Togo

Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, le professeur, Robert Dussey, a effectué, le lundi, 19 octobre 2020, une visite de travail à Bamako au Mali, porteur pour le compte du président de la transition, Bah N'Daw, un message du président, Faure Essozimna Gnassingbé.
  

Nommée première ministre lundi, 28 septembre, Victoire Sidémého Tomegah-Dogbe va apporter sa touche féminine à l'équipe gouvernementale qui ne connaît pas de grands bouleversements. Sur les 30 portefeuilles mis en jeu, près de la moitié a conservé ou changé de poste. Les poids lourds sont tous restés et poursuivront une action qui avait permis au président, Faure Gnassingbé, de gagner haut la main, l'élection de fin février par un Coup KO. Parmi ces poids lourds, on compte le ministre de l'Economie et des Finances, Sani Yaya, responsable de la bonne tenue des agrégats de la comptabilité nationale, ce qui fait des envieux au niveau de la sous-région où le Togo est le seul pays de l'UEMOA à avoir rempli les critères de convergence en vue de la création de la future monnaie unique. Alors qu'on pensait qu'une telle performance ne pouvait être réalisée que par la Côte d'Ivoire, elle a, contre toute attente, été reléguée au second plan, voire, au troisième même. Deuxième ministre qui compte et qui a été reconduit : Gilbert Bawara est l'homme du dialogue social (et même politique) de Faure Gnassingbé. C'est lui que ce dernier envoie souvent pour éteindre le feu et grâce à qui le climat social reste apaisé. Il y a aussi le général, Yark Damehane, dont le rôle est de rendre le pays sûr et sécurisé par ces temps de djihadisme ambiant où les réseaux dormants ont la capacité de se faire oublier avant de frapper dur. Le Togo, dans ce domaine, grâce à sa politique de prévention et d'anticipation, arrive à déjouer les pièges qui lui sont tendus. Si rien ne lui arrive, ce n'est pas parce que le risque n'existe pas. C'est parce que le général Yark et ses hommes savent travailler en amont. Ils savent protéger le Togo.
Autre poids lourd sur qui la première ministre pourra valablement compter dans son équipe, le distingué professeur, Robert Dussey. Il a mené la diplomatie togolaise à un niveau insoupçonné. Même feu Edem Kodjo que le Togo venait d'enterrer lui savait gré d'avoir propulsé le pays à un niveau diplomatique enviable et envié. Personne d'autre que le président ne sait si, en lui demandant de mettre l'accent sur la diplomatie économique, il imaginait le succès que drainerait cette politique pour l'image du Togo. Car parti de nulle part, le Togo est devenu la principale place forte diplomatique de toute l'Afrique de l'Ouest, éclipsant les géants sénégalais et ivoirien (Afrique francophone), nigérian et ghanéen (Afrique anglophone). On peut penser que s'il n'était pas philosophe de formation, il n'aurait pas eu la bonne approche pour donner satisfaction à son président qui n'est que très ravi des succès qu'engrange le Togo à l'international et qui rappellent une époque où le Togo (le Gabon en Afrique centrale) était la plaque tournante pour la résolution des conflits de la sous-région d'Afrique de l'Ouest.

Faure Gnassingbé s'est rendu, il y a quelques jours à Libreville, pour rencontrer son frère, Ali Bongo Ondimba. Les contacts entre ces deux chefs d'Etat sont réguliers. Ils se téléphonent quasi-quotidiennement. S'il n'a échappé à personne que le président du Gabon avait fait appel à une femme économiste à la primature en août dernier, la compétence féminine est, aussi, au centre de la formation du nouveau futur gouvernement togolais. Depuis ce lundi, 28 septembre, en effet, Victoire Sidémého Tomegah-Dogbe va remplacer Komi Selom Klassou au poste de premier ministre.

Après avoir joué les prolongations de cinq mois à cause du coronavirus, le premier ministre, Komi Selom Klassou, a, finalement, tiré sa révérence en présentant, ce vendredi, 25 septembre, sa démission au chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, qui l'a acceptée.

