Sassou-Nguesso.

Tous les opposants ne sont pas timorés devant le dictateur 5 étoiles même s'il les met en prison au gré de ses humeurs et de sa stratégie de maintien au pouvoir. Le 20 juillet, Clément Mierassa, comme simple citoyen, a saisi la Cour constitutionnelle par une requête datée du 25 juin 2020, aux fins de recours en inconstitutionnalité de l'élection ayant reconduit lors du 5e Congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Denis Sassou-Nguesso, comme président du Comité central du PCT. En fait, Sassou est le vrai président dudit parti d'après les dispositions de l'article 37 des statuts de ce parti, ce qui est anticonstitutionnel.

C'est la question à un million d'euros : Denis Sassou-Nguesso a condamné Jean-Marie Michel Mokoko à 20 ans de prison. Mais pour Guillaume Soro, Denis Sassou-Nguesso est un grand sage et non un dictateur (5 étoiles).
Alassane Ouattara vient de condamner Guillaume Soro à 20 ans de prison, exactement, la même chose. Pourtant, Guillaume Soro traite Alassane Ouattara de dictateur. Et Sassou-Nguesso de grand sage. Cherchez l'erreur !

La situation en République démocratique du Congo (RDC) est au cœur des préoccupations. Ce grand pays partage les frontières avec dix autres de la sous-région. Il faut, donc, s'organiser de façon collective pour que les élections du 30 décembre prochain, se déroulent dans la paix et la sérénité. Cela dit, certains pays voisins sont plus exposés que d'autres. C'est le cas du Congo-Brazzaville dont la capitale fait face à celle de la RDCongo et séparée par le fleuve Congo. Autrement dit, un gros débordement, lors des élections, pourrait entraîner un déferlement des populations de Kinshasa sur la ville de Brazzaville. Une situation à ne pas souhaiter car avec ses douze millions d'habitants, Kinshasa est six fois plus peuplé que Brazzaville.
Le dictateur à qui on peut tout reprocher sauf de manquer de vision pour son pouvoir (personnel), convoque la rencontre du mercredi, 26 décembre, au lendemain de la fête de Noël, ce qui montre l'urgence de la situation. Objectif : prévenir l'irréparable.

"On va créer des couloirs humanitaires pour que ces jeunes gens sortent avec leurs armes", a déclaré le président, en recevant ce mardi, 3 octobre, une délégation de sages et de religieux du Pool.

Pardon à Ghys Fortuné Bemba. De l'avoir vraiment oublié alors que le caractère tranchant de ses écrits manque au paysage politique congolais. Cela fait huit mois qu'il est embastillé dans les geôles du dictateur, Sassou-Nguesso, (qui se dit « homme de paix » « homme de dialogue », « homme de tolérance ») alors qu'il est, en réalité, le plus grand bourreau de son peuple que l'Afrique n'ait jamais connu. Un tortionnaire primaire. Un buveur de sang humain. Un intolérant de bas étage. Un potentat d'un autre âge. Voilà comment on peut qualifier Denis Sassou-Nguesso, qui n'affectionne que ce qu'il domine totalement. On ne peut pas faire équipe avec lui s'il n'a pas droit de vie et de mort sur vous. Comme il n'avait aucune emprise sur notre confrère, Ghys Fortuné Bemba, il l'a envoyé paître en prison. Pour réfléchir à son sort. Honte à lui !

Le Congo-Brazzaville fête, ce mardi, 15 août, le 57e anniversaire de son indépendance, à Brazzaville. Un défilé sobre, sans excès, à l'image des caisses publiques de l'Etat. Pour la première fois, depuis de très très longues années, le défilé a eu lieu sans la présence d'au moins, un chef d'Etat étranger. Aux côtés du couple présidentiel, il n'y avait que le président du sénat, le président de l'Assemblée nationale et le premier ministre chef du gouvernement. C'est vraiment la preuve que le Congo-Brazzaville est en « faillite ».

Ami politique d'André Okombi Salissa, candidat à l'élection présidentielle de mars 2016, Jacques Banangazala aurait été ministre si Okombi avait été élu président de la République. Sassou-Nguesso qui s'est déclaré gagnant de cette élection avec seulement 8% des voix, avait très mal pris qu'Okombi se présente contre lui, après avoir été 15 ans sous ses ordres comme son ministre. Résultat, Okombi a été jeté en prison, mais aussi, les principaux responsables de son équipe de campagne dont Jacques Banangazala qui la dirigeait dans le département de la Cuvette-Ouest dont il est originaire. Emprisonné dans une cellule infestée de cafards et de rats, il ne manque que des serpents pour lui régler son compte, sauf, si sa pneumonie qu'il a chopée en cellule (avec un risque de contamination d'autres prisonniers) ne l'emporte avant. Informé de la situation, Sassou n'aurait rien voulu savoir. Les amis de Jacques Banangazala ont peur qu'il ne finisse comme un certain Marcel Ntsourou, ancien colonel de son état, tué par le dictateur, après qu'il lui eut rendu beaucoup de bons et de loyaux services, parfois, contre ses propres parents.