Russie

Vive un monde multipolaire dans lequel on ne dépend pas de l'Occident pieds et poings liés. Si cela ne dépendait que de Washington et du monde occidental, le Soudan aurait été renvoyé paître d'autant plus que son président, le général, Omar el-Béchir, est, doublement, inculpé par la CPI (Cour pénale internationale). Il serait voué aux gémonies. Heureusement que Washington n'est pas la seule capitale à guider le monde, avec ses satellites, Londres, Paris, Tokyo, Berlin, Ottawa, Rome, etc. Aujourd'hui, on peut, valablement, se passer de ces capitales et coopérer avec des pays émergents comme la Chine, la Russie, et beaucoup d'autres. Voilà qui sauve Omar el-Béchir dont le sort aurait été, déjà, scellé si les seuls pays occidentaux régentaient le monde. Le Soudan, grâce à l'appui de la Russie, va jusqu'à envisager la construction d'une centrale nucléaire, ce qui aurait pu être impossible avec un pays de l'Ouest.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, a assuré, jeudi, 23 novembre, au cours d'une rencontre avec le président russe, Vladimir Poutine, que le Soudan avait besoin d'être protégé contre les "actes agressifs" des Etats-Unis, malgré la levée récente de l'embargo américain imposé pendant 20 ans à son pays.

Après avoir mis le bordel en Libye, pays qui vivait, paisiblement, sous la dictature éclairée du colonel Kadhafi, les Occidentaux peinent, aujourd'hui, à y réinstaurer la paix. Chaque faction libyenne se fait manipuler, plus ou moins, par son mentor. Placé à Tripoli de façon fantoche par les Nations-Unies, le premier ministre, Fayez al-Sarraj, est réputé être l'homme des Occidentaux (à qui il ne sait pas dire Non). A l'Est, le maréchal Haftar dont les intentions sont, encore, floues, composent avec des puissances sous-régionales dont l'Egypte qui dispose d'une force militaire non négligeable. Il entretient, aussi, de très bonnes relations avec Moscou, qui fait attention à ne pas se faire enrôler par les Nations-Unies (les yeux fermés) et se retrouver, d'une manière ou d'une autre, à soutenir le gouvernement pro-occidental de Tripoli dirigé par Sarraj, l'ennemi de Haftar. En tournée à Moscou, ce lundi, 14 août, le maréchal Haftar a obtenu ce qu'il cherchait, à savoir, le soutien du gouvernement russe dans les futurs pourparlers inter-libyens. Il est à noter que dans ce processus difficile, point de place notable pour la « médiation » de l'Union africaine, conduite par le dictateur congolais, Sassou-Nguesso.

Monnaie par excellence des échanges internationaux, le dollar commence à subir des assauts, qui visent à contester sa suprématie. Si la mise de l'euro sur le marché, au début des années 2000, a, finalement, été contenue au point où le dollar n'en a plus peur, le contournement de la devise américaine par la Chine et la Russie (qui ne l'utilisent plus systématiquement dans leurs échanges), rentre dans la stratégie globale des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui consiste à trouver une alternative crédible à la dictature du système financier occidental bâti autour des institutions (américaines) de Bretton Woods, à savoir, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Les Etats-Unis ont envoyé une soixantaine de missiles, jeudi, 6 avril, soir, sur la base syrienne d'où a été menée une attaque chimique sur la population deux jours plus tôt, qui avait causé près de 80 morts. Des frappes effectuées sans l'aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Une entorse au droit international. Allié de Vladimir Poutine, jusqu'à hier, notamment, sur cette question syrienne, Donald Trump s'était montré, particulièrement, affecté par la mort d'une trentaine d'enfants (sur les 80 tués) au point de surprendre les Américains qui le considéraient comme un homme sans cœur. Cela dit, la précipitation de Trump pour frapper la Syrie pousse à poser quelques questions : fait-il cette opération qui le met en froid avec le président russe, pour relancer sa présidence qui bat sérieusement de l'aile sur le plan national ? S'agit-il d'une intervention à géométrie variable en ce sens qu'il ne réagirait pas de la même façon ailleurs dans le monde ? Commence-t-il à devenir le digne successeur de Georges W. Bush l'interventionniste suprême ?

Moscou joue le chaud et le froid. Après avoir annoncé la réciprocité, en expulsant 35 diplomates américains accrédités en Russie, VladimirPoutine atteint par la grâce et le pardon, annonce ne vouloir expulser personne.

Moscou n'a pas attendu une journée pour répondre à l'expulsion de ses 35 diplomates par Barack Obama. Ce sera le même traitement : 35 diplomates américains vont quitter la Russie incessamment.

L'avion effectuait un vol de routine à destination de la base aérienne russe de Hmeimim, près de Lattaquié, dans le Nord-Ouest de la Syrie. Il transportait, entre autres, des journalistes.

Le président russe considère que son expédition, en Syrie, est un succès total, qui a atteint ses objectifs. Maintenant, retour à la maison. Les bases navales et aériennes russes en Syrie continueront, toutefois, à opérer, normalement, a précisé le Kremlin. 

Le Roi Mohammed VI effectuera à partir du dimanche, 13 mars, une visite officielle à la Fédération de Russie. Une occasion pour consolider les relations, dans tous les domaines, entre les deux pays.

N'ayant pas sa langue dans la poche, le désormais candidat à l'Elysée, en 2017, Jean-Luc Mélanchon, vient de, publiquement, féliciter le président russe, Vladimir Poutine, pour l'excellent travail que son aviation fait en Syrie.

Les Russes viennent de mettre au point un appareil qui détecte, à distance, des personnes portant une ceinture explosive. Par les temps qui courent, beaucoup de pays se déclarent très intéressés.