Sassou-Nguesso

Le dictateur 5 étoiles veut-il faire passer Nelson Apanga de vie à trépas qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Alors que le jeune étudiant, président du Mouvement des élèves et étudiants du Congo, avait fui son régime despotique pour aller se réfugier, fin 2018, au Cameroun, où il était en lieu sûr, les agents de la DGST congolaise lui ont tendu un piège chez une vendeuse de beignets au Cameroun, avant de lui mettre la main dessus. C'est ainsi qu'il s'est, à nouveau, retrouvé à Brazzaville, contre toute attente.

 

Le général Mokoko a pendant son séjour pénitencier injustifié, pris en estime l’officier capitaine Koumou (surveillant général de la prison de Brazzaville), avec qui il avait l’habitude de faire du sport, afin de maintenir et préserver son moral et sa forme physique. Ce jeune officier a-t-il trahi la confiance et l’estime que J3M (Jean-Marie Michel Mokoko) lui portaient ? On pense que oui. En effet, il est absent ces derniers temps de la prison de Brazzaville. Il en a été exfiltré. Des observateurs impartiaux peuvent aller le vérifier sur place à la Maison d’arrêt.

L'Américain, David Malpass, a été, officiellement, nommé président de la Banque mondiale et prendra ses fonctions, mardi, 9 avril, pour un mandat de cinq ans, a indiqué, vendredi, 5 avril, la Banque mondiale, dans un communiqué. Comme quoi, un Américain succède à un autre Américain comme le veut la tradition, à la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l'autre grande institution, étant, généralement, dirigée par un Européen. Ainsi va le partage du monde façonné par les grands de ce monde, membres du Conseil de sécurité. Cela dit, David Malpass, grand ami de Donald Trump, vient à la Banque mondiale avec des idées bien arrêtées. Il n'hésite pas à dénoncer le copinage des institutions de Bretton Woods dans l'octroi de prêts et de facilités, même à des Etats corrompus. Du coup, on se tourne vers le FMI du temps de Dominique Strauss-Kahn et sa décision de réduire la dette du Congo-Brazzaville sans que celle-ci ait eu un impact dans le redressement durable des finances publiques du pays. Dix ans après cette opération controversée, le Congo se débat, à nouveau, depuis deux ans, à vouloir signer un accord avec le FMI, qui se rend compte qu'il est loin de réunir les conditions à cet effet. La raison à cela est simple : entre-temps, Dominique Strauss-Kahn a cédé sa place à Christine Lagarde, qui ne prête pas l'argent de l'organisation (aux copains) à n'importe quelle condition.

Denis Sassou-Nguesso ne pouvait-il pas rater l'occasion de s'inviter à l'investiture de George Weah, l'ancien footballeur avec qui il n'a jamais entretenu aucune relation ni de près ni de loin ? Il a, en effet, initié un rapprochement avec lui comme il l'avait, déjà, fait avec le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois, Patrice Talon, le Gambien, Adama Barrow, le Bissau-Guinéen, José Mario Vaz et quelques autres, tous, de l'Afrique de l'Ouest, son terrain de chasse politique. Seul manquerait, pour le moment, à son tableau, le Ghanéen, Nana Addo-Akufo, juste parce qu'il entretient de très bonnes relations avec certains membres de l'opposition congolaise, surtout, dans la diaspora.

Denis Sassou-Nguesso ne pouvait-il pas rater l'occasion de s'inviter à l'investiture de George Weah, l'ancien footballeur avec qui il n'a jamais entretenu aucune relation ni de près ni de loin ? Il a, en effet, initié un rapprochement avec lui comme il l'avait, déjà, fait avec le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois, Patrice Talon, le Gambien, Adama Barrow, le Bissau-Guinéen, José Mario Vaz et quelques autres, tous, de l'Afrique de l'Ouest, son terrain de chasse politique. Seul manquerait, pour le moment, à son tableau, le Ghanéen, Nana Addo-Akufo, juste parce qu'il entretient de très bonnes relations avec certains membres de l'opposition congolaise, surtout, dans la diaspora.

