux.
A J-35, le premier débat entre Biden et Trump aura lieu aujourd'hui, à Cleveland, dans l'Etat de l'Ohio. Joe Biden ne l'attaquera pas seulement sur le fait qu'il n'a pas du tout payé d'impôt sur le revenu ou très peu (750 dollars en 2016, année de son élection et puis autant en 2017 tandis qu'au cours de dix des quinze années précédentes, il a payé 0 dollar au trésor américain car il déclarait plus de pertes d'argent que de gains) alors qu'on aurait attendu mieux d'un milliardaire comme lui, mais, il démontrera aussi son absence de leadership dans la gestion du coronavirus (plus de 200.000 morts aux Etats-Unis à ce jour), et ses piètres résultats économiques : 30 millions de chômeurs. On espère qu'il ne manquera pas de l'enfoncer sur l'Afrique en soulignant son absence de vision qui fait que Trump a, totalement, ignoré le continent d'avenir qui tirera la croissance mondiale en ce 3è millénaire, y laissant la Chine seule.

Le dimanche, 20 septembre 2020, l’opposition ivoirienne, réunie autour de l’ancien président, Henri Konan Bédié, a appelé les Ivoiriens à une désobéissance civile, concept forgé par l’Américain, Henry-David Thoreau, qui refusa de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique et passa une nuit en prison pour ce refus (cf. H.-D. Thoreau, “La désobéissance civile”, 1849). L’objectif de Thoreau, en refusant de payer cette taxe, n’était pas nécessairement de combattre l’injustice sociale mais de ne pas la cautionner. Il se plaçait donc sur un terrain purement moral ou subjectif. En d’autres termes, il voulait être en accord avec lui-même.

En campagne électorale avant l'heure (la campagne officielle devrait démarrer le 15 octobre), le « menteur d'Abidjan » a terminé, samedi, 26 septembre, sa tournée de 4 jours dans la région de la Marahoué où ses partisans ne cessent d'évoquer le Coup KO qu'il devrait asséner à son adversaire désormais unique, le candidat indépendant, KKB (Kouadio Konan Bertin). Alors que Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N'Guessan (FPI) ont eu la sagesse de jouer la stratégie de toute l'opposition qui a décrété le Tout Sauf Ouattara (TSO), KKB devrait sentir le piège qui lui est tendu. Homme politique en devenir, il ne devrait pas prêter le flanc devant un Ouattara en fin de course et de carrière, qui sait tout acheter sur son passage (avec l'argent de l'Etat) : KKB s'entêterait-il à croiser le fer avec Ouattara parce qu'il a encaissé 500 millions de F CFA (750.000 euros), comme il se raconte, afin qu'il l'accompagne (absolument) à cette élection ? KKB devrait démentir cette information en annonçant rapidement son retrait de la course pour y laisser Ouattara s'embrouiller tout seul. Sachant que lui-même n'irait pas au bout du processus car le prochain président de Côte d'Ivoire ne s'appellera (certainement) plus Alassane Dramane Ouattara. Voici le message qu'un ami de la Côte d'Ivoire adresse à KKB que les amis d'Adama Bictogo (le Mossi du RHDP) considèrent, déjà, comme du gibier électoral pour leur candidat.

Les archevêques et évêques de Côte d'Ivoire, au terme de leur 113e Assemblée plénière à Agboville (13-17 juin 2019), constataient que “progressivement s'install[ait] dans notre pays un climat de peur et de terreur”, estimaient que “les prochaines élections [devaient] être transparentes, crédibles et pacifiques pour que tous acceptent les résultats comme expression de la volonté de la majorité des Ivoiriens” et appelaient “le pouvoir exécutif à garantir aux personnes et aux institutions, notamment, la Commission électorale indépendante (CEI), une totale indépendance [car], “si l'arbitre est à la fois joueur et arbitre, la fin de la compétition est déjà connue”. Les prélats regrettaient aussi le fait que des “armes circulent encore dans notre pays”.

