Rançon

Même s'il a dû payer une forte rançon (il n'y a pas de doute là dessus), Muhammadu Buhari est en train de subir, honteusement, la dictature de Boko Haram. Cette secte terroriste est en train de lui montrer, lui, l'ex-général devenu président de la République pour la deuxième fois, que son armée et ses services de sécurité n'en valent pas la peine. Et que sa lutte contre la corruption pour laquelle il avait été élu président en 2015 compte pour du beurre. La réalité est que Boko Haram continue de tenir le pavé malgré les gesticulations de la très faible et corrompue armée du Nigeria. Et que le président de la République, bien qu'issu de la famille des militaires, ne fait pas tellement mieux que son civil de prédécesseur, Goodluck Jonathan.