Si les Congolais savaient que leur président qui s'est fait réélire en mars 2016, en proclamant les résultats à 2 heures du matin après avoir positionné plusieurs dizaines de chars dans les lieux stratégiques de Brazzaville, était un véritable peureux qui ne tient, encore, en place que parce que son pays manque, cruellement, d'une armée de « libération » nationale comme on le voit ailleurs, en Afrique, on n'en serait plus à disserter sur sa personne. Il ferait, déjà, partie de la mauvaise histoire récente du Congo. Mais hélas, le dictateur plie mais ne rompt pas (encore). Et preuve qu'il est mal en point au point de commencer à arrêter ses généraux à l'instar de Norbert Dabira pour haute trahison, il a, honteusement, signé un cessez-le feu avec son ennemi public numéro un : le pasteur Ntumi. Comment un simple homme de Dieu, bible dans la main, épaulé par quelques sans-grade aussi illuminés que leur mentor, est-il arrivé à humilier le chef suprême des armées congolaises, général 5 étoiles, Denis Sassou Nguesso, alors que son camp dispose des armes les plus sophistiquées livrées par la Corée du Nord et est conseillé par les experts du Mossad (services secrets israéliens) ? Sassou-Nguesso est un fruit plus que mûr qui ne demande qu'à être cueilli, en secouant un peu l'arbre. Il n'y aurait aucun dommage à craindre, son semblant d'armée n'en étant plus une, car, profondément, démotivée et divisée.

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, a convié, samedi, 9 décembre, à Brazzaville, ses homologues de la RDC, Joseph Kabila, et de l'Angola, Joao Lourenço, pour un Sommet tripartite au contour très flou. Le communiqué final, lui-même, est resté évasif et ne renseigne pas vraiment sur les raisons véritables de cette concertation au sommet des trois chefs d'Etat. La raison de celle-ci est que Sassou cherche à se barricader. Après avoir rencontré de sérieuses difficultés pour entrer en contact avec le nouveau pouvoir à Paris alors que la situation financière et politique (même dans son propre camp), ne fait que se dégrader, il entreprend de serrer les rangs autour de lui dans l'espoir que l'union fera (sa) force si jamais il se retrouve en danger. Il s'agit donc d'un Sommet du « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Le jeune président français, Emmanuel Macron, a de la suite dans les idées. Après avoir déclaré, urbi et orbi, dans l'amphithéâtre de l'Université Ki-Zerbo de Ouagadougou offert par le Frère Guide Kadhafi, que son choix d'inaugurer sa tournée africaine par le Burkina Faso, avait un sens et était un message à l'endroit de l'Afrique et de sa jeunesse, il a agi pour joindre la parole à l'acte. Après l'échec de ses deux prédécesseurs (Hollande et Sarkozy) à tuer la Françafrique, Emmanuel Macron semble donner de sa personne pour réussir là où tout le monde lui prédit un échec. Il se donne, pour le moment, les moyens de réussir, en n'affichant pas les faiblesses d'un François Hollande qui ont fini par le rendre méconnaissable, à la fin de son mandat.

La mission du FMI est partie du Congo, le 4 octobre, après avoir évalué une dette publique (connue) de 110% du PIB. Reste un certain nombre de zones d'ombre dans le calcul de cette dette. Il s'agit de la dette contractée par l'Etat et la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo) auprès de plusieurs créanciers privés (Glencore, Trafigura, Worldwide, Commisimpex, etc), mais aussi, de la dette intérieure (qui a plombé l'activité des entreprises) et celle auprès de la Chine qui reste un véritable mystère. Le FMI demande que tous les documents de ces différentes dettes soient mis sur la table pour qu'il apprécie le niveau réel de son engagement au Congo-Brazzaville. Depuis un mois que la Mission est partie de Brazzaville, plus rien. C'est comme si les deux parties ne voulaient pas donner raison à Afrique Education qui, dans son numéro 458 d'octobre, avait évalué le véritable niveau de la dette publique congolaise à près de 200% du PIB.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) dit : « J'y suis j'y reste ». Alors qu'il aurait dû quitter le pouvoir, au plus tard, fin décembre 2016, Joseph Kabila est, toujours, en place et ne semble pas vouloir bouger de ce siège, confirmant les informations d'afriqueeducation.com depuis l'année dernière, de sa décision de rester président de la République grâce à des manœuvres non démocratiques. Mercredi, 11 octobre, la Commission électorale dont la direction est très proche de lui, a annoncé la tenue de l'élection présidentielle, au début de l'année 2019, laissant l'opposition, la société civile, l'épiscopat et la communauté internationale, pratiquement, sans voix.

