Rwanda

Après avoir muselé la presse et l'opposition dont certains ténors sont, carrément, en prison comme Victoire Ingabire, le dictateur rwandais, Paul Kagame, vient de dérouler une mascarade de référendum, dont le seul but est de mourir au pouvoir. Mais le monde changeant, Kagame devrait savoir que les choses ne se passeront pas ainsi.

Alors que le continent, dans son ensemble, progresse, une certaine Afrique régresse. Celle dont les présidents cherchent à mourir au pouvoir. C'est le cas, notamment, du Djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, qui perpétue une dictature (à l'écart des yeux des journalistes) ni vue ni connue, depuis de très longues années, du Rwandais, Paul Kagame, du Congolais et sanguinaire, Sassou Nguesso, et de quelques autres irréductibles.

Les Etats-Unis viennent de condamner le processus de réforme constitutionnelle qui conduit le président, Paul Kagame, à être en poste, au moins, jusqu'en 2034. A Paris, c'est comme si on disait, « Circulez, n'y a rien à voir » !

Le général, Paul Kagame, un ancien maquisard qui se respecte, vient de conduire, presqu'à son terme, le processus qui lui permet de devenir président à vie. Objectif : échapper à la justice internationale, alors qu'il est accusé de génocide.

Paul Kagame est droit dans ses bottes. Même pas peur. Il va avoir son troisième mandat de 7 ans, en 2017, avant de s'octroyer 2 autres mandats de cinq ans chacun. Au total, il doit encore passer 17 ans au pouvoir.

Paul Kagame est tenté par le diable : briguer un troisième mandat successif que la constitution lui interdit. Ses amis occidentaux désapprouvent cette initiative soutenue par son parti, le FPR (Front patriotique rwandais), de facto, parti unique dans le pays.
L'ancien président du Mali et actuel émissaire de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré, s'est entretenu, début de cette semaine, du Soudan du Sud, au Rwanda, avec le président, Paul Kagame.