Rwanda

Désinformation, amplification, intimidation : les dictateurs africains comme le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Rwandais, Paul Kagame, le Soudanais, Omar el-Béchir, le Mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, sans oublier, le négativement célèbre en la matière, l'Egyptien, Abdel Fattah el-Sissi, suivent de bon pied leur modèle dans le domaine de la censure et de la manipulation, à savoir, le Russe, Vladimir Poutine, et le Chinois, Xi Jinping. Deux prédateurs (hors pair) de la liberté de la presse, qui opèrent, impunément sur internet. Reporters sans frontières (RSF) montre comment ils procèdent et comment contourner leurs manoeuvres.

Le cabinet d’avocats américain, Cunningham Levy Muse, engagé par le gouvernement rwandais, publie un rapport préliminaire sur le « rôle des officiels français dans le génocide contre les Tutsi ». Il recommande à l’Etat rwandais de poursuivre une « investigation complète » sur la « connaissance, la conduite et la complicité des responsables français ».

Il ne manquait plus que ça : le Conseil constitutionnel français a jugé, vendredi, 15 septembre, conforme, une loi limitant l'accès aux archives des anciens présidents, premiers ministres et ministres, qui était contestée par un chercheur s'étant vu refuser la consultation d'archives sur le génocide rwandais. Quand on voit l'état des relations entre la France et le Rwanda, on donne raison au président, Paul Kagame, qui en a toujours voulu à la France d'avoir oeuvré, indirectement, pour que ce génocide ait lieu, à travers le soutien aveugle à la dictature du général, Juvénal Habyarimana. Et si l'actuel maître du Rwanda n'avait pas raison, la France, sachant qu'elle n'a rien à cacher, aurait permis la consultation des archives de ce drame qui fit, au bas mot, 800.000 morts, selon les statistiques (mesurées) des Nations-Unies. Pour le comprendre, il ne faut pas avoir fait Sc-Po.

Le président rwandais, Paul Kagame, a été investi, ce vendredi, 18 août, pour un troisième mandat de sept ans, en présence de 19 chefs d’Etat africains au stade national de Kigali, après avoir remporté les élections du 4 août avec près de 99% des voix.

Les Rwandais ont voté toute la journée du vendredi, 4 août, pour un scrutin présidentiel, qui n'était en rien différent des scrutins organisés sous le parti unique de son prédécesseur, Juvénal Habyarimana. Après avoir modifié la constitution qui n'autorisait pas un troisième mandat successif, Paul Kagame a, désormais, la voie libre pour la présidence à vie qu'il caresse de toutes ses forces depuis qu'il côtoie d'autres dictateurs (Ouganda, Congo-Brazzaville par exemple). Sans coup férir, il a obtenu son minimum syndical : 98% des voix. Qui dit mieux ?

Voilà un ancien maquisard qui a accédé au pouvoir, par les armes, en promettant la démocratie pure et parfaite, une fois, à la tête de l'Etat. Son objectif atteint, il met, plutôt, des barrages pour empêcher le bon fonctionnement des partis politiques et associations. Seul son parti, le FPR (Front patriotique rwandais) a le droit d'existence. Toute personne qui propose une autre lecture des événements de 1994, est taxée de « révisionniste » et, immédiatement, jetée en prison. Pour la deuxième fois, le général, Paul Kagamé, va se présenter à l'élection présidentielle, sans adversaire, et fera, au bas mot, 95% des voix. Comme sous l'Union soviétique de Brejnev. C'est la démocratie version Kagamé, qui sait pourquoi il critique les Occidentaux (et pourquoi ces derniers le critiquent) à ce sujet. Mais, il y a mieux : le longiligne général-dictateur vient de s'offrir une constitution, qui lui assure la présence à la tête du pays jusqu'en l'an 2034 au moins. Si ce n'est pas la présidence à vie que Kagame s'est octroyée, qu'on nous dise ce que c'est.

L’association "Survie" vient de déposer plainte contre X, avec constitution de partie civile, pour "complicité de génocide et complicité de crimes contre l’Humanité". Cette plainte vient d’être déposée auprès du doyen des juges du tribunal de grande instance de Paris. Elle vise, particulièrement, les "responsables politiques et militaires français" en fonction pendant le génocide au Rwanda, en 1994.

Trois associations ont déposé plainte contre la banque française, BNP Paribas, pour "complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre" dans le génocide rwandais, selon les informations recueillies par franceinfo et "Le Monde".