Le dictateur a rencontré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le 19 septembre, à New York, en marge de la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies. Au regard de la grave situation de l'économie congolaise, elle aidera le Congo (c'est sa mission), mais ne pourra pas faire des miracles que lui demande son « ami » Sassou-Nguesso. Car elle-même doit rendre des comptes à sa hiérarchie. Pour que le programme de redressement (à venir) ait une chance de réussir, l'opposition demande à être associée, d'une manière ou d'une autre, dans le processus de son aboutissement. D'autre part, le FMI va conclure un programme avec le Congo. Mais de quel Congo s'agit-il ? Car il y a le Congo de Sassou-Nguesso qui a ruiné le pays et l'autre Congo constitué par l'opposition qui représente la grande majorité de la population. Sans dialogue et consensus entre ces deux Congo, ce sera un coup d'épée dans l'eau. C'est à ce niveau où Christine Lagarde est priée de ne pas faire du Strauss-Kahn, si elle ne veut pas que son nom soit traîné dans la boue par les opposants congolais demain et après-demain.

Il n'y a pas si longtemps, Sassou-Nguesso niait toute crise dans le département du Pool. Quand on lui faisait le reproche de s'occuper des lointaines crises en Libye et en Centrafrique alors que son propre pays était en train de brûler avec des réfugiés qui se comptaient en plusieurs dizaines de milliers, il bottait, simplement, en touche. Eh bien, ce même Sassou est en train d'encourager la tenue d'un dialogue (express) avec ceux qu'il qualifiait hier de simples « bandits ». Pourquoi ce virage à 180° ?

Denis Sassou-Nguesso ne contrôle plus ses nerfs (d'Homme d'Etat). Depuis qu'il a lu l'article de www.afriqueeducation.com (du mercredi, 30 août, à 12h34) sur les initiatives de la diaspora congolaise à Paris et à Washington afin de sensibiliser le FMI dans sa négociation avec le pouvoir, il se sent très mal. Voilà pourquoi il a décidé d'embastiller les responsables de l'opposition, depuis ce matin, afin qu'ils n'aient aucun contact avec les membres de la délégation du FMI qui sont arrivés, à Brazzaville, dimanche, 3 septembre, soir, en provenance de Washington, afin de négocier un programme de redressement avec le pouvoir.

Le dictateur a reconduit Clément Mouamba comme nous l'avions annoncé, juste après sa démission. Pour le bien du Congo, il n'a pas changé son nom juste pour déjuger son groupe de presse préféré (Afrique Education) dont il ne rate aucune lecture sur le Congo. Clément Mouamba a formé un gouvernement de 35 membres, mardi, 22 août. Dans la douleur car il y a de nombreux partants qui voulaient rester. Sassou, lui, a l'esprit ailleurs : son fils, Denis Christel, est aux prises, en région parisienne, avec les juges du Parquet financier.

Le dictateur a porté, samedi, 19 août, à la tête de la très monocolore Assemblée nationale, un fidèle parmi les fidèles, Isidore Mvouba. Elu du département du Pool où il conteste la popularité aux deux rejetons de Bernard Kolelas, celui qu'on appelle « Le Chinois » fait partie des dirigeants qui aident à la consolidation de la dictature de Sassou-Nguesso, depuis des lustres, sans toutefois, être très controversé comme peuvent l'être les membres du clan présidentiel. A l'heure de la négociation d'un programme avec le Fonds monétaire international, Isidore Mvouba sera sollicité chaque fois (et cela risque d'être trop souvent le cas) qu'il faudra aller au front pour éteindre les incendies. Il sera, avant tout, un homme de missions.