Jeudi, 20 août, le Togo a organisé les funérailles dignes de ce nom pour saluer le départ vers l'au-delà d'Edem Kodjo. Digne fils comme le Togo en connaît très peu, cet ancien diplômé de l'ENA de Paris fut tour à tour secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA, ancêtre de l'actuelle Union africaine) et deux fois premier ministre du Togo. Coordonnée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, cette cérémonie d'hommage en son honneur, avait rassemblé tout ce que Lomé compte de beau monde : le premier ministre chef du gouvernement, la présidente de l'Assemblée nationale, les anciens premiers ministres du Togo, de la République démocratique du Congo et les anciens présidents de l'Assemblée nationale du Togo, les grands dignitaires de l'épiscopat du Togo, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, dépêché pour la circonstance par le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, au nom de l'amitié et de la fraternité qui le liaient au défunt, le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en Afrique de l'Ouest et du Sahel, les ministres, l'ensemble du corps diplomatique, ainsi que, les membres de l'état-major des forces de défense et de sécurité.

Ils commencent à beaucoup mourir, de leur belle mort, au Togo. Beaucoup de responsables de premier plan, qui firent, à leur niveau, l'histoire du Togo, tirent leur révérence. Après avoir enregistré la mort coup sur coup de deux anciens premiers ministres, Yao Agboyibo et Edem Kodjo, ces quatre derniers mois, c'est au tour du ministre, Kpabré Silly Batienne, de quitter la scène, après un décès survenu de suite d'une longue maladie.

A l'invitation du professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, Mevlut Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie, a effectué une visite de travail, à Lomé, le 20 juillet 2020. La première du genre d’un ministre turc en République togolaise au cours de laquelle il a été reçu en audience par le président, Faure Gnassingbé.

Que se passe-t-il au Togo pour que les uns après les autres, les dignitaires décèdent, parfois, sans aucune logique. Si l'opposition a été frappée, ces deux derniers mois, avec la mort de deux anciens premiers ministres, Edem Kodjo, en avril, et depuis, samedi, 30 mai, Yao Agboyibo, le parti au pouvoir, lui aussi, a perdu quelques éléments de valeur dont les plus illustres sont les doyens Ayité Gachin Mivedor (2012) et Voulé Koffi Agbényiga Frititi (2015), mais aussi, l'excellent confrère et ancien président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, Pitang Tchalla (2017). Le pays se vide, donc, petit à petit de ses dignes fils au moment où il aborde un tournant important avec la mise en œuvre du PND (Plan national de développement) qui requiert l'expérience et le savoir-faire des aînés.

Mieux vaut tard que jamais. Emmanuel Macron n'est pas Donald Trump dont l'ambassadeur, au Togo, avait cherché à déstabiliser la CENI (Commission électorale nationale indépendante), en organisant ni vu ni connu l'introduction d'informaticiens américains du NDI (National Democratic Institute) et de leur matériel informatique, qui devaient servir à donner des contre-résultats de la présidentielle, avec comme finalité, de montrer que le candidat, Faure Gnassingbé, a fraudé. La manœuvre ayant été neutralisée, in extremis, par les Services togolais, à la grande colère de l'ambassadeur des Etats-Unis au Togo, Donald Trump et son secrétaire d'Etat ne s'empresseront certainement pas d'envoyer un message de félicitation au président réélu. Tel n'est pas le cas du jeune président français qui l'a fait, le 25 mars.

Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur, Robert Dussey, a effectué, le 11 mars 2020, une visite à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne. La coopération entre les deux parties était au menu des discussions.

Le numéro 486 du magazine Afrique Education, qui est chez les marchands de journaux depuis samedi, 7 mars, propose un dossier complet sur le déroulement de l'élection présidentielle du 22 février, au Togo. La victoire du président-sortant, Faure Gnassingbé, dès le premier tour (« Coup KO » selon une appellation non contrôlée de ses partisans et militants du parti UNIR) est autopsiée dans ce numéro où on explique, en détails, comment une telle victoire a été rendue possible alors qu'en face, le vainqueur affrontait six candidats dont deux poids lourds : Jean-Pierre Fabre de l'ANC et Agbéyomé Messan Kodjo du MPDD.