Qui cherche trouve. Ouattara « le menteur d'Abidjan » a cherché un 3e mandat auquel il n'a pas droit, il va trouver tout le pays dressé contre lui à partir de ce lundi, 21 septembre. Les chefs des partis politiques de l'opposition et de la société civile ont tenu, ce dimanche, 20 septembre, une réunion autour du doyen de l'opposition, Henri Konan Bédié, à la Maison du PDCI, à Cocody, pour analyser la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays. A l'issue de cette rencontre, ils ont décidé de lancer un mot d'ordre visant à paralyser le pays dès le lendemain, 21 septembre. Objectif : obtenir le retrait du candidat Ouattara de cette présidentielle et entreprendre des actions en vue de la tenue d'une élection transparente, inclusive et apaisée. Bien entendu, le journal de 20 h 00 de la RTI (Radio télévision ivoirienne, télévision d'Etat), cette chaîne qui ne « rassemble » pas, a, totalement, passé sous silence ce grand moment, cette grande réunion de l'opposition de ce dimanche, 20 septembre. Il faut juste indiquer que le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, le directeur général de la RTI et la directrice de l'Information de la RTI, sont, tous, de confession musulmane et doivent leurs nominations à la politique de « rattrapage ethnique » prônée par le « menteur d'Abidjan » en personne. Ouattara est un tribaliste hors pair ! Cela dit, honte à la présentatrice (aux ordres) Marie-Laure Ngoran qui n'en a pas touché un mot, de peur de perdre sa place de présentatrice du 20 h. Alors qu'il s'agissait juste d'une information à communiquer au public. Voici, du reste, la déclaration des chefs de parti, de la société civile et des syndicats, à l'issue de leurs travaux de ce 20 septembre :

« Le menteur d'Abidjan » n'organisera pas son hold up électoral en vase clos. Loin des regards de la communauté internationale, en dehors de la CEDEAO complaisante. Un bloc solide est en train de se constituer pour empêcher son passage en force. Ce bloc est composé des trois candidats validés par le Conseil constitutionnel, mais aussi, de tous les autres recalés dont l'ancien président, Laurent Gbagbo, l'ancien premier ministre, Guillaume Soro, les anciens ministres, Albert Mabri Toikeusse et Amon Tanoh. Voyant le mauvais chemin que prend le processus électoral dans le pays, la communauté internationale commence à se faire entendre. C'est ainsi que l'Union européenne a fait part de son inquiétude, ce vendredi, 18 septembre, dans un communiqué qui demande au président, Alassane Ouattara, de bien vouloir faciliter une élection inclusive et transparente.

La parole de l'ex-chef des Forces nouvelles était fortement attendue au lendemain de son exclusion de la liste des candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre. Cette parole est venue jeudi, 17 septembre, matin, dans un grand hôtel parisien où l'ancien premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale n'a pas hésité à déverser sa bile sur celui qu'il avait aidé à accéder au pouvoir, par le biais des armes, et qui, aujourd'hui, le lui rend, en lui collant 20 ans de prison et son exclusion de l'élection présidentielle. Pourtant, Soro jure qu'il va bel et bien participer à cette élection dont il demande, par ailleurs, le report pour plus de transparence. Pour obtenir celui-ci, il souhaite l'union de tous les trois candidats sélectionnés pour concourir avec « le menteur d'Abidjan » : Henri Konan Bédié du PDCI, Pascal Affi N'Guessan du FPI et Kouadio Konan Bertin (Indépendant).

Président du Conseil constitutionnel de 2011 à 2015, le professeur, Francis Wodié, n'est pas un fort en thème. Agrégé des facultés françaises de droit public, il est le meilleur publiciste de Côte d'Ivoire. Il ne discute sa compétence dans ce domaine avec personne dans son pays. De nature discret, il s'est cru obligé, par devoir, d'élever la voix parce qu'il ne peut plus rester muet devant le massacre juridique que le Conseil constitutionnel dont il connaît le fonctionnement de l'extérieur comme de l'intérieur, fait l'objet, actuellement, sous la pression de celui que les Ivoiriens appellent, « Le menteur d'Abidjan ». Entendez Alassane Dramane Ouattara ! Nous vous livrons son communiqué d'indignation et de mise au point sur le plan du droit.
Rappelons que c'est le énème communiqué de ce genre dont le but est de raisonner Ouattara qui semble avoir perdu complètement la tête. C'est comme s'il était devenu fou. Avant le professeur Wodié, il y a eu le cardinal de Côte d'Ivoire et ami du couple Ouattara, Mgr Jean-Pierre Kutwa, qui lui a dit, publiquement, devant la cathédrale d'Abidjan, que sa candidature était « non nécessaire ». Il y a, aussi et surtout, eu les présidents de Guinée Bissau, Général Sissoko Umaru Embalo, et du Nigeria et superpuissance régionale, Général, Muhammadu Buhari, qui l'ont mis en garde contre le 3e mandat, qui est une menace contre la paix dans la sous-région. La guerre et sa cohorte de morts et de biens détruits, arrive à grands pays en Côte d'Ivoire où on note déjà beaucoup de troubles avec des voitures brûlées, les routes coupées, et des morts comme, il y a deux jours à Bonoua où on a compté 5 morts (4 jeunes et une femme). La tension monte partout y compris dans Abidjan. « Le menteur d'Abidjan » portera seul l'entière responsabilité de cette fâcheuse situation.