Alors que le taux d'endettement du pays par rapport au PIB (richesse nationale) doit être de 70%, au maximum, dans les pays membres de la CEMAC, celui du Congo-Brazzaville annoncé par les autorités de Brazzaville, s'élevait à 77%, au moment du Sommet du 23 décembre 2016, à Yaoundé, entre les chefs d'Etat des pays membres de la BEAC, le ministre français de l'Economie de l'époque, Michel Sapin, et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Mais, ce qu'on ignorait, en ce moment, c'est que ce chiffre de 77% était faux. En effet, en pleine négociation pour l'octroi de nouveaux financements internationaux, le FMI découvre que le Congo-Brazzaville n'est pas endetté de (seulement) 77% de son PIB, mais, de 120%, ce qui le met, résolument, en situation de faillite.

Le président, Denis Sassou-Nguesso, a-t-il encore besoin de bomber le torse ? Si oui, contre qui ? Aucun Congolais n'est (réellement) fait à sa pointure. Telle le vent du désert, sa furie a tout balayé sur son passage. Ceux des opposants qui ont essayé de le contrarier, ont, sans ménagement, été jetés en prison. Devant le silence et l'indifférence des Congolais, ils peuvent y moisir à moins de bénéficier de la magnanimité du dictateur. Après le vote d'une nouvelle constitution, en octobre 2015, la victoire plus que contestée à l'élection présidentielle de mars 2016, voilà le « raz-de-marée » aux législatives de juillet 2017. C'est du grand art qui mérite d'être enseigné dans les universités : comment être dirigeant impopulaire et tenir tête à tout le monde. Une sacrée performance digne du leader nord-coréen Kim Jung-un qui n'est pas à la portée du premier venu.

Le dictateur parvient toujours à ses fins. Après avoir modifié la constitution en octobre 2015, comme il le souhaitait, il a obtenu son élection, lors de la présidentielle de mars 2016, dès le premier tour, en proclamant les résultats à 2 heures du matin, après avoir pris le soin de mettre 5.000 militaires dans Brazzaville, dans tous les coins de rue. Le 16 juillet 2017, le hold up de la présidentielle a été consacré par une victoire à la soviétique qui s'annonce aux législatives. Il a tout, Sassou-Nguesso, sauf, la paix intérieure, sauf la paix tout court car le Pool brûle !
Mais, il faut dire la vérité à l'opposition congolaise : chaque pays a les dirigeants qu'il mérite. Les Congolais, contrairement, aux Burkinabé, attendent la libération de leur pays par (François Hollande hier) et par Emmanuel Macron aujourd'hui. D'autre part, c'est le pays où chaque opposant croit être le meilleur pour devenir président de la République. Cherchez la raison de la longévité de Sassou : elle est là. Ce dernier ne le sait que trop bien au point qu'il n'existe pas un seul dirigeant français digne de ce nom, qui ne fasse pas ami ami avec lui. Il a tout le monde dans sa main. Dès lors, que faire, que dire, sinon, de pester loin du Congo, comme cet opposant dont nous publions le texte.

Le camarade-président, Yoweri Museveni, n'est plus populaire. Agé de 72 ans dont 31 au pouvoir, l'ex-guérillero ne fait plus rêver, le pouvoir l'ayant, fortement, émoussé. Pourtant, son mandat actuel court jusqu'en 2021 et lui laisse la possibilité de se succéder à lui-même, ce que l'intéressé, du reste, compte faire, en modifiant la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de l'âge. Là, colère noire de trois militants de l'opposition qui ne veulent plus « se taper » le même président, après la fin de ce mandat. Pour montrer leur souhait de voir Museveni quitter le pouvoir, ils ont ni plus ni moins organisé ses funérailles, provoquant une véritable stupeur au palais présidentiel, à Kampala.

Le dictateur fait le dos rond depuis que le Qatar est cité comme Etat finançant directement le terrorisme international. Alors que plusieurs pays africains dont l'Egypte, la Mauritanie et les Comores ont rompu sans tarder leurs relations diplomatiques avec l'émirat gazier, mais aussi, le Gabon, le Tchad, le Sénégal et Djibouti, qui les ont suspendues, parfois, en rappelant leur ambassadeur pour consultations, Denis Sassou-Nguesso, lui, est resté de marbre. Son indifférence rappelle son implication supposée dans le crash du DC10 d'UTA pour lequel certains Congolais le rendent responsable.