Bien que le Togo soit calme, surtout, la ville de Lomé, où les Togolais et les Togolaises vaquent à leurs occupations, comme si de rien n'était, depuis la proclamation des résultats de la présidentielle, le dimanche, 23 février, qui désignent le président-sortant, Faure Gnassingbé, vainqueur dès le premier tour, le candidat sorti deuxième, selon la CENI, Agbéyomé Kodjo, qui, de son côté, revendique la victoire, grâce à ses propres calculs effectués par son dispositif de campagne, a appelé, mardi, soir, au calme, en attendant les négociations qu'il aurait entamées auprès des instances extérieures en vue de la prise du pouvoir d'Etat au Togo. Agbéyomé Kodjo, dans sa déclaration, dit ne pas souhaiter que le sang des Togolais coule, ni qu'il y ait destruction des biens au moment où son pouvoir, dès son installation, voudrait attirer l'investissement étranger. Nous vous proposons l'entière et très surprenante déclaration du candidat sorti deuxième à l'élection présidentielle du 22 février. Il appelle au calme dans un pays qui est totalement calme.

Cheffe des observateurs de la CENSAD, la Mauritanienne, Diye Ba, dit ce qu'elle a vu, avec sa vingtaine de collègues. Pour elle, le Togo a atteint un niveau d'organisation des élections, qu'on ne voit pas toujours ailleurs sur le continent. Cela dit, il y a des choses à améliorer.

La vie a repris son cours normal, à Lomé, après la proclamation des résultats, la nuit de la veille, par le président de la CENI, Tchambakou Ayassor, qui donnaient vainqueur, Faure Gnassingbé, avec une très large avance sur le second, Agbéyomé Kodjo. Ce dernier (on s'y attendait un peu) a, vigoureusement, protesté, allant même jusqu'à inviter les Togolais « à refuser qu'on vole leur victoire ». Pourtant, la ville de Lomé, depuis ce lundi, 24 février, a repris son train-train quotidien où on voit chacun et chacune vaquer à ses occupations. La parenthèse de l'élection présidentielle s'est refermée hier avec le verdict provisoire de la CENI que ne renversera pas la Cour constitutionnelle.

Tchambakou Ayassor, le président de la CENI, pendant la nuit électorale du 22 au 23 février, avait annoncé la publication des résultats provisoires pour le lundi, 24 février, à 20 h 00 GMT (heure du Togo), au plus tard. Mais, dès, dimanche, 23 février, matin, la CENI disposait, déjà, de plusieurs tendances lourdes, qui donnaient Faure Gnassingbé vainqueur dans 4 régions sur les 5 que compte le pays. La Région maritime, qui abrite Lomé, est la seule où il a été devancé par Agbéyomé Messan Kodjo. Sinon, dans le reste du territoire, y compris au sein de la diaspora où le président-sortant aurait réalisé un 100% en France, l'assise nationale de son parti, UNIR, lui a permis de gagner l'élection haut la main.

Sur l'ensemble du territoire, le vote a pris fin à 16h00 GMT (Heure du Togo). Nous avons assisté à la fermeture du Bureau N° 3 de l'Ecole primaire évangélique Dangbuipe, à Bè-Lagune (Lomé), en plein fief de l'opposition pure et dure. Au départ fief de l'UFC de Gilchrist Olympio, cette zone avait basculé en faveur de l'ANC de Jean-Pierre Fabre, après le rapprochement politique entre l'UFC et l'UNIR de Faure Gnassingbé. En attendant la confirmation de la CENI, seule habilitée à énoncer des résultats, la donne, serait-elle en train de changer, avec le basculement de ce fief en faveur de la Coalition des forces démocratiques d'Agbéyomé Messan Kodjo ? Ce dernier aurait fait de bons scores à Bè plus que Fabre, le patron politique des lieux. En effet, il a profité du fait que les militants de Jean-Pierre Fabre ne disposent pas de cartes d'électeurs, leur leader les ayant appelés à ne pas aller s'inscrire sur les listes, avant de se raviser plus tard. Malheureusement, son changement de position n'a pas fait modifier la donne en sa faveur et c'est Agbéyomé qui en profite aujourd'hui. Cela dit, UNIR a beaucoup progressé dans Grand-Lomé au point où son candidat n'a pas trouvé utile d'y consacrer ses forces. Pour preuve, il a laissé la bataille de cette ville à ses lieutenants car Lomé n'est plus la citadelle imprenable comme avant. Alors qu'en 2015, il avait tenu son dernier meeting à Agoè-Nyivé (banlieue de Lomé), cette fois, il a préféré mobiliser à Kara, où il a réuni 40.000 personnes jeudi après-midi lors du meeting de clôture.

