Qatar

Selon des informations révélées par le Guardian, 2.700 ouvriers ont trouvé la mort, entre 2012 et 2018, sur les chantiers des stades pour la Coupe du monde de football 2022 organisée au Qatar. D’après l’agence népalaise responsable du bien-être des travailleurs immigrés, une majorité d’entre eux serait décédée de "mort naturelle". Un arrangement avec la vérité.

A l’invitation de Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar, Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République togolaise a effectué une visite officielle d’amitié et de travail, à Doha, au Qatar, les 29 et 30 avril 2018. Les deux pays ambitionnent de renforcer leurs relations bilatérales.

Sur invitation de Cheikh Mohamed bin Abderrahmane Al-Thani, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères de l’Etat du Qatar, le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République togolaise, a effectué une visite d’amitié et de travail, à Doha, au Qatar,  le 24 février 2018. C'est une grande première dans l'histoire des relations diplomatiques et politiques entre les deux pays. Mais, au regard des responsabilités des uns et des autres, au sein des zones géographiques de chacun, ils ne pouvaient plus continuer de s'ignorer. La visite officielle s'est très bien déroulée et les deux pays vont, désormais, mettre la main à la pâte pour rattraper le temps perdu.

Il y a du gaz dans les relations entre le Qatar et le Tchad. Depuis qu'il a goûté aux délices de la paix et de l'utilisation de l'argent du pétrole à construire les infrastructures économiques et sociales, Idriss Déby Itno ne veut pas que le Tchad connaisse, à nouveau, ses travers passés, qui faisaient que l'essentiel de ses ressources, finançait la guerre au lieu de développer le pays. Après avoir sécurisé sa frontière avec le Soudan, il surveille celle avec la Libye comme du lait au feu, où les rebelles tchadiens sont en train de s'organiser avec le soutien financier et matériel du Qatar, pays du Golfe, récemment, accusé par le président américain de soutenir le djihadisme dans le monde. Espérant couper court cette manoeuvre, le président tchadien a, immédiatement, fermé l'ambassade du Qatar au Tchad et expulsé son personnel sous dix jours. Voilà qui montre qu'il n'est pas content de Doha, et surtout, qu'il ne veut pas finir comme son ami Kadhafi.

Le Qatar a été, fortement, indexé, d'abord, par Donald Trump, puis, par l'Arabie Saoudite et par plusieurs pays arabes dont les Emirats arabes, Barheïn et l'Egypte, de financer les Frères musulmans, l'Etat islamique, Al-Qaïda, et autres, qui sont en train de mettre, à travers, leurs actes de terrorisme, de guerre et de barbarie généralisée, le monde entier sens dessus-dessous. Pour montrer sa volonté de mettre fin à cette activité déstabilisatrice, le Qatar, à la demande de l'Arabie Saoudite, doit prendre 13 mesures fortes ci-dessous, sous 10 jours, sinon, le conflit gravirait une étape supérieure.

La famille des Saoud ne fait pas les choses à moitié. Après avoir rompu les relations diplomatiques entre l'Arabie Saoudite et le Qatar avec effet immédiat, Riyad vient d'interdire tout port de maillot (quel qu'il soit et quelle qu'en soit la discipline sportive) contenant la mention « Qatar ». Conséquence immédiate : les maillots du FC Barcelone et du Paris Saint-Germain sont retirés des rayons des magasins. Les publicités mentionnant le Qatar ne sont plus diffusées. Le Paris Saint-Germain, club emblématique de l'émir du Qatar, est, aussi, persona non grata dans le royaume.

Le dictateur fait le dos rond depuis que le Qatar est cité comme Etat finançant directement le terrorisme international. Alors que plusieurs pays africains dont l'Egypte, la Mauritanie et les Comores ont rompu sans tarder leurs relations diplomatiques avec l'émirat gazier, mais aussi, le Gabon, le Tchad, le Sénégal et Djibouti, qui les ont suspendues, parfois, en rappelant leur ambassadeur pour consultations, Denis Sassou-Nguesso, lui, est resté de marbre. Son indifférence rappelle son implication supposée dans le crash du DC10 d'UTA pour lequel certains Congolais le rendent responsable.

Après le coup de pied de Donald Trump dans la fourmilière (des bailleurs de fonds et soutiens logistiques du terrorisme international), les caméléons commencent à changer de couleur. On assiste à un branle-bas des relations entre pays qui entretiennent directement ou non des relations incestueuses avec les milieux internationaux du djihadisme. C'est ainsi que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, craignant pour l'intégrité du Qatar (en tant qu'Etat principal bras financier du terrorisme), va y envoyer des troupes d'élite pour parer à toute éventualité. Le monde n'a encore rien vu. On n'est qu'au début du processus, Trump n'étant pas Obama, l'homme grâce à qui le terrorisme international a connu une expansion sans précédent dans le monde.

