Sommet Israël-Afrique

Le mal prend-il le dessus sur le bien ? Après avoir, activement, fait la promotion du Sommet Afrique-Israël, qui devait se tenir, à Lomé, du 23 au 27 octobre prochain, les organisateurs se rendent à l'évidence : dans les conditions actuelles, le dit-Sommet ne réunirait pas toutes les conditions du succès escompté, aussi bien, du côté de Lomé que de Tel Aviv. Alors que les deux pays organisateurs ne se sont pas exprimés sur des raisons de fond de ce report, les supputations vont bon train. Qu'en est-il en réalité ?

Le professeur, Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, est à Washington où il participe à la conférence annuelle de l'AIPAC (The American Israel Public Committee), avec 16.000 autres participants venus de tout le pays, mais aussi, le vice-président américain, Mike Pence, et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

Le chef de l'Etat du Togo, Faure Gnassingbé, a décidé, avec les autorités israéliennes d'organiser, à Lomé, en octobre, le premier Sommet Israël-Afrique, pour relancer les relations entre les deux parties. Cet important Sommet dont la densité est, facilement, imaginable, mobilise à plein temps la diplomatie togolaise. C'est dans ce cadre que le professeur, Robert Dussey, vient d'effectuer une visite en Zambie, qui lui a permis de rencontrer le chef de l'Etat de ce pays, Edgar Lungu. Ce dernier a profité de l'occasion pour confirmer sa participation à cette grand-messe qui s'annonce grandiose.

Le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, revient d'Israël où il a, longuement, rencontré le premier ministre chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Leurs discussions, du reste, très fructueuses, ont donné lieu à la tenue, du 16 au 20 octobre 2017, du tout premier Sommet Afrique-Israël, à Lomé, au Togo. On se souvient qu'en août dernier, le chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, avait, lui-même, séjourné au Togo, pendant quatre jours. Une visite officielle au cours de laquelle plusieurs conventions furent signées. L'organisation prochaine de ce Sommet en terre africaine (togolaise) est la matérialisation de la volonté d'ancrage de l'Etat hébreu sur le continent noir.