La plateforme de l’opposition, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), qui soutient le président, Laurent Gbagbo, a lancé, au lendemain du rejet de sa candidature à la présidentielle d'octobre, un appel pressant au peuple ivoirien à la mobilisation afin de faire barrage (par tous les moyens) à la forfaiture et à la dictature du « menteur d'Abidjan ». Le Pr Georges-Armand Ouegnin, président de EDS, Dr Assoa Adou, secrétaire général du FPI et l'incontournable vice-présidente du parti, Simone Ehivet Gbagbo, ont tenu une conférence de presse au siège du parti pour crier leur colère et lancé l'appel à la mobilisation générale contre la dictature en place.
Il faudrait quand même souligner la méchanceté de l'actuel chef de l'Etat qui a refusé un passeport diplomatique et même un simple passeport ordinaire à son prédécesseur, qui, lui, quand il était chef d'Etat, avait, généreusement, octroyé un passeport diplomatique non seulement à lui, Ouattara « le menteur d'Abidjan », mais aussi, à sa "mère". Ceux qui soutiennent cet individu actuellement perché au pouvoir à Abidjan, doivent savoir qu'il est un homme sans cœur. Il est capable de tuer père, mère, femme(s), enfants, neveux, nièces, oncles, tantes, beaux-parents, etc. pour garder le pouvoir. Malheureusement pour lui, ce ne sera plus possible cette fois car il ne sera pas le prochain président de la Côte d'Ivoire. C'en est fini de l'i-n-f-a-n-t-i-l-i-s-a-t-i-o-n du grand peuple de Côte d'Ivoire par le couple Ouattara.
On imagine à peine croyable que dans ce contexte, « le menteur d'Abidjan » a osé proposé au président, Laurent Gbagbo, de rester neutre (sans donner un mot d'ordre) pendant cette élection (à laquelle il a été exclu par ses manœuvres) pour pouvoir revenir en homme libre en Côte d'Ivoire, au lendemain de la présidentielle. Ce marché (que Gbagbo a rejeté immédiatement) est tellement insultant qu'il a le mérite de montrer le degré de considération de Ouattara envers les Ivoiriens qui l'avaient pourtant généreusement accueilli. Pour « le menteur d'Abidjan », les Ivoiriens ne méritent aucun respect. Ils ne sont que des sous-hommes.

Quand les historiens de cette présidentielle écriront l'histoire de la Côte d'Ivoire, ils se rendront compte de la méchanceté, de la roublardise, de la manipulation, du mensonge perpétuel que Ouattara usait pour infantiliser le grand peuple de Côte d'Ivoire. Il sera déjà tard car le forfait aura été commis. Ouattara fait en Côte d'Ivoire ce qu'il n'aurait jamais essayé de faire dans son pays d'origine, le Burkina Faso. Il s'est tout permis dans ce pays (qui l'a généreusement accueilli et qu'il a finalement asservi). Il va, aujourd'hui, jusqu'à décider qui va l'affronter à la prochaine présidentielle et comment, sans que personne ne lui dise « Stop ». C'est pourquoi il continuera dans les prochains jours à défier le peuple de Côte d'Ivoire jusqu'à ce que quelqu'un lui dise « Ca suffit ». Ce moment n'est plus loin. Car le pays commence à bouger du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, et « le menteur d'Abidjan » commence à avoir peur, peur d'y laisser sa peau et celle de sa femme, abandonnant du coup leur immense fortune amassée sur le dos des Ivoiriens. Cet individu redoute l'issue qui lui semble réservée parce qu'il est allé trop loin dans le conditionnement du peuple ivoirien qui n'a que trop souffert et qui, comme un esclave ayant tellement enduré de son maître, finit par avoir raison de lui.
Le professeur, Mamadou Koulibaly, est un grand combattant. Dire que « le menteur d'Abidjan » le craint est une litote. C'est l'un des rares sinon le seul en Côte d'Ivoire à pouvoir contrarier, scientifiquement, les chiffres faux que Ouattara aligne comme succès économiques. Candidat à l'élection présidentielle en 2015, il ne l'est plus cette fois parce que Ouattara en a décidé autrement. Pas le Conseil constitutionnel, mais, Alassane Ouattara. Nous publions sa révolte ci-dessous, après qu'il ait été écarté de cette compétition qu'il prépare depuis cinq ans. Mais Mamadou dit que la lutte continue et elle va continuer jusqu'à la victoire finale, qui est proche. Car le mal ne triomphe jamais devant le bien.

Si la politique est la gestion de la Cité (polis en grec) et “la forme la plus haute de la charité” (dixit le pape Pie XI, le 18 décembre 1927, aux universitaires catholiques italiens), alors tout chrétien qui en a la compétence devrait y prendre part dans un esprit de service, de gravité, de lucidité, de rigueur, d’imagination, de détachement et de non-compromission.