Le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, a pris la bonne décision en rompant, avec effet immédiat, ses relations diplomatiques avec le Qatar. Il est conséquent avec lui-même car la Mauritanie vit, très mal, l'activité des djihadistes dans le Nord du pays et dans les pays voisins, notamment, le Mali et le Niger. Une fois ce pas franchi, on attend que les présidents Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire, Idriss Déby Itno du Tchad, Muhammadu Buhari du Nigeria, et tous les autres présidents africains dont la main est au-dessous de celle du Qatar qui leur donne quelques financements, rompent, à leur tour, les relations diplomatiques avec Doha. Au nom de la lutte contre le djihadisme que finance, largement, le Qatar et qui provoque tant de dégâts dans leurs pays.

La trop grande richesse fait-elle perdre le bon sens ? Cette question peut se poser pour le Qatar. Avec, seulement, 2,6 millions d'habitants et un colossal budget de 62 milliards de dollars en 2015 provenant, essentiellement, de la vente du gaz liquéfié dont il est l'un des plus grands producteurs du monde, le Qatar (dont la superficie ne dépasse guère 12.000 km²) a de quoi devenir fou. Et ils sont devenus fous à Doha. Tenez : organisation de la coupe du monde, en 2022, sur des terrains de football climatisés, achat des plus grands palaces dans les plus grandes capitales occidentales, prises de participation dans les plus grandes entreprises des plus grandes places boursières internationales, etc., puis, puis, financement des mouvements djihadistes les plus radicaux (Etat islamique, Al Qaïda, Frères musulmans) qui créent la désolation de par le monde, déstabilisation d'un pays jadis stable et prospère, en l'occurrence, la Libye du colonel Mu'ammar al Kadhafi, le seul leader africain et arabe qui donnait à ses homologues africains sans compter, etc. Bref, si le monde était juste, le jeune émir du Qatar et tous les dirigeants qui l'entourent croupiraient dans des cellules non climatisées de la CPI (Cour pénale internationale).

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, effectue une visite officielle au Kenya, cette semaine. Objectif : renforcer les relations entre les deux pays, et demander le soutien du Kenya, pays qui accueille le bureau régional de l'Unesco pour l'Afrique de l'Est et australe, pour le candidat du Qatar qui brigue le poste de directeur général de l'Unesco, dans quelques mois.

Les présidents mauritanien et guinéen ont obtenu, vendredi, 20 janvier, à Banjul, l'accord de principe de Yahya Jammeh pour quitter la Gambie, mais, les discussions se poursuivaient sur les conditions de son départ, prolongeant, de facto, la suspension d'une opération militaire ouest-africaine. D'autre part, il serait, aussi, question de se mettre d'accord sur le traitement que les proches de Yahya Jammeh feraient l'objet, après son départ du pouvoir, et de son éventuelle immunité judiciaire afin qu'il ne soit pas pourchassé par les juridictions gambiennes ou internationales. Les négociations ne sont pas simples.

Le fonds d'investissement qatari QSI a versé près de 3,5 millions de dollars (2,5 ME de l'époque) à une société de marketing sportif dirigée par le fils de l'ex-président de l'IAAF, Lamine Diack, pour obtenir les Mondiaux d'athlétisme 2017, finalement, organisés par Londres, selon le quotidien le Monde.

Personne ne sait dans quel état sera le Gabon au soir du 27 août 2016, date de l'élection présidentielle à un tour. Toutefois, pour ne pas être pris de court, Bongo Ondimba Ali (BOA) a pris des dispositions pour ne pas souffrir.

Condamné à six ans de prison pour enrichissement illicite, Karim Wade, fils de l'ex-président sénégalais et candidat de son parti à la prochaine présidentielle au Sénégal, en mars 2019, a été gracié, vendredi, 24 juin, par le chef de l'Etat, Macky Sall, et libéré. Karim a, immédiatement, quitté le pays pour se rendre au Qatar.

Pour la justice égyptienne, l'ex-président égyptien islamiste, Mohamed Morsi, destitué par l'armée, en 2013, n'était pas, uniquement, le chef de l'Etat. Il était, aussi, et, avant tout, un honorable correspondant de l'émirat du Qatar, en poste, au Caire.