Comme tout bon militaire qui a fait la guerre, Paul Kagame a peur de son ombre. Il sursaute au moindre coup de feu. On ne dirait pas ce brave général qui arriva à chasser, depuis son maquis ougandais, le bien établi régime du général-président, Juvénal Habyarimana, en 1994. Depuis qu'il est devenu président de la République, il n'autorise aucune contradiction. De peur de se faire doubler, il a fini par porter la carapace d'un dictateur qui n'accepte, dans le jeu politique national, aucun parti politique d'opposition digne de ce nom ni de candidat d'opposition de poids. Pour sa troisième candidature pour un troisième mandat de sept ans auquel il n'avait pas droit, il a dû changer la constitution. Aujourd'hui, il peut être président jusqu'en 2034, après ses 14 ans déjà passés au pouvoir. Sans opposition.

L'Eglise catholique belge présente ses excuses aux enfants métis issus de la colonisation pour la manière dont ils ont été traités par les ordres et les institutions catholiques. Voilà ce que l'évêque d'Anvers, Johann Bonny, a déclaré, mardi, 25 avril, lors d'un colloque, au Sénat, sur la question métisse. Etat colonisateur par excellence (malgré sa petite taille) comme la France (où ce problème se pose également mais pas de la même manière), la Belgique a choisi de le traiter pendant qu'il est temps pour éviter d'être prise de court plus tard, car, à l'heure d'internet et des réseaux sociaux où il est impossible d'étouffer aucune revendication digne de ce nom, c'est une bombe à retardement. Après l'église, l'Etat belge va-t-il prendre ses responsabilités ?

Les législateurs rwandais ont adopté, mercredi, 8 février, la loi établissant le kiswahili comme une langue officielle en plus de l'anglais, du français et du kinyarwanda. Le kinyarwanda (ou le kirundi au Burundi) est la langue nationale parlée par 98% de Rwandais et de Burundais. L'adoption du swahili comme langue nationale (parlée dans toute la sous-région d'Afrique australe) est un pas vers l'intégration africaine.

Le gouvernement rwandais est très clair : il a jugé "inadéquates" les excuses présentées par l'église catholique rwandaise pour le rôle de certains de ses membres lors du génocide rwandais de 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts. Pour Kigali, le Vatican, lui-même, devrait demander pardon pour ces crimes. Voilà qui est dit.

L’église catholique du Rwanda a, une nouvelle fois, demandé pardon "pour tous les chrétiens" impliqués dans le génocide, en 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts, selon le président de la Commission épiscopale du pays.

Grosse passe d'arme entre Kigali et Paris. Dans le conflit qui oppose le Rwanda à la France, Paul Kagame rend coup pour coup. C'est ainsi que le Rwanda vient de publier une liste de 22 militaires français accusés d'avoir contribué au planning et à l'exécution du génocide de 1994 qui a fait, environ, un million de morts. C'est une réponse du berger à la bergère. Paul Kagame réagit à la réouverture, en octobre dernier, de l'enquête sur le crash du Falcon 50 par la justice française.

"Le moment est venu" pour le Maroc de réintégrer l'Union africaine (UA), quittée il y a plus de trente ans, a estimé, mercredi, 19 octobre, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au premier jour de la visite à Kigali du roi Mohammed VI.

Sans se soucier des qu'en dira-t-on, Pierre Nkurunziza rend son voisin, Paul Kagame, responsable des maux qui minent le Burundi. C'est juste s'il ne dit pas que c'est le Rwanda qui l'a contraint à ne pas respecter la constitution ni les Accords d'Arusha.

Le Rwanda a fait part, vendredi, 12 février, de son intention de renvoyer les réfugiés burundais qui sont sur son sol, vers d'autres pays, Kigali étant accusé d'ingérence dans les affaires du Burundi, plongé dans une grave crise politique depuis avril 2015.

Le général français, Jean-Claude Lafourcade, a été entendu en janvier à Paris comme témoin assisté par un juge sur le rôle et l'attitude de la force française Turquoise lors du génocide de 1994 au Rwanda.

La délégation du Conseil de sécurité de l'ONU a étalé son impuissance, en janvier, dernier, devant le président, Pierre Nkurunziza. Au lieu de ruminer cet échec, l'ONU utilise des stratagèmes pour dissimuler ses manquements.

Accusé d'entretenir une rébellion armée (en gestation) au Rwanda, afin de chasser le président, Pierre Nkurunziza, du pouvoir, le chef de l'Etat du Rwanda, Paul Kagame, ne compte pas envoyer des troupes dans le cadre de la Mission de paix de l'Union africaine au Burundi. Ce serait trop dangereux pour ses soldats.