Recep Tayyip Erdogan

Manifestations, boycott, insultes… Vives réactions au Proche-Orient après les propos d'Emmanuel Macron. Des produits français ont été retirés des rayons de certaines enseignes au Qatar et des agences de voyage au Koweït ont suspendu des réservations de vols vers la France.

On savait, depuis plusieurs mois, que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne pouvait passer un weekend, ensemble, avec son homologue français, Emmanuel Macron. Tant les relations entre les deux sont exécrables. Mais, on ignorait à quel point les deux chefs d'Etat se haïssent cordialement. Un nouveau point de cette escalade vient d'être franchie. Ce vendredi, 14 août, en effet, le gouvernement turc a accusé la France de se comporter « comme un caïd », et d'accentuer les tensions en Méditerranée orientale, après le renforcement de la présence militaire française dans cette zone où Ankara et Athènes s’opposent. Il faut dire que la France soutient la Grèce dans ce conflit.

Toute avancée en Libye des forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) soutenues par la Turquie risque de mener à l'intervention "directe" de l'Egypte, a menacé, samedi, 20 juin, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. L'intervention de la Turquie en Libye est en train de livrer son vrai visage. Il faut, désormais, dégager, rapidement, l'encombrant général (devenu maréchal par ses propres soins), Khalifa Haftar, avant de passer au plat de résistance que constitue la réinstallation d'un Frère musulman au pouvoir en Egypte. Car c'est de cela qu'il s'agit. Elu président de la République, en juin 2012, Mohamed Morsi, le Frère musulman, après une année de pouvoir très controversé, s'était retrouvé en prison, en 2013, après la prise du pouvoir par l'armée, au nom d'une réinstauration de la paix civile et sociale. Il faut préciser que le pouvoir de Morsi voulait remodeler la vie publique en Egypte (pays moderne s'il en est avec son ouverture sur le monde à travers ses flots de touristes qui s'y déversent tous les jours) comme le souhaitent les Frères musulmans avec leur conception plus ou moins théocratique du pouvoir. C'est ainsi que l'armée par l'intermédiaire de son chef, le maréchal, Abdel Fattah al-Sissi, le dégagea, avec l'accord des Américains : c'est Hillary Clinton qui s'était occupée de ce dossier au département d'Etat, permettant à Barack Obama d'avaler cette pilule amère du coup d'état. L'Arabie Saoudite, amie fidèle de l'Egypte applaudit, mais, le Qatar et la Turquie, principaux soutiens de Mohamed Morsi, firent grise mine. Considéré comme le chef des Frères musulmans du monde entier, sur le plan politique, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, voudrait rendre la monnaie de sa pièce à l'impertinent maréchal, Abdel Fattah al-Sissi. L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, ayant déstabilisé la Libye et fait tuer son leader, Mu'ammar al Kadhafi, en se servant de l'OTAN et des pays comme le Qatar, on voit, aujourd'hui, que les conséquences de sa bêtise sont incalculables et provoquent un retard du développement certain, ainsi que, des tueries massives que Sarkozy disait vouloir éviter en y imposant (sa) démocratie à la française. Aujourd'hui où la Libye (et bientôt l'Egypte) se déchire, personne ne lui demande aucun compte. La France du jeune président a tôt fait de battre en retraite. Pas de continuité de l'Etat en réparant les dégâts provoqués par son indigne prédécesseur. Pour sa part, Erdogan a, vite, compris que ses succès dans sa conquête du monde devaient passer par une certaine entente avec le tsar Vladimir Poutine. Cela a été le cas en Syrie. Cela va être de même en Libye au grand dam des Français donneurs de leçons de démocratie qu'ils ne s'appliquent jamais à eux-mêmes. Et bientôt en Egypte sans oublier le Centrafrique où le président, Faustin-Archange Touadéra, vit et survit, politiquement et militairement, grâce aux Russes, et marginalement, aux Turcs en passe de devenir de grands protecteurs de musulmans centrafricains.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé, jeudi, 16 janvier, l'envoi de troupes en Libye en soutien aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj face aux forces du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.  Ayant déclenché une offensive en avril 2019 pour s'emparer de Tripoli et devenir le maître du pays, Haftar a été stoppé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale par les forces pro-gouvernementales. Malgré ses soutiens à l'international, il fait du surplace, ce qui complique une solution politique à la crise libyenne. L'arrivée des troupes turques permettra-t-elle de changer la donne ou bien de consolider le statu quo ?

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est considéré comme une véritable « horreur » au sein de l'Union européenne (UE). Mais, contrairement, à ce qu'une telle appréciation négative peut transparaître dans la réalité, c'est plutôt un bon point pour lui car les dirigeants européens qualifient de bons les seuls dirigeants qui jouent leur jeu, qui sont leur pion. En effet, ne sont bien vus dans les capitales européennes que les dirigeants du tiers-monde qui ne leur disent pas Non. Ce qui n'est en rien le cas du président turc qui sait, exactement, où sont ses intérêts et ceux de la Turquie. Le président, Recep Tayyip Erdogan, qui prête serment ce lundi, 9 juillet, pour un nouveau mandat de cinq ans, sera doté de pouvoirs, considérablement, renforcés aux termes d'une réforme constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé, lundi, 26 février, en Algérie, une nouvelle tournée en Afrique, qui doit le mener, ensuite, dans trois autres pays (Mauritanie, Sénégal et Mali) où Ankara s'efforce, depuis plusieurs années, d'accroître son influence et des opportunités d'affaires, en tant que pays émergent. A un moment où l'islamisme gagne du terrain dans le Sahel, le responsable mondial des Frères musulmans ne manquera pas d'aborder cette question, notamment, en Mauritanie et au Mali, qui sont deux pays, qui en souffrent, d'où la constitution, avec l'aide de la France, de la Force militaire du G5 Sahel dont l'objectif est de combattre son expansion.

Après le coup de pied de Donald Trump dans la fourmilière (des bailleurs de fonds et soutiens logistiques du terrorisme international), les caméléons commencent à changer de couleur. On assiste à un branle-bas des relations entre pays qui entretiennent directement ou non des relations incestueuses avec les milieux internationaux du djihadisme. C'est ainsi que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, craignant pour l'intégrité du Qatar (en tant qu'Etat principal bras financier du terrorisme), va y envoyer des troupes d'élite pour parer à toute éventualité. Le monde n'a encore rien vu. On n'est qu'au début du processus, Trump n'étant pas Obama, l'homme grâce à qui le terrorisme international a connu une expansion sans précédent dans le monde.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est entré en guerre contre son ennemi juré et célèbre prédicateur, Fethullah Gülen, notamment, en Afrique. Son offensive porte les fruits en Angola où une école du prédicateur vient d'être fermée.