Le jour tant attendu est enfin arrivé. Ce samedi, 22 février, jour de l'élection présidentielle sur l'ensemble du territoire togolais, ainsi que, dans quelques représentations diplomatiques (France, Etats-Unis, RDCongo, Gabon, Maroc, Nigeria), les sept candidats se croisent le fer. Il s'agit de Faure Gnassingbé, 54 ans, parti UNIR (Union pour la République), Aimé Gogué, 73 ans, ADDI (Alliance démocratique pour le développement intégral), Komi Wolou, 56 ans, PSR (Pacte social pour le renouveau), Agbéyomé Messan Kodjo, 66 ans, Coalition des forces démocratiques, Jean-Pierre Fabre, 67 ans, ANC (Alliance nationale pour le changement), Mohamed Tchassona, 60 ans, MCD (Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement) et Georges-William Kouessan, 53 ans (le plus jeune des candidats), Parti Santé du peuple.
Certains d'entre eux sont des candidats de témoignage.

Editorialiste et président du Club de l'information africaine, le journaliste camerounais, Louis Magloire Keumayou, et le patron du groupe togolais de presse, Focus Infos, Jean-Paul Agboh Ahouélété, passent au crible, dans un ouvrage de 192 pages, les hauts et les bas de la démocratie togolaise, mise sur les rails depuis une bonne trentaine d'années.

En matière électorale, il n'y a pas de fumée sans feu. La CENI (Commission électorale nationale indépendante), a invalidé la CNSC (Concertation nationale de la société civile). Mais, a-t-elle eu tort de le faire ? La CENI a édité, en novembre 2019, une petite brochure de 51 pages intitulée, « Guide et code de bonne conduite de l'observateur » (Election présidentielle de 2020). Celle-ci a été largement distribuée, notamment, aux 600 observateurs nationaux appartenant à la soixantaine d'ONG, membres de la CNSC. Ces observateurs ont, semble-t-il, bénéficié d'une formation sur l'observation des élections, dispensée par une ONG américaine. Mais, ont-ils respecté les principes édictés par la brochure de la CENI ? On pense que NON !

Fils de militaire, le président-candidat, Faure Gnassingbé, s'il n'est pas lui-même militaire, est, totalement, imprégné du fait militaire. C'est donc à juste titre qu'il a su, jusqu'à présent, préserver le Togo, des différentes ingérences djihadistes, qui sont en passe de déstabiliser plusieurs pays voisins du Togo. C'est dire que le Togo est sous une pression forte et permanente qui nécessite que les services de renseignement et les forces de défense et de sécurité, ne baissent jamais la garde, pour que le ver ne pénètre pas dans le fruit. Pour préserver le Togo de cette menace des temps modernes, Faure Gnassingbé, éduqué à la bonne école, celle de son défunt-père, prend des mesures qu'il faut. Que les Togolais ne se posent donc pas la question de savoir pourquoi, partout ailleurs chez les voisins, les terroristes font parler d'eux, et pas chez eux au Togo. La réponse est qu'un travail sérieux et de fond, est fait, quotidiennement, sur le terrain, loin des oreilles indiscrètes et des yeux malveillants. Et c'est le résultat final (qui est excellent) qui compte. Faure Gnassingbé demande à ses compatriotes de lui donner la possibilité de pouvoir poursuivre cette mission, pour que cette menace, du reste, sous-régionale, soit, totalement, enrayée. En effet, des mesures sont prises et le Togo, pour ne parler que de lui, fait partie des têtes de pont des pays africains, qui prennent des initiatives salvatrices dans ce domaine.