Troubles

Du 9 au 12 septembre, le président, Alassane Ouattara, a effectué une tournée républicaine dans la région du Moronou, qui compte trois départements. Il a multiplié des promesses dans le domaine de l'électrification, des forages d'eau, du bitumage des routes pour permettre l'écoulement des produits vivriers et de rente, des activités des femmes génératrices de revenus et de l'emploi des jeunes. Pendant quatre jours, la région a vibré au diapason de Ouattara et de son épouse. Omniprésente, comme à chaque occasion, cette dernière s'est chargée de la distribution des enveloppes. Cela dit, partout où il est passé, « le menteur d'Abidjan » comme on l'appelle, déjà, de plus en plus, a fait campagne pour sa réélection à ce 3e mandat qu'il sollicite et dont la majorité des Ivoiriens ne veut pas.

La situation socio-politique en Côte d'Ivoire commence à devenir, insoutenable, intenable. Pourtant, on n'est qu'au début du commencement de la crise. Bientôt, celle-ci va bloquer tout le pays et personne ne pourra plus travailler. Seule décision attendue de Ouattara, le retrait de sa candidature. Il est temps que ses amis et soutiens le lui disent. S'il maintient son investiture le 22 août, cela voudra dire qu'il n'a strictement rien compris à la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire, pays qu'il dit avoir présidé pendant 10 ans en tant qu'ex-Burkinabé.

Hama Amadou, l'adversaire (virtuel) de Mahamadou Issoufou au deuxième tour de la présidentielle, est arrivé, en France, presque inconscient. Il a, immédiatement, été pris en charge, à l'hôpital américain de Neuilly. Hama a été traumatisé par la dictature de celui qui veut absolument se succéder à lui-même. L'opposition a déjà averti : la victoire d'Issoufou ne sera pas reconnue. Le Niger va-t-il éviter les troubles ?