Présidentielle de novembre

Après 28 ans passés à la tête de l'Etat, Blaise Compaoré du haut de son titre de « capitaine » de la très malmenée armée du Burkina Faso par les djihadistes, s'en est allé, il y a six ans, laissant son ancien (ancien) premier ministre, Roch Marc Christian Kaboré, lui succéder au poste de président de la République, non pas comme candidat du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), mais du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès). Après presque cinq ans de mandat, le bilan du chef de l'Etat n'est pas (très) bon, avec un coronavirus qui n'a épargné personne, mais surtout, à cause d'une insécurité qui a fini par déstructurer le pays, causant la peur-panique jusque dans Ouagadougou. Il ne faut pas se le cacher : Roch présente un bilan contestable qui contraindra, assurément, ses partisans à véritablement mouiller le maillot, s'il veut se succéder à lui-même. La réélection n'est impossible mais il faudra batailler dur. Cela dit, le président peut s'estimer heureux qu'il ne soit pas malaimé et, véritablement, honni comme son homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, dont la rue demande une démission immédiate pour incompétence généralisée et mal-gouvernance caractérisée.

Donald Trump n'a qu'à bien se tenir. Alors que l'économie américaine est, complètement, par terre avec un niveau de chômage inégalé, points sur lesquels comptait le candidat républicain pour favoriser sa succession, un souci supplémentaire va se dresser dans sa campagne. En effet, l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, annonce son soutien au candidat démocrate, Joe Biden, mardi, et va faire campagne à ses côtés en vue de débarrasser la Maison Blanche de l'actuelle administration qui ne fait pas honneur à l'Amérique. C'est le moins qu'on puisse dire.